L'éditeur russe poursuit ses révélations au sujet de Flame. Pour Kaspersky Lab, il existe une connexion entre la cyberarme Flame et le ver Stuxnet qui a ciblé les ordinateurs d'une usine d'enrichissement de l'uranium en Iran.

Une tel lien amène à se poser des questions sur l'implication des États-Unis et d'Israël. D'après The New York Times, Stuxnet a en effet été conçu et utilisé par l'agence de sécurité nationale des USA et des experts israéliens en informatique, sous la houlette de l'administration Bush puis Obama.

D'après Kaspersky Lab, une partie du code de Flame est pratiquement identique à du code trouvé dans une version de Stuxnet de 2009. En l'occurrence, un module servant à une propagation de l'infection via des clés USB et qui a par la suite été retiré de Stuxnet.

Virus FlammeCela signifie que lors de la création du ver Stuxnet début 2009, la plateforme Flame existait déjà et que, dès 2009, le code source d'au moins un module de Flame a été utilisé dans Stuxnet.

Pour Alexander Gostev, expert en sécurité de Kaspersky Lab, les deux projets ont été menés indépendamment l'un de l'autre. Néanmoins, " les équipes ont partagé le code source d'au moins un module durant les premières phases de développement. Cela prouve que les deux groupes ont coopéré au minimum une fois. Voilà qui démontre un lien très probable entre les cyberarmes Stuxnet et Flame ".

Stuxnet est présenté comme une cyberarme pour mener des opérations de sabotage, tandis que Flame est un outil de cyberespionnage.