Apple a peut-être revendiqué sa présence à la pointe de l'ère Post-PC hier lors de la présentation de son nouvel iPad, il n'en reste pas moins que le marché des ordinateurs a encore de la ressource, malgré les incertitudes économiques pesant sur les budgets et l'attirance pour de nouvelles catégories de produits capables de leur voler certains usages.

Le cabinet d'études Gartner évalue à 4,4% la croissance des ventes de PC en 2012, ce qui devrait permettre d'atteindre un volume de 368 millions d'unités écoulées. Gartner ne prend pas en compte dans ce volume les ventes de tablettes tactiles ( alors que d'autres, comme Canalys, le font, modifiant la perception de ce marché ).

Cette croissance modeste cette année devrait s'accélérer l'an prochain, permettant au secteur de se rapprocher des 400 millions de PC écoulés en 2013. Mais avant cela, 2012 est considérée comme une année de transition, entre le difficile décollage des ultrabooks et l'arrivée de Windows 8.

Les analystes considèrent que, déjà en 2011, une partie des usages dévolus au PC ont basculé vers de nouveaux produits, réduisant l'attrait de l'ordinateur au profit des smartphones et des tablettes, se traduisant par une forte chute des ventes sur les marchés établis.


Temps de transition
Les ultrabooks ont toujours une carte à jouer, sans doute plutôt vers le second semestre 2012, mais la concurrence des tablettes sous Android et bientôt Windows 8, sans compter le nouvel iPad, sera plus forte que jamais.

L'essor des services cloud peut également devenir un problème pour les ventes d'ordinateurs, en transposant là encore des usages réservés aux PC vers les nouvelles catégories de produits. Ceci est particulièrement vrai pour les marchés établis, qui deviennent des marchés de renouvellement des matériels.

Les marchés émergents vont ainsi devenir le principal moteur de croissance des ventes de PC en 2012, dépassant en volume les marchés établis. Le taux de pénétration y est suffisamment faible pour que les ventes d'ordinateurs se maintiennent, malgré l'attrait des produits mobiles.

A moins que des initiatives comme Ubuntu for Android, la virtualisation mobile ou les docks clavier pour tablettes, qui les transforment en quasi-PC ( surtout avec les nouvelles générations de processeurs mobiles dual core et quadcore ), ne modifient en profondeur l'approche des utilisateurs vis à vis de l'idée même d'ordinateur.