Iliad logoLes discussions entre Iliad et les groupes Hutchison et Vimpelcom, qui préparent la fusion des opérateurs H3G et Wind en Italie, ont finalement abouti à un accord en bonne et due forme qui va lui permettre de récupérer des actifs lui donnant la capacité de devenir sous peu le quatrième opérateur mobile italien.

Si la Commission européenne ne bloque pas le rapprochement prévu (elle doit se prononcer d'ici le mois de septembre), le groupe Iliad pourra récupérer plusieurs lots de fréquences 3G et 4G représentant une bande passante de 2 x 35 MHz et pour un montant de 450 millions d'euros (2 x 5 MHz en 900 MHz, 2 x 10 MHz en 1800 MHz, 2 x 10 MHz en 2100 MHz et 2 x 10 MHz en 2600 MHz).

Le groupe de Xavier Niel pourra également acquérir plusieurs milliers de sites en zones denses pour y placer ses antennes, avec la possibilité d'une mutualisation des infrastructures en zones rurales avec H3G/Wind ou à défaut la récupération de plusieurs milliers de sites.

Enfin, l'accord prévoit "un accord d'itinérance 2G, 3G et 4G sur le réseau fusionné pour une période de 5 ans renouvelables à l'initiative d'Iliad une fois pour la même durée". Dans son communiqué, Iliad indique que "s'il est approuvé par la Commission européenne, cet accord est une opportunité unique pour le Groupe Iliad d'entrer sur le marché italien des télécommunications, qui accélère sa transition digitale".

Et, soulignant sa différence de stratégie par rapport à un acteur comme SFR, le groupe Iliad prend soin de préciser qu'il envisage des investissements sur 5 à 7 ans qui seront "totalement financés par les importantes liquidités du Groupe (trésorerie et lignes disponibles), ne remettant pas en cause le positionnement du Groupe comme un des opérateurs les moins endettés d'Europe".

Pour éviter les conflits d'intérêt, Xavier Niel, en tant qu'actionnaire majoritaire d'Iliad, a déjà annoncé qu'il va céder ses options dans l'opérateur Telecom Italia et qu'il ne détient "aucune participation en droit de vote ou en capital" au sein de l'opérateur.

Il avait investi dans Telecom Italia à peu près au même moment que le groupe Vivendi, mais à titre personnel, sans impliquer Iliad.