Le nom de Juniper Networks a bien vite circulé pour un souci de cohabitation entre plusieurs versions de JunOS. Il s'agit d'un système d'exploitation réseau pour le routage, la commutation et la sécurité.
L'équipementier réseau a confirmé un problème avec le protocole de routage BGP ( Border Gateway Protocol ) en réservant néanmoins de plus amples explications à ses clients. Une explication publique est en cours d'élaboration.
The Register a repéré sur Pastebin la fuite d'un ancien bulletin attribué à Juniper Networks susceptible de donner quelques éléments d'information. Il y est évoqué un bug qui affectait les routeurs de la série MX et la possibilité d'un plantage au niveau des MPCs installés ( Modular Port Concentrators ) lors de la réception d'une mise à jour BGP.
À l'AFP ( via Stratégies.fr ), un porte-parole de l'équipementier a expliqué que la panne n'a duré que 6 minutes chez Juniper Networks. Mais avec l'effet boule de neige auprès d'une dizaine de clients en particulier, ses effets ont été ressentis plus longtemps. En France, le problème a eu un impact lundi dans l'après-midi, pendant près d'une heure.
MàJ : ci-dessous, la réaction de l'opérateur IP Neo Telecoms suite aux perturbations de lundi :
" Comme d'autres opérateurs internationaux, Neo Telecoms été impacté hier par le bug affectant une version particulière de JunoS, le système d'exploitation de ses routeurs de marque Juniper. Le bug a provoqué le redémarrage de certaines cartes, occasionnant des coupures de trafic inférieures à cinq minutes. Ces incidents, qui ont également affecté le trafic IP d'autres opérateurs internationaux, en particulier aux États-Unis, n’ont pas engendré de panne majeure en France, et n’ont généré que quelques perturbations mineures chez certains clients de l'opérateur.
L'équipe technique de Neo Telecoms a travaillé la nuit dernière pour mettre à jour le système d'exploitation des 7 routeurs MX80 impactés, qui sont donc depuis 2 heures ce matin stabilisés et ne peuvent plus être affectés par ce bug. Ces routeurs desservent quatre sites dans l'Est de la France et trois à Paris. Aucun routeur du cœur de réseau n'a été touché. "