logo iSuppliLe modèle de développement choisi par Google pour sa plate-forme mobile Android lui apporte un allié de poids par rapport à iOS d' Apple : le temps. Là où l'OS mobile d'Apple  ne peut compter que sur lui-même et doit frapper vite et fort pour maintenir en permanence une avance face à une concurrence de plus plus réactive passé le choc initial de 2007-2008, Android peut prendre le temps de se déployer auprès de multiples partenaires, voire suivre des chemins de traverse sur d'autres types de produits mobiles.

iPhone 4 01 Les déclarations des architectes du système Android ces derniers mois sont sans équivoque : tôt ou tard, Android finira par surpasser son grand rival iOS par le simple effet du volume généré par le nombre de smartphones Android sur le marché et de fabricants ayant décidé de se tourner vers cet OS attractif par sa flexibilité.

Déjà, le rythme des ventes serait de l'ordre de 200 000 terminaux par jour pour Android. Selon le cabinet d'études iSuppli, la bascule entre iOS et Android interviendra d'ici 2012, période durant laquelle la part de marché d'Android va dépasser celle d' iOS.


Deux modèles économiques qui s'affrontent

Samsung Galaxy S La plate-forme de Google devrait ainsi se retrouver dans 75 millions de smartphones tandis que les terminaux iOS représenteront un volume de 62 millions d'unités écoulées en 2012.  La part de marché d'Android sera alors de 19,4% ( contre 2,7% en 2009 ) tandis que celle d' iOS se maintiendra à 15,9%, contre 13,8% en 2009. Et la multiplication des ventes de smartphones creusera l'écart les années suivantes.

Cela n'empêchera pas l' iPhone de rester une référence à laquelle se mesurer pour les autres fabricants mais son modèle économique même limite les capacités de production en terminaux, malgré leur succès.

Et posséder le plus vaste parc de terminaux ne fait pas tout. Il faut voir aussi le niveau des revenus qui peuvent en être tirés. Sur ce point là aussi, Apple et Google sont en lutte pour les applications et la publicité mobile, qui devrait devenir le prochain nerf de la guerre économique qui se joue entre les deux groupes.