La Commission européenne vient de se rappeler au bon souvenir de Microsoft. Elle suspecte la firme de Redmond de ne pas avoir respecté ses engagements pour la fenêtre multichoix de Windows permettant à l'utilisateur de choisir son navigateur Web par défaut.

Plus que des suspicions puisque Microsoft a reconnu les faits et a présenté ses excuses pour ce qui est présenté comme une erreur technique avec Windows 7 Service Pack 1 ( voir notre actualité ). Reste désormais à savoir si Microsoft écopera de sanctions financières.

Dans le cadre de l'enquête de la Commission européenne, Reuters rapporte que Microsoft est déjà dans le collimateur pour le système d'exploitation Windows 8 et toujours un possible problème lié aux navigateurs.

win8-ie10-release-previewPlus précisément, il s'agit de Windows RT, la déclinaison de Windows 8 pour les appareils à architecture ARM. Plusieurs éditeurs accusent Microsoft de ne pas fournir les API complètes pour les navigateurs tiers.

Au mois de mai dernier, Mozilla avait critiqué le choix de Microsoft pour Windows RT. Des inquiétudes partagées par Google.

Seul Internet Explorer 10 a un accès complet aux interfaces de programmation pour exploiter pleinement les fonctionnalités du système d'exploitation tant avec le bureau classique qu'avec l'environnement Metro. Les autres navigateurs doivent se contenter des interfaces relatives à Metro ( WinRT et pas Win32 ).

Un problème qui finalement déborde le seul cadre des navigateurs avec une exclusivité réservée à Microsoft. C'est par exemple aussi le cas avec Office dont les applications seront intégrées par défaut dans Windows RT pour une utilisation sur le bureau classique.

Pour Mozilla, les navigateurs tiers avec des fonctionnalités avancées sont exclus de la plateforme Windows RT. Un véritable souci pour l'éditeur de Firefox dans la mesure où si les puces ARM sont d'abord utilisées dans les tablettes et smartphones d'aujourd'hui, " à l'avenir ARM sera également important sur la plateforme matérielle PC ".

Microsoft a déjà fait savoir que ses restrictions entrent dans le cadre d'une garantie de bonnes performances, de sécurité et de meilleure autonomie possible pour des appareils comme des tablettes avec des puces ARM.

Si l'on en croit les statistiques de StatCounter, en Europe, Internet Explorer n'est plus le navigateur dominant sur le desktop. Il est devancé par Firefox et Google Chrome qui sont à égalité.