Notamment sur Twitter, les allusions et métaphores pour rendre compte avant 20h des résultats du premier tour de l'élection présidentielle de 2012 n'ont pas manqué. Des métaphores parfois tellement poussées qu'il devenait impossible d'y comprendre quelque chose... Les tweets sur des talonnettes, les Pays-Bas ou la Hongrie étaient par contre plus explicites.

Reste que le silence imposé a bien été rompu et notamment par des médias belges et suisses. La Commission des sondages avait prévenu que tels média étrangers étaient susceptibles de poursuites en cas d'infraction dans la mesure où leurs sites Web sont consultables depuis la France. Les hostilités ont bel et bien été déclenchées.

Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris. Elle vise deux médias belges, un média suisse, un site basé en Nouvelle-Zélande et un journaliste belge pour l'envoi d'estimations via Twitter. Elle vise également l'AFP qui a été le seul média français à passer outre l'interdiction.

presidentielle_2012.L'Agence France Presse a publié les estimations une fois l'embargo brisé par des médias étrangers. Dénonçant une hypocrisie, l'AFP rappelle être " internationale et française ". " Comment imaginer que nos clients puissent recevoir de nos concurrents internationaux des informations sur l'élection présidentielle française avant d'être informés par l'AFP ", a déclaré le PDG de l'AFP, Emmanuel Hoog.

La Commission des sondages avait rappelé que la loi interdit toute forme de publication, de diffusion, de commentaire des sondages et estimations, quel que soit le mode de communication utilisé.

Des règles qui étaient applicables le samedi 21 avril et le dimanche 22 avril jusqu'à 20 heures pour la presse dont radio et audiovisuelle, sur Internet et sur les réseaux sociaux. Une infraction est passible d'une amende de 75 000 euros.

Les résultats géolocalisés du premier tour de l'élection présidentielle peuvent être consultés via Google Maps.