BlackBerry logoMalgré l'insistance du gouvernement indien à disposer d'un droit de regard sur les messages transmis par l'intermédiaire des smartphones Blackberry dans le pays, Research in Motion ( RIM ) répète qu'elle n'est pas en mesure d'accéder à une telle demande.

Les autorités indiennes veulent pouvoir surveiller ces messages dans le cadre de l'intérêt supérieur de la nation par l'intermédiaire d'une loi spécifique votée en 2000. Elles menacent de ne pas renouveler les licences d'utilisation des services Blackberry aux opérateurs, qui gèrent un peu plus de 100.000 utilisateurs ( un chiffre corrigé par rapport aux estimations qui portaient le nombre d'utilisateurs à environ 400.000 ) , si elles n'obtiennent pas satisfaction.

Or, explique Research in Motion, l'architecture des services de messagerie pour les clients entreprise est conçue de manière à ce que ni RIM ni aucune société extérieure ne puisse y accéder, quelles que soient les circonstances.


Situation bloquée
La société ne possède pas de " super clé de chiffrement " ou de porte dérobée dans le système qui permettrait de contourner cette protection pour accéder aux données d'entreprise de façon dissimulée. Chaque utilisateur créant sa propre clé de chiffrement et en étant le seul détenteur, RIM, comme les opérateurs exploitant le service, n'est pas en possession de ces clés.

Pour ce qui est des clients grand public, le porte-parole de RIM n'a pas fait de commentaires, ce qui pourrait laisser suggérer que les clés de chiffrement sont peut-être récupérables pour ce type d'utilisateur.

Le gouvernement indien n'a pas encore réagi à ces nouveaux développements, alors que plusieurs réunions ont été organisées depuis le mois de mars entre les représentants des autorités, des opérateurs et de RIM.
Source : PC World