Motorola logo (Small) La rumeur est partie de l'avis d'un observateur de Market Watch qui évaluait les possibilités de la cession de la branche téléphonie mobile de Motorola et de son rachat éventuel par un groupe chinois. Depuis, les dirigeants de la société ont confirmé à demi-mot qu'ils étudiaient toutes les options possibles pour tenter de remettre à flot cette division qui n'est plus que l'ombre d'elle-même.

De fin 2006 à fin 2007, les parts de marchés de Motorola dans la téléphonie mobile sont passées de 22% à 12%, avec un volume de ventes de 65 millions d'unités basculant à tout juste 40 millions un an plus tard. Ces difficultés ont fait rétrograder Motorola de la deuxième place mondiale à la troisième, laissant passer devant Samsung, porté de bons résultats.


Le temps des grandes décisions ?
En cause : un manque chronique d'esprit d'innovation et de terminaux attractifs depuis la sortie du Motorola RAZR fin 2004, qui lui a assuré un succès colossal dans les années 2005-2006 et lui a permis de se hisser au deuxième rang mondial.

Greg Brown, le nouveau CEO depuis le départ de Ed Zander, envisage désormais de séparer l'activité téléphonie mobile des autres branches pour retrouver la rentabilité de son groupe. Un effet d'annonce qu'attendait le marché puisque le titre a fait un bond de 17%.

Cependant, une telle opération serait loin d'être simple car la téléphonie mobile représente une grosse partie de son activité. Mais la situation financière ne semblant pas s'améliorer en ce début d'année 2008, après une année 2007 difficile, malgré des efforts de restructuration, le status quo n'est plus possible.