sophos antivirusC'est un acteur du monde de la sécurité informatique en personne qui se fait l'écho d'une affaire qui ne fait pas honneur à la profession. Sophos rapporte en effet que l'ancienne PDG d'une société éditrice d'anti-virus, vient d'être mise en examen pour avoir distribué un faux logiciel à 4 millions d'internautes dont 1,26 million ont fini par souscrire à un abonnement.

Selon le bureau du procureur de Séoul, Lee Shin-ja, qui officiait autrefois pour le compte de la société Media Port, a engrangé près de 10 millions de dollars depuis 2005 grâce au concours d'un anti-spyware gratuit, et de deux complices développeurs qui l'ont programmé en fonction. Ce dernier affichait ainsi sur l'écran des utilisateurs, de fausses alertes de sécurité au sujet de fichiers prétendument infectés. Seule solution avancée pour se débarrasser de ces nuisibles factices, le recours à la solution Doctor Virus de Media Port, facturée 4,10 dollars par mois.

" De plus en plus d'internautes sont concernés par la sécurité de leur machine et il est assez facile pour des individus sans scrupules d'essayer de les piéger avec de fausses alertes. Dans cette affaire, 3,96 millions d'utilisateurs ont rapporté avoir essayé le logiciel gratuit, avec 1,26 million qui ont acheté le pseudo remède. (...) En Corée du Sud, faute de solution tout en un, il n'est pas rare que les utilisateurs aient recours à plusieurs solutions dont certaines glanées au hasard d'un surf sur la Toile. Malheureusement, il semble que les cybercriminels soient prêts à tout pour gagner des parts de marché, y compris effrayer les utilisateurs pour qu'ils procèdent à un achat inconsidéré ", a déclaré Graham Cluley, consultant chez Sophos.

Quant à Doctor Virus, il n'affiche désormais plus de fausses alertes de sécurité.