IBM Blue GeneSuite à un accord intervenu entre le CNRS ( Centre National de la Recherche Scientifique ) et le constructeur américain IBM, la France se dote, hors calculateurs utilisés à des fins militaires, du troisième calculateur au niveau mondial après les Etats-Unis et l'Allemagne (voir le classement).

De quoi réjouir la Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche soulignant en début de semaine que par cette acquisition, la France rattrape son retard en la matière.


De 6,7 Teraflops à 207 Teraflops pour le CNRS
IBM, qui est devant Hewlett-Packard le plus important fournisseur mondial de supercalculateurs, a concocté pour le CNRS une plate-forme intégrant deux architectures d'ordinateurs différentes mais complémentaires, avec une architecture dite massivement parallèle et une architecture plus généraliste dite SMP pour Symnetric Multi Processor. Cette association offre une puissance de calcul totale de 207 Teraflops, à savoir 207 000 milliards d'opérations à virgule flottante par seconde (voir schéma ci-dessous).

CNRS_IBM_Supercalculateur

Cette puissance de calcul colossale à laquelle les entreprises auront également accès, sera mise à pied d'oeuvre dès mars 2008 pour aborder des problèmes scientifiques complexes intéressant principalement les recherches en climatologie et les questions soulevées par le réchauffement climatique. Bien d'autres domaines bénéficieront toutefois de cet apport comme la chimie, la biologie, la physique fondamentale, l'astrophysique.