" Le gouvernement chinois inonde les résultats de recherche sur X de contenus pornographiques chaque fois qu’il y a des troubles politiques, afin d’empêcher ses citoyens d’accéder à des informations en temps réel. "

L'accusation a été portée par Nikita Bier, chef de produit chez X, en réponse à un utilisateur se plaignant de la dégradation des résultats de recherche en langue chinoise.

Comment cette opération de censure est-elle menée ?

Nikita Bier précise que le problème est particulièrement difficile à résoudre en raison de son ampleur. Il évoque un " pool de 5 à 10 millions de comptes "  qui seraient à l'origine de ce spam pornographique.

De tels comptes auraient été créés avant le durcissement des règles d'inscription sur la plateforme. Bien qu'aucune preuve directe ne lie formellement Pékin à ces activités, la déclaration d'un cadre de X donne du poids à la thèse d'une censure chinoise organisée et soutenue par l'État.

La technique consiste à inonder les résultats de recherche pour des termes clés, comme le nom de villes ou de personnalités politiques, avec des contenus pornographiques ou des publicités pour des jeux d'argent.

Si la plateforme X (anciennement Twitter) est officiellement bannie en Chine depuis 2009, elle reste une source d'information pour de nombreux citoyens utilisant des VPN.

Déjà avant que Twitter ne devienne X

L'utilisation de spam pour noyer la dissidence est une tactique de plus en plus documentée. Avant même le rachat par Elon Musk, Twitter avait régulièrement démantelé des dizaines de milliers de faux comptes qu'il estimait être coordonnés par Pékin pour diffuser de la propagande d'État.