L’addiction au smartphone est-elle bonne pour la santé ?

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Recharge smartphones

Un avis d'expert sur un problème qui touche l'ensemble de la société, du jeune enfant au senior, tout le monde possédant aujourd'hui un smartphone.

Tribune libre par Marine Huynh, Chef de Projet Digital ; Jon Hauet, Consultant expérimenté & Quentin Bardet, Directeur Général Adoint, VISEO Digital

Une rapide observation des transports en commun ou de la rue nous confirme l’omniprésence du digital dans le quotidien des Français – en rendant la connexion ubiquitaire, le smartphone a considérablement accru notre consommation d’applications et d’Internet mobile - en janvier 2017 Statcounter annonçait qu’une page web sur deux était consultée sur un mobile (50,3%) et que 92% des français possèdent un téléphone mobile (dont deux tiers de smartphones) - ; l’ARCEP indique à cet égard que la consommation internet sur mobile double presque chaque année et l’on se connecterait une heure et huit minutes (Globalwebindex - Q3-Q4 2016 – périmètre France) tous les jours sur son mobile. Nous sollicitant constamment pour nous « activer », les annonceurs et éditeurs d’applications inspirent nos faits et gestes, nourrissant nos impulsions et captant tous les temps morts que nous comblons avec nos smartphones par cette boulimie d’informations. Michel Serres (Philosophe et membre de l’Académie Française) est allé jusqu’à parler de « la troisième révolution anthropologique majeure ».

On s’inquièterait presque des conséquences de santé publique que de tels usages pourraient avoir : une telle dépendance, un tel effet sur nos comportements caractériseraient presque une addictionUne idée serait de transformer ce malus en bonus : si addiction il y a, si le digital nous engage au point de transformer nos comportements, il pourrait alors y avoir une opportunité de retourner cela en véritable atout de santé publique. C’est une réflexion qu’ont eu certains laboratoires pharmaceutiques, confrontés à des comportements durs à changer, de bonnes habitudes difficiles à conserver, notamment en matière de prévention et d’observance : comment tirer parti de cet engagement pour créer des comportements santé vertueux ?

Les patients ne les ont pas attendus ; spontanément, ils sont allés sur les réseaux sociaux échanger conseils et bonnes pratiques santé. Des applications de bien-être, de sport, de nutrition ou de suivi d’activité se sont multipliées ; la mise en perspective de façon ludique de données de plus en plus précises a fait leur succès.
Conscientes de l’importance du digital dans le quotidien de leurs patients, les laboratoires pharmaceutiques innovent à leur tour et imaginent de nouvelles manières de les accompagner en capitalisant sur le caractère éminemment engageant du smartphone.
Ainsi, en 2013, « Mon Glucocompteur » est lancé sur les stores. Cette application a été réalisée en collaboration avec Jacqueline Delaunay, diététicienne du CHU de Toulouse. Grâce à « Mon Glucocompteur », les patients diabétiques peuvent désormais calculer en toute simplicité le nombre de glucides contenu par repas et ainsi estimer leur dose d’insuline rapide nécessaire, directement depuis leur smartphone. Elle a mis fin aux calculs fastidieux sur papier que devaient faire à chaque repas de la journée les diabétiques.
« C’Partner » est un autre exemple de mariage réussi entre le digital et la santé. Récemment publiée sur les stores, l’application permet aux personnes atteintes de l’hépatite C d’être accompagnées durant l’intégralité de leur traitement. Elle alerte au jour le jour sur les prises de médicaments et de rendez-vous, aide au suivi de l’état de santé et informe sur la maladie. Ce compagnon est un réel soutien aussi bien pour les professionnels de santé que pour les patients qui voient le traitement de la maladie mieux suivi, donc plus efficace.

Carnet santé

S’appuyer sur les usages et adopter une vision centrée utilisateur a permis aux entreprises pharmaceutiques de prendre le virage du digital et d’apporter à leurs patients un accompagnement plus poussé, facilitant leur quotidien. Au plus près de leurs usages, ils ont mis la puissance du digital au service de la prévention et de l’aide à l’observance.
Le champ des possibles s’ouvre avec la montée de la datascience et les progrès technologiques. Par les objets connectés, l’intelligence artificielle ou la domotique, nous pouvons déjà nous enquérir de l’état des utilisateurs en temps réel, interagir avec eux en visio, suivre leur état de santé à distance, etc. en toute simplicité. Nous avons donc bon espoir que l’innovation digitale aille plus loin dans sa participation au bien-être collectif et s’intègre dans des dynamiques de progrès social et d’utilité publique.

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Vos commentaires

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Le #1986445
c'est bô
Le #1986447
Ouais. Nous aussi, donnons-nous la main.
Le #1986449
"l’innovation digitale aille plus loin dans sa participation au bien-être collectif" ... Tiens, v'là les Borgs qui rappliquent
Le #1986451
Faudra quand même penser à franciser "digital"...
Le #1986452
lebonga a écrit :

Faudra quand même penser à franciser "digital"...


Faut-il y mettre un point d'honneur, ou un digital d'honneur ?
Le #1986456
smartmeister a écrit :

lebonga a écrit :

Faudra quand même penser à franciser "digital"...


Faut-il y mettre un point d'honneur, ou un digital d'honneur ?


Bah, dans "...l’omniprésence du digital dans le quotidien des Français..." par exemple, ça peut être interprété bizarrement...
Anonyme
Le #1986460
L'obsérvance, c'est quoi encore cette connerie ?
C'est macron qui écrit vos textes les mecs ?

Bon c'est pas tout ça, il se fait tard. Une petite masturbance et au lit !
Le #1986464
Comme toute addiction, c'est forcement bon pour la santé !
Le #1986475
alucardx77 a écrit :

L'obsérvance, c'est quoi encore cette connerie ?
C'est macron qui écrit vos textes les mecs ?

Bon c'est pas tout ça, il se fait tard. Une petite masturbance et au lit !


C'est toujours pareil, y en a qui utilisent énormément mais de manière ludique et d'autre pas
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Anonyme