Luc_Besson Afin de lutter contre le piratage, Luc Besson veut " éclater la chronologie des médias ", a-t-il confié au cours d'un entretien accordé aux Echos. Le terme éclater n'est véritablement pas trop fort avec une proposition qui risque de faire l'effet d'une pilule difficile à avaler pour ses collègues de l'industrie du cinéma français.


Une idée qui restera probablement en l'état
Pour Besson, le DVD est presque déjà mort et l'heure de la vidéo à la demande a sonné. Il souhaite ainsi une réduction plus que drastique mais encadrée de la chronologie des médias au profit de l'Internet. Son idée : une offre Premium sur Internet d'une durée de vie de 48 heures, intervenant le week-end suivant le début de l'exploitation d'un film en salle. Et l'on sent que Besson a très sérieusement planché sur la question, émettant l'idée d'une offre initialement commercialisée entre 25 et 35 euros qui réapparaîtra deux semaines plus tard au prix de 22 euros, et ainsi de suite a-t-il confié, avant que le film ne  rejoigne un " catalogue d'oeuvres accessibles via un abonnement ".

Une offre tout de même un peu chère à ses débuts qui a de toute manière peu de chances de voir le jour actuellement. Luc Besson a en effet déjà soumis cette idée à des exploitants de salles qui l'ont refusée, même dans le cadre d'un test avec l'un de ses propres films.


La chronologie des médias de tous les projets de loi
Peut-être plus " consensuel ", le député UMP Frédéric Lefebvre a déposé un amendement au très discuté projet de loi audiovisuel qui n'en manque pas (d'amendements). Cet amendement a également trouvé Echos auprès de Luc Besson. Lefebvre qui prête un peu plus de considération au DVD souhaite ainsi la disponibilité des films dans ce format, dans un délai de trois à six mois après leur sortie en salle, contre six à dix-huit mois actuellement.

Rappelons que la chronologie des médias fait également partie des discussions autour du projet de loi Création et Internet, mais les acteurs concernés ont déjà fait savoir qu'ils se pencheraient sérieusement sur la question en envisageant sa révision notamment pour la vidéo à la demande, à partir du moment où la loi sera adoptée.