Du cybersquattage pour Agnès Buzyn et les municipales 2020 à Paris

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Quand le nom de domaine buzyn2020.fr redirige vers le site de campagne d'Anne Hidalgo… c'est du cybersquattage pour la nouvelle candidate LREM à la marie de Paris.

Le cyberquattage (ou cybersquatting) a encore frappé. Une pratique qui consiste à enregistrer des noms de domaine avec potentiellement dans l'idée de nuire d'une manière ou d'une autre à une personne tierce.

Une nouvelle victime est Agnès Buzyn, la candidate LREM à la marie de Paris pour les municipales 2020 qui a pris au pied levé la relève de Benjamin Griveaux après son retrait. La campagne électorale de l'ancienne ministre de la Santé est parasitée par des noms de domaine empruntant son nom qui redirigent par exemple vers le site de campagne de l'actuelle maire de Paris, Anne Hidalgo.

Des spécimens comme buzyn2020.fr, agnesbuzyn2020.fr ou encore agnesbuzyn2020.com, tandis que des noms de domaine tels que buzyn2020.com et buzyn.paris renvoient pour leur part vers une entreprise de gestion de crise du nom de Crisalyde.

Le cybersquattage ne fait guère de doute. Les noms de domaine ont été achetés et créés ce week-end et lundi, dans la foulée de la désignation d'Agnès Buzyn comme candidate à Paris. À Franceinfo, l'équipe de campagne d'Anne Hidalgo assure être étrangère à ce cybersquattage.

Pour le cas de Crisalyde, l'entreprise indique qu'elle est disposée à rendre gracieusement (aux prix achetés) à l'équipe de campagne d'Agnès Buzyn les noms de domaines réservés. " Gérer une crise, c'est anticiper, analyser la situation, coordonner ses équipes et avoir les canaux pour diffuser ses actions et protéger sa réputation ", écrit Crisalyde qui s'offre ainsi un peu de promotion et a travaillé par le passé pour… le ministère de la Santé.

Quelles que soient les motivations derrière, pas simple de faire face à ce type de cybersquattage. Une situation qui est devenue d'autant plus complexe avec la multiplication des noms de personnalisés tout en étant de premier niveau générique. Ici, .paris en est un exemple.

Pour éviter du cybersquatting autant que possible, Donald Trump avait fait l'acquisition de plusieurs milliers de noms de domaine, dont près d'une centaine à la suite du lancement de sa campagne pour l'élection présidentielle américaine de 2016.

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