Test Driver San Francisco

Le par Nathalie M.  |  1 commentaire(s)
Test Driver San Francisco

La franchise Driver revient dans un nouvel épisode qui n'avait pas d'autre choix de retrouver son public. Depuis 2007 et le très médiocre Driver Parallel Lines, la licence n'avait pas tenté de revenir. Quatre ans après cet échec, Ubisoft décide de s'occuper à nouveau de cette franchise. Les développeurs de Reflections ont eu pour lourde tâche de revoir le titre et de fournir aux joueurs un jeu de course digne de ce nom où carambolages et courses poursuites font l'essentiel du contenu.

Le retour

Si vous n'avez croisé la franchise Driver que par l'épisode Parallel Lines alors vous ne connaissez pas la qualité première de cette licence. Sympathique jeu de course, Driver a connu un faux pas avec son dernier volet en date qui lui a valu de disparaître quelque temps. Ubisoft n'a pas pour autant décidé d'abandonner son titre et sert un nouveau Driver au style bien trempé et surtout, ne jouant que dans la cour des jeux de course, sans s'essayer à un tout autre genre. Ubisoft tente même de faire oublier Parallel Lines puisque cette suite se déroule avant les évènements de ce quatrième volet.

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Vous incarnez ici John Tanner, policier de son état et accessoirement très bon pilote dans un milieu urbain. Suite directe de Driv3r, vous retrouvez le même homme à abattre, ou du moins à mettre derrière les barreaux de la prison d'Alcatraz, Charles Jericho. Les joueurs du troisième volet de Driver connaîtront l'homme, John Tanner et l'aventure qui les a déjà confrontée. Mais si vos souvenirs sont flous ou que vous n'avez jamais entendu parler de Dirv3r, vous ne serez pas pour autant perdus dans le scénario de cette nouvelle aventure. Les débuts de ce San Francisco vous place le contexte, les dialogues vous apprennent quelques éléments du passé, les plus utiles pour que vous saisissiez l''enjeu de cette nouvelle aventure. Driver San Francisco se montre assez indépendant pour que vous puissiez apprécier pleinement le titre sans jamais vous sentir pris par défaut.

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En début de partie, Jericho s'échappe et Tanner se lance à sa poursuite. La circulation dans les rues de San Francisco étant ce qu'elle est, l'accident est vite arrivé. Particulièrement sonné, Tanner se réveille dans sa voiture, aux côtés de son équipier, avec une sorte de nouveau pourvoir. A moins que l'autre réveil, celui aperçu par le biais de brèves apparitions, celui à l'hôpital, ne soit le vrai. Vous oscillerez donc au cours de l'aventure entre un réel et un imaginaire. On s'en fait rapidement notre propre idée, le scénario n'étant pas si original que cela. Mais qui sait, les développeurs de Reflections ont peut-être plus de ressources...



Un grand nombre de missions

Qu'on se le dise, Driver San Francisco tient réellement à faire oublier Parallel Lines. Exit donc les phases de jeu où vous verrez votre pilote à pied. Ici, la course de voiture a été privilégiée et jamais vous ne mettrez un pied à terre. Sauf peut-être dans votre garage le temps d'acheter un nouveau véhicule ou encore le temps d'une cinématique pour sortir une jeune femme d'un coffre de voiture. Dans ce Driver, vous redevenez pilote à 100%, les amateurs seront ravis.

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Qui dit pilote, dit voiture. Le titre vous donne la possibilité de prendre en main n'importe quel véhicule : berline, coupé, camion, bus, familiale, citadine... Tout ce qui roule se conduit, sauf les motos, absentes de ce volet. Autre intérêt du jeu, celui de vous proposer un garage très varié de toutes ces voitures : des années 70 à une ère plus contemporaine, vous pourrez prendre en main des voitures anciennes (de près de quarante ans) ou modernes. Et à chacune de vous offrir des tenues de route différentes et des sensations variées.

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C'est donc encore et toujours à bord d'un véhicule que vous vivrez votre aventure. Celle-ci se composera du scénario principal (retrouver Jericho) et des missions secondaires, qui, une fois réalisées, vous permettront d'accéder aux missions principales du jeu. Le point commun de tous ces objectifs est de vous solliciter sur la vitesse : course-poursuite avec la police, courses de rues, filature, cascades,... Vous aurez régulièrement à démontrer vos talents de pilote, dans des temps impartis ou non. Le nombre de missions se révèle important mais on regrettera parfois d'avoir toujours les mêmes objectifs à réaliser, même si ces missions gagnent en difficulté plus vous avancez dans la partie. Certaines néanmoins ne manqueront pas de vous apporter un peu de fraîcheur, comme ce moniteur qu'il faut effrayer. La partie solo ne manque pas de contenu et vous passerez du temps dans les rues de la ville américaine pour réaliser tous vos objectifs.

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Du côté de la conduite, si les voitures tiennent plus ou moins la route selon les modèles, toutes vous permettront de réaliser des drifts. Notez que certaines voitures sont plus aptes dans ce domaine que d'autres. Quand le moment se fera sentir, choisissez de prendre en main un véhicule qui s'illustre dans le domaine, ses caractéristiques s'affichant à l'écran pour plus de clarté. Comme le dit si bien Tanner en cours de partie, pas besoin de nitro dans Driver San Francisco : les voitures disposent toutes d'un boost de vitesse. Autre particularité, vous pourrez faire le bélier sur n'importe quelle voiture, une technique très utile quand il s'agit d'arrêter des individus en fuite.



Le pouvoir du Shift

Pour ne pas lasser les joueurs, les développeurs de Reflections ont du trouver une astuce, un élément de gameplay original pour apporter ce petit plus au titre qui lui permet de se distinguer. Ce petit plus s'appelle le shift. En se cognant fort la tête lors de son accident, John acquière la possibilité de prendre possession de n'importe quel pilote, que ce soit le corps ou l'esprit. Ainsi, d'une simple pression de touche, vous pouvez sortir du corps de John Tanner et de sa voiture pour vous installer dans celui d'un inconnu, dans un autre véhicule.

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Plusieurs points positifs à cette technique : celle de vous permettre de passer d'un véhicule à un autre sans aucune rupture de l'action. Exemple : vous incarnez un policier dont la mission est d'arrêter des individus en fuite. Vous appréhendez mal un virage, vous foncez dans un mur. L'autre voiture de police qui vous suit dans cette mission réalise un pilotage plus précis que vous. D'une simple pression de touche, vous voilà dans cette voiture. Dès que vous êtes mis en difficulté, à vous de "shifter" et de ne pas perdre le fil de votre poursuite. Le jeu gagne ainsi en facilité ? Sans doute, mais ces situations précises ne concernent pas l'intégralité des missions. Impossible de réaliser cette action quand vous êtes seul.

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Autre atout, celui de vous rendre directement sur les lieux de mission, de trouver les véhicules marqués, notamment par l'utilisation du zoom sur la carte. Par la voie des airs, vous vous rendez donc sur un lieu précis. Les amateurs de conduite préféreront sans doute se rendre sur les lieux des missions par le biais de la route. Certains joueurs décrieront cette technique de shift qui semble tant faciliter la vie. Certes, le shift vous fait gagner du temps parfois, mais n'abaisse pas le niveau de difficulté du jeu. Certaines missions se révèlent ardues et ce n'est pas sur la possibilité de vous évaporer à droite ou à gauche qu'il faudra compter, mais bien sur vos capacités de pilotes. Le shift est un élément de gameplay essentiel au jeu, qui s'installera au fur et à mesure de votre avancée dans le titre. Le joueur qui saura l'utiliser devra aussi faire preuve d'un sens tactique et en user de façon à construire la réussite de votre mission. Driver San Francisco vous laisse jouer avec une particularité originale qui, derrière sa grande facilité de passer d'une voiture à une autre, propose un peu plus de profondeur et de réflexion quant à son utilisation.



Conclusion

Driver San FranciscoDriver renaît avec ce nouveau San Francisco. La part belle est donnée aux courses, à la vitesse, aux accidents et autres carambolages qui n'affectent heureusement personne, aux véhicules de toutes sortes apportant chaque fois des sensations différentes de conduite. La particularité offerte au héros après son accident apporte une toute autre approche du gameplay qui, sans lui, aurait pu finalement se révéler basique. Le shift est cette petite chose en plus qui permet au titre de nous immerger complètement dans cette aventure.

La partie solo du titre vous tiendra une bonne poignée d'heures. On regrettera juste une certaine redondance des missions. En revanche, Driver San Francisco dispose d'un multijoueurs solide et des modes de jeux plutôt originaux. A plusieurs en ligne ou simplement à deux sur un même écran, le titre a encore du contenu à proposer. Ubisoft et Reflections ont véritablement soigné ce nouveau volet qui replace la franchise parmi les meilleures du genre. Driver répond à de nombreuses attentes de joueurs et le fait avec une terrible impression de facilité.



+ Les plus
  • Le nombre des missions
  • Un multijoueurs solide
  • Des sensations de vitesse
  • Une IA honnête
  • La diversité des véhicules
  • Le système de shift bien pensé
- Les moins
  • La redondance des missions
  • Quelques soucis de crédibilité
  • Les voix off

Notes

  • Graphisme C'est une très jolie ville de San Francisco qui vous accueille dans ce nouveau Driver. Même si vous ne connaissez de la ville américaine que le Golden Gate, vous ne manquerez pas d'apprécier ses artères si particulières. Vous vivez donc votre aventure dans un décor soigné. Quelques bugs d'affichage apparaissent parfois, mais dans l'ensemble, Driver San Francisco offre un jeu visuellement bien réalisé.
    8/10
  • Bande son Les doublages en français des personnages principaux se montrent honorables. En revanche les voix off des différents conducteurs et passagers rencontrés ne brillent par leur crédibilité, pouvant même sonner faux à différentes occasions. On ne s'attardera pas sur ces derniers, puisque secondaires. La bande musicale se révèle de son côté plus parfaite, émettant différents genres en fonction des véhicules conduits.
    7/10
  • Jouabilité C'est à petite touche que le titre vous aiguillera sur sa prise en main, vous amenant petit à petit, non seulement sur certaines options de la conduite, mais sur le cœur même du jeu, le Shift. Avec cette technique, vous passerez d'un véhicule à un autre, d'une mission à une autre, d'un corps à un autre, d'une simple pression de bouton. Le système est assez bien conçu et propose de nombreux points positifs, comme la rapidité de l'action.
    7/10
  • Durée de vie Driver n'appartient pas à la famille des petits jeux. Son contenu solo vous proposera bon nombre de missions secondaires à réaliser en plus de celles menant à votre objectif principal. Ajoutez à cette partie du jeu un multijoueurs dans lequel affronter d'autres joueurs humains offrira une autre profondeur au titre.
    7/10
  • Scénario L'histoire de base n'a rien d'exceptionnelle. On relèvera surtout l’ambiguïté imposée par le titre et ses cinématiques, nous demandant si l'aventure vécue est imaginée ou bien réelle.
    7/10
  • Note générale Il aura fallu repenser la franchise et offrir de la nouveauté aux joueurs pour que celle-ci retrouve ses lettres de noblesse. Ce Driver San Francisco se démarque par le système de shift qui offre une autre approche des jeux de courses. L'action gagne en intensité, en rapidité aussi, sans pour autant boucler le titre en moins de cinq heures. Accessible à tous, plaisant à prendre en main, jouissif lancé en pleine course, Driver San Francisco séduit très facilement. Il ne faudra pas longtemps pour que vous vous laissiez prendre au jeu et que vous enchaîniez mission sur mission, trop accaparé par les attentes du titre. Ajoutez à une partie solo riche et bien menée un multijoueurs solide, et vous obtiendrez une très jolie surprise de la part de Driver.
    8/10
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Vos commentaires
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masterchief offline Hors ligne Héroïque avatar 973 points
Le #1011512
Le grand DRIVER !!!!!! J'ai retrouvé le fun du premier driver sur psone,quel pied les même dérapages,la même jouabilitée ,les décors magnifiques,immenses,grouillants de vies de voitures de camions etc...C'est trés varié pas de lassitude,et en plus pas de DLC génial.Si on aime ce genre de jeux aller y les yeux fermer.
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