Test Final Fantasy XIV

Le par Alain L.  |  0 commentaire(s)
Final Fantasy XIV - Logo

Extrêmement concurrentiel, le monde des MMORPG a été longuement exploité par des développeurs du monde entier. Mais bon nombre d’entre eux ne parviennent pas à s’inscrire sur la durée comme l’a fait World of Warcraft, une rare exception dans cet univers. Le titre de Blizzard a su jouer sur le long terme et attirer une impressionnante foule de joueurs, un résultat que Square Enix aimerait bien obtenir.

Un titre complexe

La firme nippone a développé Final Fantasy XIV en ce sens, afin de récompenser l’attente des fans de Final Fantasy XI et de viser un large et grand public. Square Enix ne s’est pas vraiment cassé la tête en reprenant les classiques rouages des MMORPG consistant en un ensemble de quêtes scénarisées et secondaires ainsi que d’une composante sociale.

Ce quatorzième opus ne forcera pas les joueurs à jouer en groupe ou bien à participer à de vastes événements. Seul, nous pourrons très bien faire évoluer notre personnage et apprécier l’ensemble du scénario. Le jeu débute sans surprise par la création du personnage, un processus offrant de nombreuses possibilités physiques et raciales.

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Les différences entre ces aspects visuels sont minimes, les joueurs peuvent donc opter pour le physique de leur choix sans avoir à souffrir d’importantes contreparties. Les quêtes scénarisées sont reparties à travers l’ensemble d’Eorzea,  pour y accéder il faudra passer de multiples paliers. C’est en gagnant des niveaux que le joueur pourra découvrir l’intégralité de la trame scénaristique.

Mais qui dit passage de niveaux dit quêtes secondaires. Ces dernières sont répétitives à souhait, elles consistent le plus souvent à collecter ou bien à tuer un nombre déterminé de monstres. Ces missions s’obtiennent auprès d’un NPC précis et sont limitées dans le temps. Afin d’augmenter ses chances de mettre la main sur des récompenses importantes, le public pourra choisir le niveau de difficulté le plus élevé.

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Relativement lents, les combats dépendent des jets de dés et des caractéristiques du héros afin de déterminer la puissance et la précision du coup donné. En groupe, il sera possible d’employer des enchaînements spéciaux afin de neutraliser efficacement l’adversité. Le jeu a été optimisé pour les manettes, une optimisation qui semble malheureusement incomplète. Même à l’aide du clavier et de la souris, les différentes interactions avec le personnage sont pénibles.

Pour équiper un nouvel accessoire ou bien lancer un sort précis, il faut passer par d’interminables menus et créer des macros. Il est impossible de créer rapidement des raccourcis. Final Fantasy XIV n’est clairement pas un jeu à conseiller aux débutants, il manque cruellement de repères et peine à transmettre efficacement aux joueurs les informations les plus importantes.

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Le système de visée automatique par exemple cible même les unités alliées, une fonction pas vraiment utile en combat. Elle tend plutôt à semer la confusion dans l’esprit du joueur qui n’en a certainement pas besoin. Car en plus de devoir bien repérer ses ennemis, il nous faudra évaluer leur potentiel vis-à-vis de notre héros.

Square Enix a mis en place un code couleur déterminant l’accessibilité ou non d’un ennemi, un mécanisme trop imprécis pour être utile. Ce manque de repères, on peut aussi le sentir lors de l’accomplissement des quêtes. La mini-carte présente sert littéralement de décor et reste peu fonctionnelle la faute à une faible interactivité.

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Mais incomplet et immature

Final Fantasy XIV - JaquetteIl est impossible de placer des repères visuels, de zoomer/dézoomer ou encore de naviguer librement dans cette dernière. Pour trouver son chemin, il faudra prendre en compte la mini et la grande carte. Final Fantasy XIV n’est pas pour autant un mauvais jeu, la possibilité de changer à la volée de spécialité est un véritable atout, une arme que les responsables devraient aiguiser davantage.

Contrairement à World of Warcraft, le joueur peut changer à tout moment de classe en s’équipant d’un objet caractéristique. Avec en main un marteau, c’est la classe forgeron que nous occuperons. Equipé d’une hache, nous endossons le rôle de combattant. C’est en effectuant des quêtes que nous ferons évoluer notre personnage ainsi que sa spécialisation.

Ce système extrêmement simple permet à tous et à toutes de jouer les touches à tout et de découvrir les particularités de chacune de ces classes. L’artisanat joue dans le jeu un important rôle, il permettra d’accéder aux plus puissants accessoires. Il repose sur un mini-jeu qui demande une grande patience car les animations sont longues. En revanche  il est impossible de mémoriser in-game les recetttes, il faut les écrire sur papier ou les trouver sur la toile. Heureusement, il est possible de changer de casquette quand bon nous semble.

Dans un modèle de classes fixes, le public serait inexorablement forcé d’acheter ou bien d’intégrer une guilde afin de mettre la main sur des armes de haut niveau. Il faut énormément de patience pour découvrir le jeu qui possède d’explicites limites et empêchera les joueurs de passer des journées entières sur les serveurs, à moins d'aimer la monotonie.

En effet, Square Enix a mis en place des limites empêchant d'effectuer plus de dix quêtes journalières.  Il faut donc se tourner vers le farming pour passer le temps et faire progresser son personnage. Les seules actions susceptibles de prendre du temps sont les déplacements dans des environnements souvent vides ou encore le grinding. Pour l’heure, il existe seulement de types de locomotion : la marche à pieds et les téléporteurs très onéreux.

Marcher est une activité peut-être pénible à force, mais elle met grandement en avant le moteur graphique du jeu qui est franchement impressionnant. Mention spéciale aux effets spéciaux et à la gestion de la lumière. Réalisée par le maitre Nobuo Uematsu, la bande sonore est à l’image du titre, captivante durant les premières heures et redondante avec le temps.

Les responsables se sont concentrés sur la trame scénaristique, une concentration qui a porté préjudicie au concept en général. Celui-ci manque de profondeur et d’accessibilité, les joueurs réguliers auront vite fait le tour du jeu et du scénario composé sans surprises de belles cinématiques et de doublages vocaux. Un triste gâchis.

Configuration de test :

  • Asus Rampage II Extreme
  • INTEL Core i7 920 (2.66Ghz)
  • 4Go DDR3-1600
  • nVidia GeForce 280GTX
  • Samsung SyncMaster T240MD


+ Les plus
  • L'univers
  • La bande sonore
  • Le moteur graphique
  • Le système de classes
- Les moins
  • Répétitif à force
  • L'économie indigne
  • Le manque de repères
  • L'interface peu pratique

Notes

  • Graphisme Les MMORPG ont la dure réputation de posséder des graphismes médiocres voire basiques à souhait. Final Fanatsy XIV est une exception, il est doté un puissant moteur graphique étonnement bien exploité par les artistes de la firme nippone. Une beauté qui a toutefois un prix : un micro-ordinateur haut de gamme. Les décors manquent malheureusement de vie et paraissent souvent issus d'un copier-coller.
    7/10
  • Bande son Le travail de Nobuo Uematsu met parfaitement en valeur les environnements, des tons très caractéristiques d’un Final Fantasy. Les combats jouissent d’un bon travail de fond, bruitages et doublages sont de qualité.
    7/10
  • Jouabilité Nous avons là le point faible du jeu qui présente des contrôles et des menus peu clairs. La grande majorité des MMORPG sont plus simples et surtout modulaires. Il manque surtout de tutoriaux complets.
    4/10
  • Durée de vie Pour l’heure, le concept présente une durée de vie franchement limitée. Le scénario permettra aux nouveaux venus de passer une trentaine d’heures de jeu, mais l’ensemble manque d’autres arguments pour permettre d’augmenter significativement ce chiffre.
    6/10
  • Scénario Square Enix ayant fait du scénario une priorité, ce dernier se montre sans surprise intéressant et captivant, mais trop court. Il justifie relativement bien les différentes quêtes qui nous sont assignées et c’est déjà ça.
    7/10
  • Note générale Posséder la mention Final Fantasy n’est pas la garantie d’obtenir un jeu satisfaisant et intéressant à la fois. En voulant trop s’étendre dans le monde du jeu vidéo, Square Enix a fini par négliger sa saga historique et nous concocter deux jeux next-gen décevants. A l’instar de Final Fantasy XIII, le titre manque de profondeur et se montre trop basique vis-à-vis d’une concurrence plus sérieuse et déterminée que jamais.
    5/10
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