Free : nouveaux soupçons de licenciements abusifs dans un centre d'appels

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Free avait déjà fait l'objet de critiques pour certaines techniques de management employées dans ses centres d'appel et mis en avant par Élise Lucet dans Cash Investigation. Aujourd'hui, une enquête vise à nouveau un de ces centres pour licenciements abusifs.

L'inspection du travail a lancé une enquête à l'encontre de Mobipel, une filiale du groupe Iliad dont l'activité n'est autre que de proposer des centres d'appels pour l'opérateur Free.

Si l'inspection enquête, c'est qu'en trois ans, Mobipel a eu recours à 315 licenciements, dont 266 pour faute grave, et ce, uniquement sur le site de Colombes dans les Haut-de-Seine.

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Il est désormais question de collecter des preuves permettant de mettre clairement en évidence des licenciements abusifs répétés. La situation est d'autant plus étonnante que l'opérateur Free se porte plutôt bien et qu'elle continue de gagner des abonnés tout en voyant son chiffre d'affaires progresser au dernier trimestre.

Le site de Colombes a ainsi vu ses effectifs réduire de 60% passant de 711 à 287 entre juin 2014 et septembre 2017. Un premier rapport publié par le cabinet Alter et communiqué au Parisien évoque "des licenciements disciplinaires massifs, des ruptures conventionnelles et des transferts intragroupes qui ne sont pas indépendants de la volonté de l'employeur."

La conclusion du rapport est sans appel , indiquant que Mobipel "cherche par toutes les solutions individuelles possibles à contourner l'obligation de mettre en oeuvre une procédure collective." Au-delà de 10 personnes, les sociétés doivent se plier aux procédures encadrant les plans sociaux, une procédure plus longue et plus couteuse pour la société que des licenciements individuels répétés d'autant que le licenciement pour faute grave exonère l'employeur de verser les indemnités aux licenciés et de leur imposer un départ sans aucun préavis.

Les syndicats évoquent déjà un plan social déguisé visant à permettre de réaliser des économies sur le dos des salariés plongés du jour au lendemain dans la précarité. Selon le syndicat SUD-Telecom, cette manoeuvre aurait déjà permis à Iliad de réaliser plus d'un million d'euros d'économies rien qu'en évitant les périodes de préavis. À ce jour 84 contentieux ont été engagés par les anciens salariés, tous sauf un ont remporté leur procès avec 22 523€ récupérés en moyenne.

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Le #1998989
"À ce jour 84 contentieux ont été engagés par les anciens salariés, tous sauf un ont remporté leur procès avec 22,523€ récupérés en moyenne."

J'espère que c'est une erreur de typo: pas 22,523 mais 22.523 €
Le #1998990
Chitzitoune a écrit :

"À ce jour 84 contentieux ont été engagés par les anciens salariés, tous sauf un ont remporté leur procès avec 22,523€ récupérés en moyenne."

J'espère que c'est une erreur de typo: pas 22,523 mais 22.523 €


Je pense que c'est 22 523 € en français.
Le #1998995
custera a écrit :

Chitzitoune a écrit :

"À ce jour 84 contentieux ont été engagés par les anciens salariés, tous sauf un ont remporté leur procès avec 22,523€ récupérés en moyenne."

J'espère que c'est une erreur de typo: pas 22,523 mais 22.523 €


Je pense que c'est 22 523 € en français.


On peut aussi écrire la somme 22.523,00€ ou 22.523€ le point de séparation des milliers est une notation française apparemment pas tombée en désuétude.
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