La sélection Jeu Vidéo de Noël

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On s’était tous un peu réjouit de l’annonce de ce Valkyrie Profile sur DS. Character design d’une même préciosité que les opus présents sur les machines de Sony, musiques nées du même Motoi Sakuraba qui nous avait jadis charmé sur consoles de salon, les principaux ingrédients pour un titre d’exception semblaient être là.
Mais voilà. Orientation vers le RPG tactique, une certaine liberté en moins, et un anglais qui en rebutera plus d’un(e). Covenant of the Plume jouit d’une belle plastique, oui, et de douces et rythmées mélopées en provenance du premier Valkyrie Profile. Mais quelle linéarité dans le déroulement du jeu, sans compter les objectifs des batailles qui concernent la plupart du temps l’annihilation de vos adversaires. Les combats demeurent cependant vifs, et le principe de sacrifier vos alliés grâce à la Plume très intéressant, ce qui vous donnera peut-être envie d’aller jusqu’au bout de l’aventure afin de connaître le fin mot de cette histoire aux accents tragiques. Pour lecteurs avertis.

Sur quasiment toutes les plates-formes sur lesquelles il est paru, Disgaea a eu à faire face aux critiques lui reprochant de ne pas chercher à exploiter au mieux les machines en question. La Nintendo DS n’aura pas à se sentir honteuse, avec cette adaptation réussie du célèbre titre de Nippon Ichi.
Si l’usage du stylet est à proscrire pour ce portage, le second écran vous permettra en revanche d’avoir un aperçu global du niveau dans lequel vous vous trouvez. La bonne humeur de ce fameux tactical-RPG sera maintenant un peu plus communicative grâce à des textes traduits dans la langue de Geneviève de Fontenay. Et puis sa durée de vie, des plus satisfaisantes, rentabilisera l’achat sans trop de mal. Disgaea DS est donc une valeur sûre pour les amateurs du genre.

Nervous Brickdown nous avait présenté les développeurs d’Arkedo comme des gens un peu fous, décalés, et avec un sens de l’humour que l’on allait sentir bien présent dans leurs productions suivantes, dont Big Bang Mini sur Nintendo DS. Un shoot ‘em up comme on n’a pas l’habitude d’en voir, et pour cause : que ce soit les graphismes, les musiques, le gameplay, on assiste à du peu commun, et du rarement essayé.
Les niveaux, teintés d’une relative répétitivité, vous feront traverser des villes toutes plus prestigieuses les unes que les autres, comme Rio de Janeiro, New York et Paris. Pour passer de l’un à l’autre, « simple », il vous suffira de vous défaire des ennemis apparaissant à l’écran à l’aide de votre stylet. Pendant vos tirs, n’oubliez pas de prier intérieurement pour que votre vaisseau, immobile pendant ce temps-là, ne se trouve pas malencontreusement désintégré. Big Bang Mini, une expérience à tenter. Encore et encore si le cœur vous en dit.

Il aura fallu attendre de nombreuses années avant de profiter de l'œuvre vidéoludique qu'est Chrono Trigger, initialement commercialisé en 1995 sur Super Famicom. Avec l'aide de cette version DS commercialisée et traduite pour l'Europe, les amateurs de RPG seront aux anges, qu'ils aient déjà parcouru l'aventure par le passé ou non. Le background, le système de jeu et l'aura dégagée jouent évidemment en la faveur de cette excellente production qui, quoi qu'on en dise, reste l'un des RPG les plus stables que nous ayons pu tâter ces dernières années. À n'en pas douter, il s'agit là d'un titre indispensable pour la DS.

  • Dragon Quest La Fiancée Céleste Dragon Quest la Fiancée celeste

Souvent encensé comme l'un des meilleurs essais de la saga, Dragon Quest V forme le second épisode de la trilogie Tenku no Shiro. Contrairement à un quatrième épisode DS découpé en chapitres bien distincts, Dragon Quest : La Fiancée Céleste joue la carte des générations, à l'instar de SaGa Frontier II. Les mécaniques de jeu seront en tous points similaires à celles instaurées dans le remake de Dragon Quest IV, à savoir un moteur graphique basé sur la précédente version PSone, ainsi qu'une prise en main entièrement conventionnelle (sans utilisation de l'écran tactile). Bref, nous nous retrouvons devant un remake de qualité, démontrant clairement les qualités des RPG de l'époque, en particulier au niveau de la richesse de background. Un titre que tout amateur du genre se doit de posséder.

Comme l'avait fait GTA IV, ce GTA Chinatown Wars nous emporte dans une longue et riche aventure, dont vous aurez bien du mal à vous défaire. Ce volet réservé à une "petite" console a tout d'un grand. Rockstar signe encore un très bon titre pour sa licence, ce qui ne devrait pas déplaire aux fans.
Le passage sur DS ne fait rien perdre au jeu, d'autres réflexes et repères sont à prendre, mais rarement le titre vous mettra en difficulté. On appréciera l'interface de l'écran tactile et l'optimisation qui en a été faite, apportant un vrai confort de jeu supplémentaire non négligeable. Pour le reste, on se complaît une fois de plus à enchaîner les missions, à apprécier les différentes mises en situation, et à retrouver cette ambiance si chère à GTA. Comme quoi, les gangsters peuvent aussi emprunter la console de leur mère pour jouer à un titre de bad boy.

Ce Professeur Layton et la Boîte de Pandore conserve le charme qui avait été le sien lors du premier épisode. Marque de fabrique, style propre, l'univers de la série fait d'énigmes et de cinématiques, arrive encore une fois à nous séduire. Les énigmes brillent par leur clarté et leur accessibilité, ce qui ne veut pas dire pour autant qu'elles se montrent faciles, loin de là.
Les développeurs font une fois de plus dans l'ingéniosité, par leur imagination qui donne le jour à des nouveaux modes de jeu, aussi divertissant que le coeur même du jeu. Impossible d'être déçu par ce nouveau volet. Aussi passionnant que le premier, il ajoute encore quelques éléments captivants. Un indispensable du catalogue de la DS.

Spirit Tricks s'inspire de la copie de son prédécesseur en ne conservant que le meilleur. Il ajoute sa touche propre, améliore les points qui le nécessitaient et apporte ce qu'il faut de nouveauté et de confort dans le gameplay pour réitérer une expérience de jeu sans doute plus plaisante. On se plaît à voyager à bord de la locomotive, à arpenter des tours accompagné d'un compagnon fidèle, mais aussi à oeuvrer seul contre des boss. Le pari d'intégrer moins de donjons dans le titre est risqué, puisqu'à première vue, le titre se montre plus léger. Les quêtes annexes et facultatives arriveront-elles à compléter ce "manque" ? Toujours est-il que cette aventure trouvera son public et très certainement auprès des fans.

On comprend pourquoi les Japonais ont autant glorifié ce jeu. Loin d'être un titre stupide destiné aux petites filles, La Maison du Style offre une véritable expérience vidéoludique. On ne niera pas cependant que ce dernier se tourne vers un public typiquement féminin, puisqu'il l'est lui-même à 100%. Dommage, car son gameplay lié au jeu de gestion est à ce point bien pensé et bien réalisé qu'il aurait pu satisfaire un public plus large. Derrière son allure puérile et niais, La Maison du Style cache un jeu complet, tant dans l'aventure solo que dans la présence d'un mode multijoueurs. On se laissera donc facilement prendre au jeu de cette boutique de vêtement, de ces clientes exigeantes, des stocks à gérer et d'une carrière à mener au firmament. Une réussite pour ce titre qui rejoindra sans mal la famille des bons jeux de gestion sur Nintendo DS.

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