Une interface neuronale permet à un singe de piloter des bras robotiques à distance

Le par Mathieu M.  |  5 commentaire(s) | Source : The Verge
interface neuronale

Face aux différentes avancées dans le domaine de la robotique , un obstacle de taille continue de se dresser devant les scientifiques pour véritablement lancer le marché des prothèses et implants bioniques, celui de l'interface homme - machine.

Si nous sommes aujourd'hui capables de concevoir des robots de plus en plus perfectionnés, les contrôler par la pensée n'est pas encore une chose facile, du moins pas aussi facile que de contrôler nos membres de façon naturelle.

Au coeur du problème, le développement d'interfaces permettant de relier l'homme à une machine. Ou plutôt, lier une machine à un cerveau humain.interface neuronale 

Dans ce domaine, les scientifiques de Duke avaient déjà présenté leurs dernières avancées en février dernier. Leur interface avait alors permis à un singe rhésus de contrôler avec succès un bras robotique à plus de 11 000 km de distance.

Aujourd'hui, l'expérience vient de gagner en complexité puisqu'ils ont réussi à faire contrôler non plus un, mais deux bras robotisés à distance par un singe de laboratoire, grâce à une interface directement connectée au cerveau de ce dernier.

Des implants placés dans le cerveau du singe surveillait ainsi environ 500 neurones pour en repérer les signaux électriques. Après un peu d'entraînement, le singe mis devant une vidéo était capable de réaliser quelques déplacements simples des deux bras robotisés en simultanée.

L'expérience est une simple évolution de la précédente déjà couronnée de succès, mais elle démontre comment les interfaces neuronales relativement simples pourraient permettre à des amputés de mieux prendre le contrôle de prothèses bioniques à l'avenir. En étendant ces interfaces sur des zones plus grandes du cerveau, il serait envisageable de permettre à des paralysés de redevenir mobiles et totalement autonomes grâce à des exosquelettes porteurs. Malheureusement, l'expérimentation humaine n'est pas encore à l'ordre du jour et ce type d'interface fait face à un problème conséquent : sa durée dans le temps. Seules les nanotechnologies pourraient actuellement présenter une alternative durable à ces interfaces puisque les sondes dans leurs tailles actuelles se veulent trop invasives pour que le cerveau ne les accepte dans la durée, du tissu cicatriciel se formant autour de ces connexions finissant par bloquer les signaux dans le temps.


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Vos commentaires

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Anonyme
Le #1555342
Impressionnant quand même. Si l'on fait abstraction du sort des animaux de laboratoires, évidemment...
warlord Hors ligne Vétéran icone 2431 points
Le #1555442
oui la photo nous montre pas le singe car a mon avis cela doit pas etre beau a voir.

Mouskito Hors ligne Vétéran icone 1199 points
Le #1555952
warlord a écrit :

oui la photo nous montre pas le singe car a mon avis cela doit pas etre beau a voir.


C'est pour ça qu'on leur sera eternellement reconnaissant et que nous devons coute que coute protèger ceux restés en liberté !
mapool Hors ligne VIP avatar 10467 points
Le #1556102
warlord wrote


..//..oui la photo nous montre pas le singe car a mon avis cela doit pas etre beau a voir.//....

Bah si tu as vu ballmer........
d.two Hors ligne Vétéran avatar 1533 points
Le #1556532
Tiens, je savais pas qu'il faisais des essais sur notre chère ministre de la justice (c'est pour ça qu'on la voit pas, on voit assez d'horreur comme ça)
En tous cas, belle avancée technologique, maintenant, elle peut attraper les bananes sans les regarder
OK je sors
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