Test : Knack [PS4]

Le par Rénald B.  |  1 commentaire(s)
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Knack fait partie des exclusivités de la PlayStation 4 pour son lancement. Le jeu de Mark Cerny, l'un des chefs d'orchestre de la PS4, était donc logiquement attendu au tournant. Mérite-t-il l'honneur d'accompagner le lancement de la 4ème console de salon se Sony ? Réponse dans notre test de Knack.

Sur un air de film d’animation

Knack (prononcez "nack" à l'anglaise) est une toute nouvelle franchise qui accompagne le lancement de la PS4 et endosse le costume d'exclusivité à côté de Killzone Shadow Fall.

Knack est un petit personnage créé par un gentil professeur. Il est au centre d'une histoire et d'un univers qui font clairement pencher Knack vers le film d'animation. Le jeu débute alors que de méchants gobelins ont décidé de s'en prendre à leurs ennemis héréditaires, les humains. Exit les flèches et les arcs, place aux chars et aux armes à feu. Mais qui a bien pu équiper ces populations normalement arriérées avec une telle puissance de feu qui fait peser une réelle menace sur la race humaine ? C'est là toute l'intrigue de Knack.

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A une menace militaire, répondent les armes et plus particulièrement les robots de guerre de Viktor Industries. Main dans la main, le professeur et ses acolytes partent avec Viktor pour tenter de sauver l'humanité.

Mais, c'est bien la créature du professeur qui semble être la mieux "armée" pour déjouer les plans des gobelins et détruire les armes du méchant Gundahar.

Tout le jeu s'articule ainsi autour de Knack. Ni robot, ni être vivant, il est l'amalgame de reliques qui sont au coeur de la technologie des humains.

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Qu'on ne s'y trompe pas, Knack est un jeu de plates-formes avec un penchant fort vers le beat'em all dans lequel il va falloir jouer des poings et des super pouvoirs. Ces derniers peuvent être déclenchés grâce à la récolte de pierres solaires.

Le jeu oscille entre castagne et récoltes d'objets. Une partie puzzle tente bien de se greffer au jeu mais elle reste minime et les énigmes sont faciles à découvrir (elles se résument principalement à actionner plusieurs leviers pour poursuivre son passage ou bien à emprunter des chemins de traverses pour ouvrir des portes).

Le principe est relativement simple. Knack grossit au fur et à mesure qu'il récolte des reliques. En grossissant, il devient plus fort et peut alors affronter sans sourciller les ennemis les plus puissants. Dans sa progression, Knack détruit des pierres de soleil présentes çà et là (parfois cachées) qui alimentent des jauges donnant accès à des coups spéciaux dévastateurs.

Le gameplay est relativement basique et évolue très peu durant le jeu.

On saute, on frappe et on déclenche des coups spéciaux. Impossible de déclencher le changement de taille de Knack ou même d'accélérer le pas.

Le jeu se joue par ailleurs en caméra fixe et il faut bien reconnaître qu'elle est la plupart du temps parfaitement placée.

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Knack attaque

Des airs de films d'animation qu'on retrouve clairement avec des personnages tout en rondeur et des ennemis qui rappellent pour certains ceux de films d'animations célèbres.

Le gameplay est très accessible. Le jeu débute sur un prologue, durant lequel Knack doit montrer sa puissance à Viktor, le responsable des usines d'armement robotique humaines. Il donne l'occasion de découvrir les différents coups qui permettent au héros tout en reliques d'envoyer ses ennemis au tapis.

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Coups de poing, sauts et coups spéciaux sont l'arsenal de Knack. Au gré de sa récolte de pierres solaires, il peut déclencher trois types de coups évolués à partir du bouton "o". "o"+"o" déclenche une onde de choc, "o"+carré une tornade tandis que "o" plus triangle engendre une rafale, un coup très appréciable pour dégommer les ennemis à distance.

Les développeurs ont pensé à cacher des objets dans le jeu. On les devine souvent grâce à des murs lézardés. Un petit escalier mène alors tout droit à un coffre qui renferme une portion d'objet caché (tel que le ralentisseur de temps pour lequel il faut récolter 5 pièces afin de le reconstituer et l'utiliser).

On apprend à jouer des esquives et à attendre que les ennemis aient balancé leur poing dans l'air pour les contrer. Le timing est donc essentiel face à certains ennemis pour ne pas prendre en pleine face leurs coups dévastateurs. On sautera également à bon escient pour éviter les flèches, boomerangs, explosifs et autres redoutables armes blanches. Des pièges ont aussi été placés dans certaines zones. Mais, il s'agit simplement de s'en approcher pour les déclencher et de s'en écarter fissa pour éviter leur portée limitée.

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Au fil de l'histoire et des environnements, Knack va gagner des pouvoirs et grossir avec différents éléments (et pas seulement les reliques). Malheureusement, cet aspect est peu exploité. Il permet certes de changer l'aspect visuel de Knack qui se pare tantôt de fagots de bois, tantôt de glace… Tout juste peut-on noter des éléments minimes apportés par ces différentes matières : avec la glace, le temps durant lequel Knack conserve sa taille géante est compté lorsqu'il s'aventure au soleil. Avec le bois, le héros peut prendre feu et le propager à d'autres éléments (portes par exemple) mais il diminue de taille au fur et à mesure que le bois se consume.

Le bestiaire des ennemis est relativement étoffé : il y a différentes espèces de gobelins (des plus freluquets au plus gros). Toutefois, c'est souvent leur nombre qui vous posera problème. Mais, les robots ainsi que chars et les avions de guerre sont peut-être ceux qui vous donneront le plus de fil à retordre, d'autant plus qu'ils arrivent souvent par vague (sortant de caisses dans lesquels ils étaient entreposés pour les robots). On pourra se saisir de chars détruits pour les envoyer sur d'autres engins de guerre et les détruire. C'est assez fun mais pas forcément hyper précis.

Les développeurs ont tenté d'intégrer un aspect infiltration mais il reste très limité. Dans un chapitre, on essaiera ainsi de contourner des robots qui ont pour tâche la surveillance en se tapissant dans l'ombre.

Le jeu est découpé en 13 chapitres et nécessite près de 11 heures pour être bouclé.

Les difficultés ne sont pas forcément là où on les attend. Les sauvegardes sont souvent éloignées les unes des autres et on devra souvent refaire plusieurs passages si on échoue face à des ennemis. Cela n'apporte pas vraiment au jeu.

Reste que l'histoire, si elle n'est pas d'une originalité incroyable, donne envie de poursuivre l'aventure.

Notons aussi qu'il est possible d'inviter un second joueur à tout moment dans la partie. Il prendra la forme d'un second Knack (celui qui est "invisible" et passe les faisceaux laser) invincible (il se régénère automatiquement dès qu'il est détruit).

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Plus nouvelle franchise que nouvelle génération

Un gentil jeu de plates-formes qui distille des éléments intéressants çà et là mais qui pêche trop par certains aspects pour être incontournable.

Jeu PS4 oblige, on s'attendait à en prendre plein les mirettes. Ceci est d'autant plus vrai que le nom de Mark Cerny se profile derrière Knack. Architecte de la PS4, l’homme a ensuite endossé le rôle de directeur créatif pour le développement de Knack.

Le jeu ne met pas vraiment en avant la puissance de la PS4.

Les textures sont parfois très belles et on s'extasie devant certains décors somptueux. Mais cela reste inégal suivant les chapitres. On a noté également quelques ralentissements dans certaines phases compliquées à afficher (chapitre se déroulant dans un volcan avec lave omniprésente).

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Les mouvements et déplacements des ennemis sont également hyper prévisibles et il est finalement facile d'en venir à bout quelle que soit leur taille ou leur puissance de feu.

Deux gros boss (nous n'en dirons pas plus), dont celui de fin, donnent de prime abord l'impression qu'il sera compliqué de les mettre au tapis. En fait, il n'en est rien et on reste sur sa faim après avoir achevé le dernier boss (le gardien).

Malgré ses défauts, on se surprend à y revenir pour finir le jeu.

En terminant Knack, vous conserverez tous les gadgets et les reliques de cristal que vous aurez récupérés. Mais, vous débloquerez également du contenu bonus :

  • Choisir chapitre
  • Contre-la-montre
  • Attaque Colisée

De surcroît, à une époque où les nouvelles franchises sont plutôt rares, on peut saluer l'effort et le risque d'en lancer une alors que de nombreux éditeurs capitalisent plutôt sur les licences déjà bien en place.



+ Les plus
  • Nouvelle licence
  • Quelques très beaux niveaux
  • Des personnages attachants
  • Aspect film d'animation
- Les moins
  • Répétitif
  • Inégal
  • Quelques ralentissements
  • Manque de charisme des personnages
  • Pas de réelle claque visuelle

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Vos commentaires
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Anonyme
Le #1608212
encore faut il trouver une ps4 à acheter. La politiques de vente de sony me parait completement débile. Mais bon il parait que c'est pour faire le buzz. alors buzzons.
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