L'utilisation des logiciels open source encouragée dans les services publics

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Opensource

Jusqu’à présent, les collectivités et les administrations françaises utilisaient en grande majorité des outils Microsoft, notamment Office et Sharepoint. Aujourd’hui, dans un souci d’économie et d’efficacité, elles sont sont invitées à passer à l’open source.

Le secteur public est-il pieds et poings liés avec Microsoft ? Si certains s’en défendent, rappelons qu’en 2013, le ministère de la Défense a reconduit pour quatre années supplémentaires un contrat signé en 2009 avec le géant américain (il avait d’ailleurs interpellé plusieurs parlementaires, ainsi que les défenseurs du logiciel libre, car passé sans appel d’offres) et qu’en 2014, les ministères du Travail, de la Santé et de la Jeunesse et des sports ont conclu avec Microsoft Irlande un contrat de plus de 11 millions d’euros pour un “maintien en condition opérationnelle des systèmes informatiques exploitant des produits de la socté Microsoft”. Á l’époque, François Rebsamen, alors Ministre du Travail, avait pourtant expliqué qu’un “désengagement progressif sur 4 à 6 ans” était prévu.
 

Abus de position dominante
La mainmise de Microsoft sur l’informatique des administrations françaises est telle qu'il est ensuite difficile pour les services concernés de faire machine arrière (désinstallation des logiciels de tous les postes de travail, habitudes des agents, etc.). Difficile, mais pas impossible comme l'a montré la Gendarmerie nationale, passée avec succès sous Linux. Le législateur s’est donc emparé du problème et dans une volonté de transparence, de flexibilité et de réduction des coûts, le parlement européen -dans une résolution du 29 octobre 2015- a appelé “au remplacement systématique des logiciels propriétaires par des logiciels ouverts contrôlables et vérifiables dans toutes les institutions de l'Union, à l'introduction d'un critère de sélection open-source obligatoire dans toutes les procédures de passation de marchés dans le domaine des TIC à l'avenir, et à la mise à disposition rapide d'outils de cryptage”.
 

La France “libre”
Même son de cloche en France avec l’amendement CL393 de la loi de 2016 pour une République Numérique stipulant que “les services de l’État, les administrations, les établissements publics et les entreprises du secteur public, les collectivités territoriales et leurs établissements publics encouragent l’utilisation des logiciels libres et des formats ouverts lors du développement, de l’achat ou de l’utilisation d’un système informatique”.
 

Le meilleur de l’open source ?
D’ailleurs, chaque année depuis 2012, date de la circulaire Ayrault fixant les orientations pour l’usage des logiciels libres dans l’administration, le gouvernement publie une liste des logiciels sur lesquels les pouvoirs publics peuvent s’appuyer. De la bureautique au développement, en passant par le multimédia, la messagerie, la sécurité, l’échange de fichiers et la navigation, la sélection effectuée par les services de l’État tente de couvrir la majorité des besoins. En vain.
L’adoption de technologies open source a pourtant de nombreux avantages, comme une baisse significative des coûts, une auditabilité des sources pour améliorer la sécurité, une diminution du “vendor lock-in” (dépendance à un fournisseur unique) et une qualité globale supérieure, les correctifs arrivant généralement plus vite.
 

Trouver la bonne solution
Au sein de cette liste de technologies open source recommandées, aucune alternative à Sharepoint (pourtant considéré comme une usine à gaz par de nombreux utilisateurs) n’est pour l’instant proposée. Rien en tout cas qui permettrait d’en finir avec le désordre informatique dans les organisations. Et pourtant, des solutions ouvertes, collaboratives, économiques et capables d’agréger le meilleur de l’open source, il y en a !

 Tribune libre proposée par Christopher Potter, Président de CEO-Vision S.A.S

Complément d'information

Vos commentaires Page 1 / 9

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Le #1951707
Encore un article qui fait la confusion entre LOGICIEL OPEN SOURCE et LOGICIEL LiBRE. Le premier est l'apanage des éditeurs trouvant dans ce modèle économique de plus grands profits que dans le l LOGICIEL FERMÉ puisque les tests coûteux sont à la charge du client. Dans les deux cas c'est l'éditeur qui est propriétaire des logiciels.

Le LOGICIEL LIBRE (ex licence GPL) garanti que c'est le client qui participe au bien commun, de le modifier et le partager sans qu'il soit appropriable par un ÉDITEUR et le mécanisme des licences très coûteux.
Le #1951708
Les pots de vin des Lobbies auraient-ils cessé ?
Le #1951710
Ulysse2K a écrit :

Les pots de vin des Lobbies auraient-ils cessé ?


Du tout, mais les députés commencent à réfléchir par eux-même ...
Le #1951711
C'est seulement à la fin que j'apprends que c'est une tribune libre.

Mettre la mention en premier aurait été judicieux je trouve ...
Le #1951715
Ca fait quand même un bail qu'on entend ça, il me semble...
Le #1951717
Fausse bonne idée, passer en open source va nécessiter des formations supplémentaires pour les usagers car on va changer leurs habitudes puis il faudra embaucher des spécialistes linux payés des fortunes pour pondre des scripts qui vont permettre d'interfacer les outils entre eux.
En gros on économise des licences, mais on augmente le budget formation et l'embauche de spécialistes ou on fait appel à des prestataires au prix fort.
Un petit calcul de ROI serait pourtant facile.
Le #1951719
wolfy a écrit :

Fausse bonne idée, passer en open source va nécessiter des formations supplémentaires pour les usagers car on va changer leurs habitudes puis il faudra embaucher des spécialistes linux payés des fortunes pour pondre des scripts qui vont permettre d'interfacer les outils entre eux.
En gros on économise des licences, mais on augmente le budget formation et l'embauche de spécialistes ou on fait appel à des prestataires au prix fort.
Un petit calcul de ROI serait pourtant facile.


Certes sur le court terme ça engendrera des coûts... Mais sur le long terme c'est clairement rentable.

Je suis loin d'être un défenseur de l'open-source, mais un système entier reposant sur ce type de logiciel me paraît bien plus sain pour un gouvernement ainsi que pour les services publiques (pérennité, contrôle des sources, ... et évidemment je ne parle pas de la vie privée).

Et habituer les gens à ne pas suivre aveuglément les monopoles n'est pas une mauvaises choses.

Mais il faut relativiser la questions des coûts. Les licences et les formations ne sont pas si coûteuses que ça à l'échelle d'un gouvernement.
Le #1951723
En tant qu'acheteur public, je travail au quotidien avec les institutions privées / les entreprises. C'est une galère quotidienne de bosser avec libre office... incompatibilité au quotidien. Fichier de plus 4000 lignes avec maccro, compliqué à gérer

Je perds en productivité au quotidien pour l'utilisation que j'ai de libre office à contrario du pack office.

Alors certe , le libre c'est bien mais pas à tout prix !

Aussi, il est à noter que le libre, il faut le maintenir et ça coûte parfois plus cher qu'une solution logicielle clé en main.
Le #1951724
amaura a écrit :

En tant qu'acheteur public, je travail au quotidien avec les institutions privées / les entreprises. C'est une galère quotidienne de bosser avec libre office... incompatibilité au quotidien. Fichier de plus 4000 lignes avec maccro, compliqué à gérer

Je perds en productivité au quotidien pour l'utilisation que j'ai de libre office à contrario du pack office.

Alors certe , le libre c'est bien mais pas à tout prix !

Aussi, il est à noter que le libre, il faut le maintenir et ça coûte parfois plus cher qu'une solution logicielle clé en main.


"incompatibilité au quotidien" --- bah oui, libreoffice communique toutes les données techniques pour que les autres packs office puissent être parfaitement compatibles ... ce qu'à l'évidence, ils ne veulent pas !

Bref, certains jouent la transparence totale, et d'autres l'opacité partielle, et quand ça marche pas ...... c'est la faute de ceux qui jouent la transparence !

Comme d'hab, quoi !

Sinon, l'article ne nous apprend rien ; pire, il sous-estime le pouvoir de "persuasion" des entreprises qui gagnent des milliards en vendant des logiciels, que d'autres veulent offrir gracieusement - et cela, même s'il y a des coûts de formation, de maintenance etc.

Jusqu'à preuve du contraire, si MS Office ne rapportait rien, Microsoft aurait arrêté de le vendre .... donc, ça doit bien rapporter quelques sous, que NOUS payons avec nos impôts.
Anonyme
Le #1951726
Curieux de voir que le libre est incapable de s'en sortir sans l'appui du gouvernement,
moi qui croyait que c'était vraiment mieux

Le gouvernement défenseur du libre, y'a que moi que ça fait tousser ?

" Tribune libre proposée par Christopher Potter, Président de CEO-Vision S.A.S "
Article qui transpire la neutralité

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Anonyme
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