Test : Motorola Moto G 2014

Le par Rénald B.  |  1 commentaire(s)
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Motorola met à jour son smartphone de milieu de gamme Moto G (l’entrée de gamme étant assurée avec le Moto E) avec une mouture 2014 qui adopte un grand écran et gomme certains des bémols de son prédécesseur. Terminal de choix dans le créneau du milieu de gamme ? C’est ce que nous allons voir à l’occasion de ce test complet du Moto G 2014 (XT1068).

Présentation

Le Moto G millésime 2014 (XT1068) arrive moins d’un an après le premier Moto G (lire notre test du Moto G 2013). Le constructeur américain (bientôt chinois à l’occasion de son acquisition par Lenovo) conserve un tarif contenu qui le positionne comme un milieu de gamme. Alors que le Moto G de première génération affichait un prix de 169 euros (avec 8 Go de mémoire) et 199 euros (pour la version avec 16 Go), le Moto G de seconde génération est proposé à 189 euros (avec 8 Go mais possibilité désormais de l’étendre par microSD).

Un segment très concurrentiel avec des marques comme Wiko et Archos qui ont adopté une politique commerciale très agressive. Il n’y a qu’à examiner les spécifications de l’Archos 45 Helium 4G proposé à 99.99 euros, de l’Archos 50 Helium 4G (à 149 euros) des Wiko Wax et Birdy, et de l’Archos 50 Diamond (disponible début 2015) pour s’en convaincre.

Mais la mouture 2014 du Moto G a quelques arguments pour se distinguer dans ce paysage très encombré où le rapport qualité prix augmente de mois en mois.

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Différences avec le 1er Moto G

Motorola utilise une nomenclature assez étonnante pour ses smartphones et plutôt confuse pour le grand public. Au Moto G succède en effet le... Moto G avec une « 2ème génération » entre parenthèses qu’il faut aller chercher dans « A propos du téléphone » (dans les paramètres). Difficile de s’y retrouver et c’est la raison pour laquelle nous parlons de Moto G 2014.

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Seule la référence permet finalement de les distinguer de manière certaine sur le papier : XT1068 pour le cru 2014 et XT1032 pour la première génération.

Une nomenclature qui n’évolue guère donc tandis que le smartphone a en revanche droit a quelques changements bien sentis.

A commencer par son écran qui gagne 0.5 pouce sur sa diagonale, passant de 4.5 pouces à 5 pouces (gain de 11%). On regrettera qu’il conserve la même définition, c’est-à-dire 1280 par 720 pixels (720p). Car il perd ainsi en résolution qui passe à 294 ppp (contre 326 précédemment). Est-ce si grave ? A l’heure où les résolutions des téléphones haut de gamme (le Moto X 2014 dispose d’une résolution de 424 ppp par exemple), cela pourrait en chagriner plus d’un évidemment. Mais rappelez-vous qu’il y a encore quelques années, Apple jurait au grand jamais que 326 ppp était le maximum nécessaire pour le confort visuel concernant un smartphone, précisant que tout gain supplémentaire sur la résolution était superflu (exception faite pour ceux qui disposent d’une acuité visuelle dépassant les 10/10). Avec 294 ppp, on reste proche d’une telle définition.

Aucune évolution sur la technologie de la dalle puisqu’il s’agit toujours de LCD IPS avec protection contre les rayures grâce à un verre Gorilla Glass de 3ème génération.

Le terminal est décliné en versions avec 8 Go ou 16 Go de mémoire flash interne mais dispose désormais d’un emplacement pour carte microSD (de 32 Go au maximum). C’était un des bémols du Moto G 2013, problème toutefois corrigé avec la version 4G de celui-ci.

Au jeu des différences, il y a aussi les capteurs des deux APN qui ont évolué. Au dos, on trouve désormais un APN avec capteur de 8 MPixels (contre 5 MPixels précédemment) et un autre en façade de 2 MPixels (contre 1.3 MPixels auparavant).

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Les photos sont de bonne facture même s’il ne fait pas de miracle lorsque la luminosité vient à manquer. L'APN principal permet tout de même de faire de très beaux clichés.

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Précisons qu’il permet de filmer en 720p à 30 ips et qu’un mode Ralenti est disponible pour la caméra au dos.

Le nouveau Moto G prend aussi un peu d’embonpoint : un peu plus d’un centimètre sur la longueur et 5 mm sur la largeur (141.5 x 70.7 x 6-11 mm contre 129.9 x 65.9 x 11.6 mm). En revanche, il est légèrement plus fin (de 0.6 mm à 11.6 mm).

Ce centimètre supplémentaire sur la longueur a été mis à profit pour accueillir les deux haut-parleurs sous et au-dessus de l’écran. Les deux barres de haut-parleur sont relativement longues et offrent ainsi une diffusion stéréo du son alors qu’un seul haut-parleur était présent dans la version précédente. Il était de surcroît situé au dos de l’appareil (à gauche de l’APN).

Côté poids, il ne prend que 6 gramme, passant ainsi à 149 grammes. Six grammes seulement pourrait-on dire puisque l’écran gagne 0.5 pouces (1.27 cm) sur sa diagonale. C’est aussi logique puisque la batterie reste identique (avec une capacité de 2070 mAh).

On n’est pas face au smartphone offrant les plus belles courbes qui soient mais le design bombé (avec finition matte plutôt sobre) de la coque arrière n’est pas pour déplaire.



Performances

Avec une esthétique assez proche de son prédécesseur, le Moto G 2014 gagne quelques attributs qui le mettent au gout du jour.

En revanche, le moteur de la bécane reste le même puisqu’il s’agit toujours du SoC Snapdragon 400 (MSM8226) qu’on trouvait déjà dans le Moto G 2013 et le Moto G 4G (sorti cet été). Pour mémoire, cette puce embarque un processeur à 4 coeurs à architecture Cortex-A7 cadencés entre 300 MHz et 1.19 GHz ainsi qu’un processeur graphique Adreno 305. L’ensemble est toujours épaulé par 1 Go de mémoire vive LPDDR2.

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Il est donc logique qu’on retrouve des résultats de benchmark assez similaires à ceux obtenus lors de notre test du Moto G 2013.

Nous l’avons ainsi fait passer dans les moulinettes des benchmarks suivants :
AnTuTu
Vellamo
Quadrant
Epic Citadel

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Motorola_Moto_G_2014_k Vellamo

Moto_G_2014_Quadant Quadrant

Moto_G_2014_Epic_Citadel Epic Citadel

Rien de très excitant pour ceux qui recherchent la performance brute ; c’est certain. Mais, dans la pratique, il faut bien avouer qu’Android fonctionne en toute fluidité sur ce terminal. Tout comme c’était déjà le cas avec le cru 2013, la limite se trouve plutôt du côté des jeux 3D assez gourmands en ressource hardware.

L’autonomie est sensiblement la même, c’est-à-dire de environ 1.5 jour pour un usage « classique ». Dommage que Motorola n’ait pas augmenté la capacité de la batterie en profitant du volume plus important de ce modèle, quitte à augmenter un peu plus le poids.

Autre bémol concernant cette batterie : elle reste inamovible alors que la coque peut, elle, être retirée.



Connectivité

Le Moto G 2013 n’était pas compatible avec la 4G. Motorola a corrigé le tir à l’été 2014 en lançant le Moto G 4G.

Retour à la case départ pour ce Moto G 2014 qui n’est pas 4G. C’est bien dommage à l’heure où l’on trouve des smartphone compatibles 4G à moins de 100 euros.

Plus globalement, à l’instar de son prédécesseur, il ne fait pas la part belle aux réseaux cellulaires puisqu’il ne supporte pas non plus le DC-HSPA, chose somme toute logique puisque le modem est celui du Snapdragon 400 (qui est donc le même que sur la mouture 2013). Il faudra donc se contenter de la 3G+ (HSPA+) pour des débits théoriques descendant et montant plafonnant respectivement à 21.1 et 5.76 Mb/s.

Le terminal est par ailleurs compatible avec la 2G sur les bandes 850/900/1800/1900 MHz et avec la 3G sur les bandes 850/900/1800/1900/2100 MHz.

Pas de support du Wi-Fi ac, il faudra donc se contenter du Wi-Fi b/g/n. Cela peut paraître logique à ce tarif (189 euros) mais c’était avant l’annonce de l’Archos 50 Diamond qui sera proposé à 200 euros début 2015 avec, entre autres, support du Wi-Fi ac et de la 4G LTE (s’il vous plait).

On trouve le support du Bluetooth 4.0 avec le profil Low Energy (LE) ainsi que la géolocalisation via les constellations GPS et GLONASS.

Aucun souci de connexion rencontré avec le Bluetooth. Nous l’avons connecté sans problème à un récepteur Bluetooth Sony SBH50 ainsi qu’au Creative Aurvana Platinum.

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Nous avons également pu constater qu’il supportait sans broncher les dispositifs OTG en connectant une clé USB PK K’3 de PK Paris.

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Pas de support du Miracast mais en revanche la possibilité donnée par Android 4.4 de « Caster l’écran » sur son téléviseur si vous disposez du dongle Chromecast (lire notre test du Chromecast).

On regrettera également l’absence du support des normes Qi (pour la recharge sans fil) et NFC (Near Fil Communication), cette dernière étant notamment pratique pour appairer certains casques (tel que le Ceative Aurvana Platinum) ou enceintes Bluetooth.

Enfin, le smartphone supporte le Wi-Fi Direct, le DLNA et peut jouer le rôle de Hotspot Wi-Fi pour partager sa connexion cellulaire à d’autres appareils.



Des points forts

Motorola met en avant l’aspect interchangeable de la coque (par défaut en blanc ou en noir) qui est disponible dans de nombreux autres coloris. Les « Motorola Shells » adoptent ainsi des coloris chamarrés mais sont identiques dans leur forme à la coque d’origine. En revanche, on peut aussi opter pour une coque de type « Flip Shell » qui intègre directement un volet rabattable sur l’avant de l’appareil. C’est très bien vu de la part de Motorola. Outre les coques officielles signées Motorola, il existe par ailleurs tout un écosystème d'accessoires variés associé au Moto de seconde génération.

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De quoi customiser son Moto G même si le degré de personnalisation n’atteint tout de même pas ce à quoi on a désormais droit également en France pour le Moto X avec le site Moto Maker (nous y reviendrons à l’occasion de notre test du Moto X 2014).

Le Moto G se distingue aussi par son double emplacement pour cartes SIM. Celles-ci peuvent être actives simultanément.

Mieux, le Moto G est capable d’apprendre de vos usages pour utiliser telle ou telle carte SIM en fonction de vos habitudes. C’est à la discrétion de l’utilisateur qui pourra donc choisir depuis les paramètres entre la sélection automatique des cartes SIM ou désactiver individuellement les cartes SIM.

Par défaut, l’utilisateur sera invité pour chaque appel à sélectionner la carte SIM de son choix. En passant au Dual SIM automatique, le Moto G se servira alors de l’historique de vos appels pour sélectionner automatiquement la « bonne » carte SIM en fonction de votre appel.

C’est plutôt bien vu et constitue indéniablement un point fort pour ceux qui ont l’habitude de jongler entre deux cartes SIM.

Côté écran, on l’a vu, le passage à une diagonale de 5 pouces ne s’est pas traduite par une augmentation de la définition (on reste sur de la 720p). En revanche, bonne surprise concernant la luminosité de cet écran IPS qui est plutôt bonne. En plein soleil, il reste ainsi exploitable sans avoir besoin de la pousser à fond dans les paramètres.



Conclusion

Le Moto G 2014 offre un bon rapport qualité prix. Peut-être pas le meilleur du marché, mais choisir un Motorola c’est aussi opter pour les Smart Actions préinstallées sous forme d’applications (on peut toutefois les installer sur un smartphone d’une autre marque). De plus s’il évolue sous Android 4.4.4, il sera prochainement mis à jour avec Android 5.0 « Lollipop ». Reste que si Motorola suit sa logique, il faut s’attendre à voir sortir un Moto G 2014 compatible 4G d’ici quelques mois.

On peut aussi souligner l’intérêt du Dual SIM active avec sélection automatique possible des cartes ainsi que la customisation via les « Flip Shells » et « Motorola Shells ».



+ Les plus
  • Slot pour microSD
  • APN de 8 et 2 MPixels
  • Evolution prévue vers Android 5.0 "Lollipop"
  • Customisable avec des coques de couleur
  • Double SIM Active avec sélection automatique
- Les moins
  • Pas de 4G, ni de DC-HSPA
  • Même SoC que le Moto G 2013 (Snapdragon 400)
  • Batterie non amovible


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Vos commentaires
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infoble Hors ligne Héroïque avatar 662 points
Le #1814677
Un oubli : un + non négligeable par rapport au 2013 est l'ajout du gyroscope ! Il est désormais possible de faire des photosphères.
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