La Nasa coupe du chauffage pour Voyager 2 dans l'espace interstellaire

Le par  |  9 commentaire(s)
voyager-1-2-espace-interstellaire

L'agence spatiale américaine multiplie les stratégies pour faire vivre ses sondes Voyager dans l'espace interstellaire, dont celles pour économiser l'énergie.

La sonde Voyager 2 a dépassé l'héliopause le 5 novembre dernier. Une limite où le vent chaud solaire rencontre le milieu interstellaire froid. Désormais à plus de 18 milliards de kilomètres du Soleil, Voyager 2 poursuit son long périple dans l'espace interstellaire.

Afin d'économiser l'énergie, plusieurs de ses instruments ont été désactivés. La Nasa n'a pas décidé de faire de même pour l'instrument CRS (Cosmic Ray Subsystem) qui demeure opérationnel pour la détection des rayons cosmiques, mais son chauffage a été coupé.

Cette stratégie s'inscrit aussi dans un souci d'économie d'énergie avec le générateur électrique qui montre des signes de fatigue. Selon l'agence spatiale américaine, l'instrument CRS continue de transmettre des données en dépit d'une température de -59 °C et alors qu'il a été testé à jusqu'à -45 °C.

voyager-instrument-crs
La Nasa explique que la sonde Voyager 2 est alimentée par trois générateurs thermoélectriques à radioisotope qui produisent de l'électricité à partir de la chaleur émanant de la désintégration radioactive du plutonium 238.

" Parce que l'énergie thermique du plutonium dans les générateurs diminue et que leur efficacité interne diminue avec le temps, Voyager 2 produit environ 4 watts d'énergie électrique en moins par an. " En rappelant que la sonde a été lancée en 1977. Les générateurs produisent 40 % d'électricité en moins qu'il y a 42 ans.

Également lancée en 1977, la sonde jumelle Voyager 1 - actuellement à 22 milliards de km du Soleil - est confrontée aux mêmes défis énergétiques, parmi d'autres.

" Les deux sondes Voyager explorent des régions jamais visitées auparavant, chaque jour est donc un jour de découverte ", commente Ed Stone, ancien directeur du Jet Propulsion Laboratory de la Nasa.

Complément d'information

Vos commentaires

Gagnez chaque mois un abonnement Premium avec GNT : Inscrivez-vous !
Trier par : date / pertinence
Le #2071747
Des engins qui ont plus de 40 ans de service, respect
Le #2071762
bravo à tous ces fabuleux (ses) chercheurs ( ses), nous restons béats d'admiration

Le #2071774
- 59° seulement ?
En Antartic la température peut descendre à -70° ... C'est juste pour dire
Le #2071776
GGpog a écrit :

- 59° seulement ?
En Antartic la température peut descendre à -70° ... C'est juste pour dire


Dans l'article ce n'est pas très bien expliqué, bien sur dans l'espace la sonde ce balade à des -180°, voir moins...
Les générateurs de la sonde dégage de la chaleur, du coups les appareils de mesures sont réchauffés, même sans leurs chauffages...
Le #2071777
GGpog a écrit :

- 59° seulement ?
En Antartic la température peut descendre à -70° ... C'est juste pour dire


La seule perte de chaleur est par rayonnement et la sonde produit encore un peu de chaleur. La chute de température est très lente car le rayonnement est faible.

Contrairement à l'antarctique, dans l'espace il n'y a pas d'air donc pas d'échange par convection.
Le #2071778
Les batteries de smartphones se prennent la honte face à une tech qui date de 77...
Ou peut-on trouver du Plutonium ? *troll*
Le #2071790
ribwich a écrit :

GGpog a écrit :

- 59° seulement ?
En Antartic la température peut descendre à -70° ... C'est juste pour dire


La seule perte de chaleur est par rayonnement et la sonde produit encore un peu de chaleur. La chute de température est très lente car le rayonnement est faible.

Contrairement à l'antarctique, dans l'espace il n'y a pas d'air donc pas d'échange par convection.


Ok
Le #2071806
ribwich a écrit :

GGpog a écrit :

- 59° seulement ?
En Antartic la température peut descendre à -70° ... C'est juste pour dire


La seule perte de chaleur est par rayonnement et la sonde produit encore un peu de chaleur. La chute de température est très lente car le rayonnement est faible.

Contrairement à l'antarctique, dans l'espace il n'y a pas d'air donc pas d'échange par convection.


D'ailleurs c'est pas le vent solaire qui va contribuer à chauffer la sonde avant d'atteindre l'héliopause, contrairement a ce que laisser penser la phrase "Une limite où le vent chaud solaire rencontre le milieu interstellaire froid."

La seule chose extérieure qui "réchauffe" la sonde, ce sont les rayonnements (lumière visible / IR / UV).

Une discussion intéressante sur le sujet ici: https://www.webastro.net/forums/topic/104206-temperature-dun-corps-et-vent-solaire/
Le #2071887
BernardWeltman a écrit :

bravo à tous ces fabuleux (ses) chercheurs ( ses), nous restons béats d'admiration



Euh ........ Pas tellement, ou en tout cas "bravo à UNE PARTIE de ces fabuleux (ses) chercheurs ( ses), nous restons béats d'admiration"

un exemple parmis d'autres, au sein de voyageur 1 et 2 se trouve des messages audio et entre autres celui de Kurt Waldheim, ancien secrétaire général des nations unis, dont le passé n'est pas très glorieux au sein de la Wehrmacht et du service de renseignement associé pendant leur invasion du sud de l'Europe ....

Et on va dire que parmi ces chercheurs, bien que je ne remette pas en cause leur talents et expertises, leurs passé à mon sens ne leur permet pas d'être admirés.
Suivre les commentaires
Poster un commentaire
Anonyme
Anonyme