Qualcomm IQ 2012 : de SnapDragon à Vuforia

Le par Christian D.  |  0 commentaire(s)
Qualcomm IQ 2012 logo

L'événement Qualcomm IQ 2012 de Berlin permet de faire le point sur les activités du fondeur au-delà de la conception de processeurs pour smartphones et tablettes. Pour les faire accepter, il faut rendre attirant tous ces composants et en révéler le potentiel. D'où de gros efforts au plan logiciel pour fournir SDK et outils tirant parti de tous les types de puce de Qualcomm pour anticiper les services mobiles de demain...en espérant bien les voir tourner sur des smartphones et tablettes sous processeur Qualcomm.

SnapDragon...mais pas seulement

Qualcomm est un concepteur de chipsets leader sur le marché des smartphones à plusieurs titres, avec des activités dans les processeurs mobiles, les processeurs graphiques, les modems et les puces de connectivité mais pour faire reconnaître la qualité de ses composants, il n'hésite pas à fournir les outils destinés à simplifier la tâche des développeurs d'applications mobiles qui pourront exploiter au mieux les possibilités de la plate-forme matérielle.

Si l'objectif final est bien de vendre toujours de plus de puces mobiles, il s'accompagne de la recherche d'une reconnaissance dans le domaine du software pour s'assurer des faveurs du marché. Car avec des outils développeurs mettant en valeur la puissance des processeurs Qualcomm, la société compte attirer la lumière à elle en assurant la création d'applications exploitant les ressources des smartphones et tablettes, avec pour effet en retour d'inciter les fabricants de terminaux à se tourner vers la plate-forme matérielle.

Qualcomm logo pro Cet aspect a pris de l'importance dans la stratégie de conquête du fondeur qui fournit toujours plus d'outils pour pousser à l'utilisation de sa plate-forme SnapDragon ou des ses composants, comme le processeur graphique Adreno ou les puces de connectivité depuis le rachat d'Atheros.

Si l'arrivée du processeur SnapDragon S4 en version quadcore est imminente, avec les premiers produits commerciaux annoncés, l'événement Qualcomm IQ 2012 de Berlin, qui s'est tenu le 11 septembre 2012, a donc surtout fait la part belle aux applications et SDK.

Qualcomm IQ reference design

Qualcomm travaille depuis plusieurs années sur différents axes, de la réalité augmentée aux connections peer to peer ad hoc en passant par le geofencing / géolocalisation indoor ou la reconnaissance d'image, autant de domaines qui demandent de solides performances de la part des terminaux mobiles et dont l'émergence est désormais facilitée par la montée des débits.


Des applications pour sublimer la puissance des puces
Qualcomm IQ 2012 logo La réalité augmentée reste un exemple de démonstration phare pour Qualcomm, comme elle l'était déjà l'an dernier, avec un certain nombre d'améliorations et un nouveau nom, Vuforia, permettant toujours plus d'interactions, en attendant une éventuelle montée des usages commerciaux.

Il faut dire que la simplicité d'usage joue en sa faveur : un simple motif imprimé sur une page (ou à terme un emballage, une publicité ou une couverture de magazine) donne lieu à l'apparition d'animations en trois dimensions ou de vidéos, apportant du divertissement ou de l'information.

Qualcomm IQ AllJoyn Qualcomm IQ 2net 
AllJoyn, 2Net (Qualcomm Life)...quelques initiatives de Qualcomm

Le système de communication en peer to peer AllJoyn est aussi un élément très mis en avant par Qualcomm. Proposé en open source, il permet là aussi une fois intégré dans des applications d'imaginer de nouveaux moyens de communication à courte portée, lors d'une soirée par exemple, avec la possibilité de découvrir de nouveaux contacts.

Le SDK Gimbal est un autre exemple, tourné cette fois vers le geofencing ( définition d'un périmètre localisé déclenchant des interactions lorsqu'il est franchi dans un sens et/ou dans l'autre ) et la reconnaissance d'image, avec la force d'une base de données stockées en cloud dont les photos peuvent être fournies par les utilisateurs eux-mêmes, améliorant par leur nombre la qualité de la reconnaissance.



De la mobilité à l'Internet des objets

A l'heure de l'arrivée du processeur SnapDragon S4 en version quadcore, c'est Steve Mollenkopfk, numéro deux du fondeur Qualcomm, qui a fait un état des lieux du marché mobile mondial. Rappelant que le groupe est l'un des leaders mondiaux en tant que société fabless ( sans usines de production ) et le sixième plus gros fabricant de semiconducteurs au monde.

Et si Qualcomm est avant connu pour ses processeurs mobiles avec la plate-forme SnapDragon, l'entreprise s'intéresse à de nombreux domaines relatifs à la mobilité et qui sur le long terme doivent maintenir la prédominance actuelle du fondeur et ouvrir de nouvelles opportunités.

Qualcomm IQ keynote 01  Qualcomm IQ keynote 02 

Avec une consommation data qui sera multipliée par 1000 dans les années à venir, à mesure que les appareils mobiles se multiplient mais aussi que de nombreux objets jusqu'à présent " inanimés " finissent par acquérir une connectivité ( notamment dans le cadre de l'Internet des objets ), Qualcomm veut donc être présent sur les processeurs et GPUs qui animeront les terminaux convergents mais aussi sur les technologies réseau.

Qualcomm IQ keynote 03 Qualcomm IQ keynote 04 

De la 3G à la 3G+, allant jusqu'au DC-HSPA, et vers la 4G avec LTE et bientôt LTE-Advanced, Qualcomm est capable de fournir des solutions multimodes répondant à la demande des opérateurs qui déploient des réseaux 4G LTE tout en s'appuyant sur leur réseau 3G+ pour assurer le maillage.



Qualcomm, de la mobilité à la connectivité ubiquitaire
Qualcomm IQ station base Qualcomm est aussi en pointe dans la gestion des échanges entre les différentes couches d'infrastructures réseau, du macro-réseau aux micro-cellules disséminées et capables de soulager le réseau principal tout en améliorant l'expérience utilisateur grâce à des débits maintenus élevés via une meilleure répartition des ressources.

Pour que la stratégie des micro-cellules fonctionne, il en faudra beaucoup et un peu partout. D'où les initiatives menées depuis deux ans par les équipementiers pour proposer des stations de base modulaires miniaturisées et à faible coût qui préparent cette évolution.

Petit à petit se dessine ainsi une sorte de super réseau comprenant divers éléments : réseaux mobiles 3G et 4G, 802.11 AC, réseaux hybrides ( dont le HyFi poussé par Qualcomm ) et CPL, à partir duquel les appareils mobiles pourront être en permanence connectés au meilleur réseau disponible.

Pour Qualcomm, participer au développement de ces technologies est aussi le meilleur de vendre demain encore plus de processeurs, GPU, modems et puces de connectivité embarqués dans les appareils, ce qui reste son activité de base, avec la gestion de sa propriété intellectuelle.

Qualcomm IQ keynote 05 
Les puces Qualcomm, bientôt jusque dans le lave-linge

D'où l'image amusante présentée par Steve Mollenkopf en guise de synthèse dans sa présentation qui fait apparaître au milieu de produits attendus comme des smartphones, des tablettes ou des équipements de salons un lave-linge pour représenter l'émergence de ce marché de nouveaux produits connectés qui vont peut-être enfin passer du concept présenté d'année en année dans les salons technologiques au produit ayant une réelle utilité pour le consommateur grâce à toutes les technologies de communication.



Pour vendre des puces, pousser le software

S'il ne faut pas perdre de vue que Qualcomm a pour objectif principal de vendre le plus de puces mobiles possibles, il faut encore rendre celles-ci les plus désirables possible dans un contexte de forte concurrence où les contrats avec de gros clients sont l'assurance de vendre des millions ou des dizaines de millions de pièces, faisant et défaisant les fortunes des uns et des autres.

Affirmer la supériorité d'une plate-forme matérielle ne suffit pas, d'autant plus que les points de comparaison sont difficiles à établir ( on verra que Qualcomm tente sa chance pour SnapDragon S4 du côté des benchmarks ). Le mieux est encore de montrer concrètement ce qu'il est possible de réaliser avec la puissance des différentes puces du fondeur en apportant un soutien aux développeurs grâce à des outils (SDK, documentations) et la mise en avant de services mobiles qui pourraient devenir à court terme des standards de l'industrie mobile.

Ces initiatives doivent faire naître un écosystème autour du nom SnapDragon, aussi bien chez les développeurs ( qui créent les applications ) que chez les consommateurs ( qui utilisent les applications optimisées pour SnapDragon ) de manière à créer une attente qui incitera les fabricants de terminaux à privilégier les plates-formes de Qualcomm dans leurs produits pour bénéficier de ces retours.


Stratégie de séduction des développeurs
Vuforia logoLe fondeur a ainsi placé de grands espoirs dans un domaine particulier : la réalité augmentée, comprise comme une fonctionnalité qui pourrait devenir importante, sinon essentielle, dans le quotidien des utilisateurs. Au fil des années, son kit de développement s'est perfectionné et porte désormais le nom de Vuforia.

Qualcomm revendique l'intérêt de plus de 30 000 développeurs et la création de plus de 1000 applications à partir de son SDK permettant de créer des jeux, des applications commerciales ou d'ajouter des informations dynamiques ( vidéo, par exemple ) à un support qui ne l'est pas.

Qualcomm IQ Vuforia 03 Qualcomm IQ Vuforia 02 
Le motif imprimé (à gauche) ; l'interaction déclenchée (à droite)

Il reste toujours amusant de voir surgir d'un simple motif imprimé sur une feuille de papier ( ou sur un emballage ) une animation ou un jeu, et toujours intéressant ( au moins d'un point de vue théorique ) d'imaginer la possibilité d'obtenir diverses informations sur un article dans une boutique avant de l'acheter, de pouvoir en changer la couleur ou d'obtenir les derniers avis d'autres acheteurs.

Qualcomm IQ Vuforia 04  Qualcomm IQ Vuforia 05 
Séduisant comme démonstrateur, mais qu'en sera-t-il au quotidien ?

De nouvelles possibilités s'ouvrent d'ailleurs avec la mise à disposition de réseaux à haut débit et les infrastructures cloud, permettant d'ajouter de la reconnaissance d'image en faisant appel à de vastes banques d'images qui pourront être étoffées par les utilisateurs eux-mêmes et dont le nombre facilitera le fonctionnement de cette ressource complexe.


Geofencing avec Gimbal
Gimbal logoCette même reconnaissance d'image est exploitée dans un autre SDK en démonstration au Qualcomm IQ 2012 de Berlin, baptisé Gimbal et s'adressant à la plate-forme Android. Ce dernier permet de créer des interactions en utilisant notamment la notion de geofencing ( action en fonction de l'entrée ou de la sortie d'un périmètre défini ) qui peut être particulièrement intéressante pour un autre grand thème de la mobilité : la localisation indoor.

Gimbal peut faire appel à des capteurs pour créer le périmètre de géofencing à partir duquel un smartphone pourra réagir selon l'application créée. Gimbal permet de créer rapidement une telle application ( pour augmenter la visibilité d'une boutique, ou sur un stand dans un salon ) sans avoir besoin de faire appel à de coûteuses solutions propriétaires et avec en retour un aperçu des clients qui auront répondu à la sollicitation.


Hy-Fi, réconcilier WiFi et CPL
Citons enfin le cas de Hy-Fi, couche logicielle permettant d'agréger débits CPL et WiFi dynamiquement pour assurer à l'utilisateur des débits encore supérieurs avec réallocation automatique des bandes passantes de manière à ce que l'utilisateur conserve toujours un débit optimisé.

Qualcomm IQ Hy Fi  Qualcomm IQ HyFi 01 
Le secret du Hy-Fi est dans le petit boîtier blanc (bientôt commercialisé)

Hy-Fi joue le rôle de surcouche sans interférer avec le CPL ou le WiFi, ce qui assure aussi son évolution au fil des améliorations des technologies. Bientôt commercialisée, la solution Hy-Fi se présentera sous forme de boîtier CPL WiFi dont la force sera de ne pas demander de configuration de la part de l'utilisateur.

Pour le fabricant, il y aura aussi la possibilité d'intégrer des configurations spécifiques, voire des services, au sein des boîtiers et d'affiner ainsi son offre selon les marchés visés. Combiner les connectivités pour assurer en permanence un débit optimum, c'est aussi s'assurer entre autres que les produits mobiles et nomades pourront exploiter tous les services mobiles sans expérience décevante venant d'un débit médiocre...



SnapDragon, pivot stratégique

A la base, Qualcomm conçoit des composants mobiles (processeur, GPU, modem, connectivité ) qu'il fait fabriquer par des fondeurs, vend aux fabricants de smartphones et tablettes ( et d'autres marchés ) et met en valeur via de la documentation et des SDK auprès des développeurs.

Au coeur de cette stratégie se trouve donc la famille SnapDragon qui comprend diverses plates-formes matérielles ( actuellement divisées en quatre catégories, de S1 à S4, avec des sous-divisions ) et dont la dernière génération SnapDragon S4 est déjà présente dans de nombreux produits en version simple coeur, dual core, bientôt aussi en quadcore ( déjà présente dans le nouveau LG Optimus G ).

La famille SnapDragon essaime sur de nombreuses plates-formes mobiles, Android en tête, mais aussi Windows Phone ( pour laquelle Qualcomm est toujours le seul fondeur à proposer des processeurs optimisés et certifiés par Microsoft ) et BlackBerry, en attendant Windows RT, voire le futur FireFox OS.

Qualcomm SnapDragon 01  Qualcomm SnapDragon 02 

La diversité de ses plates-formes matérielles SnapDragon lui permet de répondre à la demande pour tous les segments du marché, milieu et haut de gamme bien sûr, mais aussi entrée de gamme avec QRD ( Qualcomm Reference Designs ), un segment important pour Qualcomm comme le signalait déjà son CEO Paul Jacobs en 2011 quand arrivaient les processeurs mobiles dual core et qu'il ne compte pas laisser à certains acteurs spécialisés comme MediaTek.


SnapDragon S4, à la pointe
La famille S4 constitue le sommet de la gamme des plates-formes matérielles de Qualcomm, à base de coeurs utilisant une nouvelle microarchitecture Krait, avec un niveau de gravure en 28 nm et utilisant les processeurs graphiques Adreno, également conçus par Qualcomm et qui lui font dire qu'il est le plus gros fournisseur de GPU mobiles au monde.

Qualcomm SnapDragon 03  Qualcomm SnapDragon 04 

C'est à partir de la famille SnapDragon que le fondeur maintient sa domination sur le segment des smartphones, espère conquérir celui, plus difficile, des tablettes ( mais Windows RT est de nature à pouvoir changer la donne ) et cherche à étendre son influence à d'autres secteurs grâce à l'Internet des objets et l'intégration de connectivité un peu partout.

Qualcomm peut aussi compter sur son expertise en matière de modems multimode 2G / 3G / 4G pour s'imposer. Mais dans l'univers des processeurs mobiles, il existe une problématique difficile à résoudre du fait de l'hétérogénéité des plates-formes : comment trouver un point de comparaison pour établir les performances des processeurs des différents fabricants ?


Sur quelles bases comparer ?
Car le nombre de coeurs, la fréquence du processeur ou l'architecture interne sont autant d'éléments qui n'ont pas de valeur absolue et doivent être pris en compte dans un tout constitué par la plate-forme matérielle. La problématique date des premiers processeurs simple coeur ARM Cortex-A8 et n'a fait que s'amplifier avec le dual core et maintenant quadcore.

Qualcomm SnapDragon 05  Qualcomm SnapDragon 06 

Pendant que certains fabricants jouent la carte du nombre de coeurs, d'autres, comme Qualcomm ( mais aussi Texas Instruments ) font valoir qu'un dual core optimisé peut être plus performant qu'un quadcore gourmand. Faute d'un indice composite sur lequel tous les fabricants de processeur pourraient se mettre d'accord, Qualcomm cherche sa propre voie pour mettre en avant ses processeurs SnapDragon en faisant appel aux benchmarks qui constituent une première approche pour un indice commun, sans être parfaite.

On aura beau jeu de signaler les différences significatives de résultats entre des plates-formes optimisées en laboratoire et des smartphones finis constitués de patchworks de composants pouvant influer sur les performances finales, même en mettant l'accent sur les plates-formes intégrées ( réunissant processeur, GPU et modem sur un même SoC ) qui constitue la voie privilégiée des solutions Qualcomm.

Qualcomm SnapDragon 07 Qualcomm SnapDragon 08 

Faute d'une meilleure classification, Qualcomm vante donc les performances de son processeur SnapDragon S4 dual core par rapport aux solutions quadcore concurrentes ( et là on pense forcément au Tegra 3 de Nvidia ), de même que la puissance de sa solution SnapDragon S4 quadcore ( APQ8064 ) par rapport aux quadcores concurrents, sur la base de divers benchmarks.

Pour enfoncer le clou de l'optimisation, le fondeur a également comparé les dégagements de chaleur au bout de plusieurs minutes de fonctionnement. Expliquant avoir beaucoup travaillé sur la problématique thermique des processeurs SnapDragon, il assure que les optimisations effectuées garantissent de 1h30 à 2 heures d'autonomie supplémentaire avec ses processeurs selon les scénarios d'utilisation.

Les arguments sont de bonne guerre mais devront sans doute être raffinés, l'idéal étant d'arriver à s'accorder au sein de l'industrie sur certains critères. Pour le moment, chacun met en avant ses spécificités là où elles sont les plus favorables mais faute d'information homogène sur les mêmes bases chez les autres acteurs, les comparaisons objectives restent difficiles.



Le futur

Qualcomm est sans conteste le plus grand fournisseur de plates-formes matérielles pour les smartphones mais du côté des tablettes, la situation est moins éclatante. Face au Tegra 3 de Nvidia et à l'OMAP de Texas Instruments qui récupèrent souvent les gros contrats, et après quelques déconvenues ( la HP TouchPad ), le fondeur peine à trouver sa place sur ce créneau.

Après avoir tenté sans succès de promouvoir des produits hybrides qui n'étaient pas sans rappeler des netbooks sous processeur ARM et après avoir relativement peu percé sur le segment des tablettes Android, le prochain grand espoir vient bien sûr de l'arrivée de Windows 8 et plus particulièrement de la version pour tablettes ARM Windows RT.

Qualcomm reference design Windows RT  Qualcomm IQ Windows RT 02 


Dès l'annonce de Windows 8 pour ARM, Qualcomm avait fait partie des premiers fondeurs à annoncer des projets de plates-formes matérielles optimisées disponibles dès le lancement de Windows 8. A quelques semaines maintenant du grand jour, ce sera aussi l'occasion pour le fondeur de mettre en avant son processeur SnapDragon S4 quadcore après avoir su placer la version dual core dans les smartphones.

Qualcomm IQ Windows RT 03 


Lors de son événement Qualcomm IQ 2012 de Berlin, Qualcomm avait donc logiquement en démonstration une tablette Windows RT de référence tournant sous processeur SnapDragon. Sans pouvoir en dire trop avant l'heure, la société assure qu'elle sera bien présente pour profiter du virage Windows 8 qui pourrait lui permettre de mettre un pied dans le domaine des ordinateurs portables / tablettes ARM, comme elle en rêvait il y a deux ans.


WiPower, la recharge sans fil
Parmi les stands de démonstration des technologies en cours de maturation chez Qualcomm, on trouvait aussi WiPower, le système de recharge sans fil pour petits appareils ( anciennement eZone ). A l'heure où la technologie Qi du WPC ( Wireless Power Consortium ) trouve un allié de poids avec Nokia qui l'a intégrée dans sa dernière gamme Lumia sous Windows Phone 8, WiPower, dont le fonctionnement est distinct, se cherche toujours des découchés commerciaux.

Qualcomm IQ WiPower  Qualcomm IQ WiPower 02 


Après avoir tenté de convaincre certains acteurs précoces de ce jeune marché, Qualcomm avait annoncé au mois de mai la formation du groupe de promotion A4WP ( Alliance for Wireless Power ) en réponse au WPC et avec l'appui non négligeable du groupe Samsung.

Qualcomm IQ WiPower 03 

Celui-ci doit pousser à la standardisation de la technologie de recharge sans fil derrière WiPower mais cela ne sera pas chose facile avec la concurrence du WPC parti en avance pour imposer sa norme Qi. Qualcomm ne manque généralement pas d'idées pour vanter les mérites de la recharge sans fil qui pourrait trouver place jusque dans les véhicules et nous faire oublier pour la bonne cause tous ces câbles et adaptateurs nécessaires pour alimenter nos gadgets électroniques.

Et si les premières heures de la recharge sans fil imposent d'ajouter une coque aux appareils mobiles, faute de pouvoir faire intégrer la technologie directement, Qualcomm montrait des prototypes avec batterie modifiée pour embarquer un circuit WiPro, sans créer de surépaisseur. En attendant qu'un fabricant de smartphones se décide...




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