Chômage et libéralisme

Le
Globern
Deux ans de politique libérale n'ont pas freiné le chômage
LE MONDE | 19.10.04 | 13h51

http://www.lemonde.fr/web/article/0%2C1-%200@2-3224%2C36-383557%2C0.html

Dès 2002, le gouvernement a mis un coup d'arrêt aux contrats aidés dans le
secteur non marchand.
Un cap d'inspiration libérale, desservi par l'atonie persistante de
l'activité, et une incapacité à enrayer la montée du chômage : deux ans et
demi après le retour de la droite au pouvoir, tel est le bilan de la
politique de l'emploi du gouvernement. Entre mai 2002 et août 2004, le
nombre des demandeurs d'emploi a augmenté de 220 600 pour dépasser 2,4
millions, et le taux de chômage est passé de 9,1 % à 9,9 % de la population
active.

Traditionnelles victimes des dysfonctionnements de l'économie française, les
jeunes et les plus de 50 ans restent pénalisés par le fonctionnement d'un
marché du travail dans lequel l'emploi est toujours concentré sur une tranche
d'âge restreinte, les 25-49 ans, alors que le gouvernement de Jean-Pierre
Raffarin s'est opposé à la logique de réduction et de partage du travail et
s'est fait le chantre du "travailler plus".

Conformément au vœu de Jacques Chirac de "libérer les énergies", le premier
ministre s'est efforcé de redynamiser l'emploi en le rendant plus flexible.
Il s'agissait, dans son esprit, de mettre la France en situation de profiter
au mieux d'une éventuelle reprise. L'"assouplissement" des 35 heures, la
poursuite des allégements de charges et leur déconnection de la durée du
travail, les initiatives destinées à introduire de la souplesse sur le marché
du travail - fin du monopole de placement de l'ANPE, suspension de la loi de
modernisation sociale - participent de cet objectif.

TOURNANT SOCIAL ?

Sous la gauche, le nombre de contrats aidés dans le secteur non marchand
avait atteint un niveau historique : 510 000 en 2000 dont 311 000 contrats
emploi-solidarité (CES) ou emplois consolidés (CEC) et 199 000 emplois-
jeunes, selon La Lettre de l'OFCE du 4 juin 2004. Par idéologie autant que
par souci d'efficacité, le gouvernement Raffarin, lui, a mis l'accent sur
l'emploi dans le secteur marchand, avec le contrat "jeunes en entreprise" que
François Fillon a destiné aux 16-22 ans peu ou pas qualifiés. Il s'est
efforcé de limiter l'ampleur du traitement social et son coût budgétaire en
programmant la fin des emplois-jeunes. Autant de choix qui, avec la réduction
des crédits en faveur des publics prioritaires (- 11,4 %), ont contribué, à
court terme, à augmenter le chômage. Faute de reprise, la politique de
l'emploi a accentué les déséquilibres de l'économie.

Malgré les mises en garde des syndicats, la multiplication des plans sociaux
et la progression régulière du chômage, amplifiée par le durcissement de la
dernière convention Unedic (2003-2005), M. Raffarin a gardé ce cap. Il faudra
attendre la défaite de la majorité aux régionales du printemps 2004, et
l'annonce par M. Chirac d'un tournant social, pour qu'il se décide à modifier
sa politique.

Resté fidèle à son objectif initial, qui est d'assouplir les règles du marché
du travail, le premier ministre doit désormais composer avec un Jean-Louis
Borloo écouté à l'Elysée et dont le plan de cohésion sociale, à rebours de la
politique suivie jusqu'en avril 2004, passe notamment par l'utilisation
massive de contrats aidés dans le secteur public.

Claire Guélaud

• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 20.10.04


--
Globern

"je milite au front national qui est un parti démocratique de droite
traditionnelle, dans la droite ligne de Pinay ou Pompidou."
UBUjeanjacquesviala in fma : news:41714905.24344327@news.free.fr 16/10/04
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J.R
Le #13703501
Qu'est ce que l'on en a à foutre !!!!!!!!!!!!!!

"Globern"
Deux ans de politique libérale n'ont pas freiné le chômage
LE MONDE | 19.10.04 | 13h51

http://www.lemonde.fr/web/article/0%2C1-%%2C36-383557%2C0.html

Dès 2002, le gouvernement a mis un coup d'arrêt aux contrats aidés dans le
secteur non marchand.
Un cap d'inspiration libérale, desservi par l'atonie persistante de
l'activité, et une incapacité à enrayer la montée du chômage : deux ans et
demi après le retour de la droite au pouvoir, tel est le bilan de la
politique de l'emploi du gouvernement. Entre mai 2002 et août 2004, le
nombre des demandeurs d'emploi a augmenté de 220 600 pour dépasser 2,4
millions, et le taux de chômage est passé de 9,1 % à 9,9 % de la
population
active.

Traditionnelles victimes des dysfonctionnements de l'économie française,
les
jeunes et les plus de 50 ans restent pénalisés par le fonctionnement d'un
marché du travail dans lequel l'emploi est toujours concentré sur une
tranche
d'âge restreinte, les 25-49 ans, alors que le gouvernement de Jean-Pierre
Raffarin s'est opposé à la logique de réduction et de partage du travail
et
s'est fait le chantre du "travailler plus".

Conformément au vou de Jacques Chirac de "libérer les énergies", le
premier
ministre s'est efforcé de redynamiser l'emploi en le rendant plus
flexible.
Il s'agissait, dans son esprit, de mettre la France en situation de
profiter
au mieux d'une éventuelle reprise. L'"assouplissement" des 35 heures, la
poursuite des allégements de charges et leur déconnection de la durée du
travail, les initiatives destinées à introduire de la souplesse sur le
marché
du travail - fin du monopole de placement de l'ANPE, suspension de la loi
de
modernisation sociale... - participent de cet objectif.

TOURNANT SOCIAL ?

Sous la gauche, le nombre de contrats aidés dans le secteur non marchand
avait atteint un niveau historique : 510 000 en 2000 dont 311 000 contrats
emploi-solidarité (CES) ou emplois consolidés (CEC) et 199 000 emplois-
jeunes, selon La Lettre de l'OFCE du 4 juin 2004. Par idéologie autant que
par souci d'efficacité, le gouvernement Raffarin, lui, a mis l'accent sur
l'emploi dans le secteur marchand, avec le contrat "jeunes en entreprise"
que
François Fillon a destiné aux 16-22 ans peu ou pas qualifiés. Il s'est
efforcé de limiter l'ampleur du traitement social et son coût budgétaire
en
programmant la fin des emplois-jeunes. Autant de choix qui, avec la
réduction
des crédits en faveur des publics prioritaires (- 11,4 %), ont contribué,
à
court terme, à augmenter le chômage. Faute de reprise, la politique de
l'emploi a accentué les déséquilibres de l'économie.

Malgré les mises en garde des syndicats, la multiplication des plans
sociaux
et la progression régulière du chômage, amplifiée par le durcissement de
la
dernière convention Unedic (2003-2005), M. Raffarin a gardé ce cap. Il
faudra
attendre la défaite de la majorité aux régionales du printemps 2004, et
l'annonce par M. Chirac d'un tournant social, pour qu'il se décide à
modifier
sa politique.

Resté fidèle à son objectif initial, qui est d'assouplir les règles du
marché
du travail, le premier ministre doit désormais composer avec un Jean-Louis
Borloo écouté à l'Elysée et dont le plan de cohésion sociale, à rebours de
la
politique suivie jusqu'en avril 2004, passe notamment par l'utilisation
massive de contrats aidés dans le secteur public.

Claire Guélaud

. ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 20.10.04


--
Globern

"je milite au front national qui est un parti démocratique de droite
traditionnelle, dans la droite ligne de Pinay ou Pompidou."
UBUjeanjacquesviala in fma : news: 16/10/04


Globern
Le #13703491
"J.R" news:4176b506$0$28602$:

Qu'est ce que l'on en a à foutre !!!!!!!!!!!!!!




Effectivement et je ne sais pas ce que ça fait icelieu... Une erreur sans
doute...

--
Globern

"je milite au front national qui est un parti démocratique de droite
traditionnelle, dans la droite ligne de Pinay ou Pompidou."
UBUjeanjacquesviala in fma : news: 16/10/04
Runge
Le #13703301
Ben voui c'est encore icelieu

"Globern" news:
"J.R" news:4176b506$0$28602$:

> Qu'est ce que l'on en a à foutre !!!!!!!!!!!!!!
>

Effectivement et je ne sais pas ce que ça fait icelieu... Une erreur sans
doute...

--
Globern

"je milite au front national qui est un parti démocratique de droite
traditionnelle, dans la droite ligne de Pinay ou Pompidou."
UBUjeanjacquesviala in fma : news: 16/10/04


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