[#Hollandegate] Le cabinet noir de l'=c3

Le
Houba houba hop hop
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K.
Le #26429906
Le 23/03/2017 à 23:16, Houba houba hop hop a écrit :
Je n'ai pas le PDF, mais le résumé est là :
https://www.valeursactuelles.com/politique/en-couverture-les-dossiers-noirs-de-lelysee-ecoutes-filatures-surveillance-75001

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Duzz'
Le #26429905
Le 23/03/2017 à 23:16, K. a écrit :
Le 23/03/2017 à 23:16, Houba houba hop hop a écrit :
Je n'ai pas le PDF, mais le résumé est là :
https://www.valeursactuelles.com/politique/en-couverture-les-dossiers-noirs-de-lelysee-ecoutes-filatures-surveillance-75001

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Le site est surchargé. L'article semble avoir du succès.
Houba houba hop hop
Le #26429904
Le 23/03/2017 à 23:16, K. a écrit :
Le 23/03/2017 à 23:16, Houba houba hop hop a écrit :
Je n'ai pas le PDF, mais le résumé est là :
https://www.valeursactuelles.com/politique/en-couverture-les-dossiers-noirs-de-lelysee-ecoutes-filatures-surveillance-75001

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#enculés!
--
Big Mac : https://goo.gl/RjsjAG
Petit cron : https://goo.gl/jS2h5y
Houba houba hop hop
Le #26429903
Le 23/03/2017 à 23:17, Duzz' a écrit :
Le 23/03/2017 à 23:16, K. a écrit :
Le 23/03/2017 à 23:16, Houba houba hop hop a écrit :
Je n'ai pas le PDF, mais le résumé est là :
https://www.valeursactuelles.com/politique/en-couverture-les-dossiers-noirs-de-lelysee-ecoutes-filatures-surveillance-75001

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Le site est surchargé. L'article semble avoir du succès.

Quel succès François Fillon !
--
Big Mac : https://goo.gl/RjsjAG
Petit cron : https://goo.gl/jS2h5y
Duzz'
Le #26429908
Le 23/03/2017 à 23:16, K. a écrit :
Le 23/03/2017 à 23:16, Houba houba hop hop a écrit :
https://www.valeursactuelles.com/politique/en-couverture-les-dossiers-noirs-de-lelysee-ecoutes-filatures-surveillance-75001

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Pour ceux qui ne parviennent pas à se connecter, voici le texte de
l'article.
En couverture. Écoutes, filatures, surveillance : un livre révèle les
manoeuvres de François Hollande pour combattre ses adversaires politiques.
Une enquête accablante qui achève le président sortant.
Les bonnes feuilles de Bienvenue Place Beauvau, Police : les secrets
inavouables d’un quinquennat, que nous publions, éclaboussent comme
jamais auparavant la présidence de François Hollande. L’affaire est
grave. Elle met en lumière les dérives de la présidence de la
République, qui a cherché à s’informer et à déstabiliser, par
(presque) tous les moyens, ses opposants. Trois journalistes
d’investigation lèvent ainsi le voile sur la manière dont François
Hollande a tenté d’utiliser le ministère de l’Intérieur et ses
outils de surveillance et de collecte d’informations pour servir sans
succès un intérêt politique : sa réélection. Mais aussi la presse, en
n’hésitant pas à faire fuiter opportunément des informations
compromettantes sur ses opposants, jusque dans son propre camp, comme ce
fut le cas manifestement contre Manuel Valls et son équipe rapprochée —
son chef de cabinet sera photographié au téléobjectif.
« Difficile de ne pas voir la patte de Hollande »
L’espionnage politique au sommet de l’État semble être devenu une
manie, tout comme les nominations au sein de l’appareil judiciaire, pour
pouvoir “être branché” en permanence avec les affaires
politico-financières du moment. À lire les trois auteurs, les écoutes
téléphoniques et la diffusion de leurs transcriptions sur des
“blancs” se sont presque généralisées. Plus accablant : la
production de ces notes blanches sur la vie privée de concurrents et sur
les affaires judiciaires touchant à la politique a même explosé depuis
2012. Méthodiquement, chaque adversaire politique fait l’objet d’un
traitement individuel avec une utilisation systématique de leviers variés
: campagnes de presse, divulgations de procédures judiciaires,
révélations et menaces sur la vie privée de candidats potentiels à la
présidentielle. Les auteurs du livre ne l’affirment-ils pas ? «
Derrière ces ennuis à répétition qui ciblent les principaux rivaux du
président sortant, difficile de ne pas voir la patte de Hollande. »
Sur le même sujet : Cabinet noir - la mafia Hollande
Pas vraiment classés à droite, Didier Hassoux, journaliste au Canard
enchaîné, Christophe Labbé, qui a rejoint le “palmipède” il y a
quelques mois après avoir été au Point pendant de longues années, tout
comme Olivia Recasens, qui a quitté l’hebdomadaire il y a quelques
semaines, publient cette enquête implacable nourrie aux meilleures
sources. S’ils révèlent que le chef de l’État ne s’était pas
préparé à prendre en main l’appareil policier, ils racontent comment
toutefois il se serait servi d’un cabinet noir pour discréditer ses
concurrents à la présidentielle de 2017. Élection à laquelle il
s’était préparé à concourir en duel face à Nicolas Sarkozy, avant de
se prendre les pieds dans le tapis et de finalement disparaître du jeu.
Sur le même sujet : François Hollande, la barbouze de l’Élysée
<https://www.valeursactuelles.com/politique/francois-hollande-la-barbouze-de-lelysee-48977
La technique des “poupées russes” ou des “filets dérivants” se
révèle d’une efficacité redoutable
En octobre 2013, lorsque Valeurs actuelles révèle l’existence d’un
cabinet noir à l’Élysée, personne n’imagine ce qui va être écrit
moins de quatre ans plus tard dans ce livre, qui prouve et même aggrave
— si les informations sont confirmées — les charges pesant contre
l’Élysée. Une cellule aux ramifications profondes, dans les plus hautes
sphères de l’appareil de l’État, a été mise en place par François
Hollande. Objectif : empêcher par tous les moyens que Nicolas Sarkozy
puisse se présenter à l’élection présidentielle. Écoutes abusives,
fuites de dossiers judiciaires (en théorie protégés par le secret de
l’instruction), publication des comptes rendus de ses auditions devant
les juges et de ses conversations téléphoniques. Les policiers et les
magistrats qui nourrissent la presse, en violation de la loi, ne seront
jamais inquiétés. Sous la pression, Nicolas Sarkozy sera même obligé
d’ouvrir une ligne sous un faux nom — Paul Bismuth — afin
d’échanger avec son avocat — un comble ! — pour échapper aux
écoutes. Même ce téléphone finira par être identifié par la justice
et finalement placé, lui aussi, sur écoute. Le système médiatique,
aidé par une partie de l’appareil judiciaire et de certains
fonctionnaires de police, participe ainsi au petit jeu de massacre.
Sur le même sujet - Complot anti-Fillon : Solère accuse l’Elysée
d’alimenter Le Monde
Alors qu’arrive la fin du quinquennat, les langues se délient. Et les
acteurs de la présidence Hollande livrent les secrets les plus
inavouables. Déjà, dans l’Élysée off , Stéphanie Marteau et Aziz
Zemouri, en 2016, confirmaient : « Oui, il y a bien un cabinet noir à
l’Élysée. » Selon eux, les informations collectées transitent par
Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire général de l’Élysée, qui les «
distille ensuite au président de la République ».
Sans surprise, François Fillon est depuis le début de sa campagne sous le
feu nourri du même système qui ne veut pas de candidat de droite à la
présidentielle. Qu’il s’appelle Sarkozy ou Fillon. Le candidat aura
mis du temps à établir les liens. Il a affaire aux mêmes juges que
Nicolas Sarkozy : Serge Tournaire, Aude Buresi ; au même service
d’enquête, l’OCLCIFF ; au même parquet, le PNF ; les journalistes qui
bénéficient de la violation du secret de l’instruction pour publier
leurs scoops sont aussi précisément les mêmes. La technique des
“poupées russes” ou des “filets dérivants” se révèle d’une
efficacité redoutable : une affaire permet d’en ouvrir une autre, et
ainsi de suite. Diaboliquement efficace pour convaincre l’opinion
publique de la culpabilité d’un homme politique. Mais aussi, de moins en
moins discrète, c’est l’objet de cette enquête : montrer comment,
depuis le sommet de l’État, sont orchestrées les cabales politiques,
judiciaires et médiatiques. Extraits.
Sur le même sujet - Le complot anti-Fillon, contre-enquête jusqu'au
sommet de l'Etat
Sarkozy sous surveillance étroite
Seize mois après avoir quitté l’Élysée, Nicolas Sarkozy a été
placé sur écoute. Pendant près d’un an, la police judiciaire a
espionné ses conversations. Une première dans les annales de la Ve
République. Depuis l’arrivée de Hollande au pouvoir, c’est comme si
une malédiction judiciaire s’était abattue sur son prédécesseur. En
2017, cinq ans après sa défaite électorale, ce sont pas moins de treize
affaires judiciaires qui empoisonnent Nicolas Sarkozy ou son entourage. Au
point que les sarkozystes, prompts à s’afficher en victimes, y voient la
main d’un cabinet noir.
Comment Hollande utilise la chancellerie et Tracfin
Plusieurs observateurs bien placés dans l’appareil policier nous ont
ainsi décrit par le menu l’existence d’une structure clandestine, aux
ramifications complexes, et dont le rayon d’action ne se serait pas
cantonné au seul renseignement territorial. […]
Pour orchestrer les affaires judiciaires il existe une mécanique complexe
aussi efficace que redoutable. Hollande a su en tirer profit. D’abord il
y a Tracfin, le service de renseignement financier de Bercy, le ministère
piloté durant tout le quinquennat par Michel Sapin, un ami de quarante ans
du président. La plupart des affaires judiciaires qui ont empoisonné
Sarko et les siens ont trouvé leurs racines ici, dans cet immeuble
ultra-sécurisé du IXe arrondissement de Paris, entièrement classé
secret-défense. Là, cent vingt fonctionnaires sont habilités à fourrer
leur nez dans les comptes en banque de n’importe qui. Chaque semaine, le
patron de Tracfin prend le chemin de l’Élysée pour assister, avec les
directeurs des six autres services secrets, à la réunion organisée par
le coordinateur du renseignement. […] Afin d’allumer la mèche d’une
affaire politico-financière, il suffit que Tracfin pêche au bon endroit,
remonte dans ses filets une infraction et la transmette officiellement à
la justice. Ou officieusement à un service enquêteur qui se chargera de
mener “une enquête d’initiative” avant qu’un magistrat ne la
reprenne à son compte.
Une fois la machine lancée, le dossier emprunte un alambic judiciaire,
sous le regard d’un autre ami du président, le directeur des affaires
criminelles et des grâces, Robert Gelli, qui a partagé la même chambrée
que François Hollande et Michel Sapin lors de leur service militaire.
[…] Lorsqu’il dirigeait l’association des procureurs, Gelli en avait
fait l’arme de guerre des “petits pois” (expression péjorative de
Nicolas Sarkozy pour désigner les juges, qui « se ressemblaient tous »)
contre Sarkozy, déclenchant même une pétition chez les parquetiers —
une jacquerie sans précédent. Il avait à cette époque comme adjoint au
sein de l’association Bruno Dalles, l’actuel patron de Tracfin.
Depuis la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG),
véritable tour de contrôle de la Place Vendôme, Gelli peut suivre en
temps réel l’avancement de tous les dossiers politico-financiers. « La
DACG n’est pas seulement l’oeil de la chancellerie, c’est aussi un
moyen de piloter discrètement les dossiers politiquement sensibles »,
allègue un parquetier. Une pratique assumée par la chancellerie. Sur le
papier, pourtant, c’en est fini de l’ère Sarkozy : il n’y a plus
d’“affaires signalées”, ces dossiers que le pouvoir exécutif
surveille de près et sur lesquels il intervient autant que de besoin, par
le biais d’“instructions individuelles” adressées aux magistrats. «
En fait, les choses se font plus subtilement, par exemple, sur
l’opportunité d’ouvrir une information judiciaire, des consignes sont
données… mais oralement », nous précise un magistrat. Chaque fois, ce
sont les mêmes juges d’instruction qui sont désignés pour les affaires
qui intéressent le Château. Ils sont moins de cinq, dont on retrouve le
nom dans tous les dossiers qui concernent Sarkozy. Des habitués de la
méthode des poupées russes.
Hollande informé par des “blancs” : Sarkozy dans le viseur
Un dérapage verbal incontrôlé : « Sarkozy, je le surveille, je sais
tout ce qu’il fait », fanfaronne le président devant dix-neuf députés
socialistes qu’il reçoit, le 17 février 2014, à l’Élysée. «
Hollande a toujours voulu garder un oeil sur ses ennemis et même sur ses
alliés de circonstance qui pourraient devenir ses adversaires »,
prévient en écho un éléphant socialiste qui a pratiqué à ses dépens
l’ancien premier secrétaire du PS. Un “allié de circonstance” comme
Alain Juppé, fidèle de Chirac s’il en est ? François Hollande
n’a-t-il d’ailleurs pas nommé Augustin de Romanet, un des soldats du
maire de Bordeaux, à la tête de l’un des plus gros fromages de la
République : Paris Aéroport. Est-ce pour garder un oeil sur lui que
Hollande y a également placé l’ex-préfet de Corrèze Alain Zabulon
[celui-ci a régulièrement été cité dans les enquêtes de Valeurs
actuelles comme une pièce maîtresse du cabinet noir, NDLR], ancien
coordinateur national du renseignement ? Un homme en qui le président a
toute confiance et qu’il a suggéré à Augustin de Romanet comme
directeur de la sûreté.
Les propos imprudents de Hollande sur la surveillance de Sarkozy, Bruno Le
Roux, le patron du groupe PS à l’Assemblée nationale, s’est aussitôt
empressé de les démentir : « Le président de la République n’écoute
ni ne surveille personne ! » Celui qui n’était pas encore ministre de
l’Intérieur avait sans doute encore à apprendre, du moins si l’on en
croit un vieux routard de la PJ : « Quand on branche une personnalité, on
sait que les infos récoltées ne partent pas toujours uniquement au bureau
du juge. Elles peuvent aussi nourrir des “blancs”. On sait que notre
hiérarchie va faire remonter ces informations en haut lieu. C’est une
pratique qui a toujours existé… » Lui comme ses collègues,
manifestement rompus à ces méthodes, ne croient pas une seconde au
scénario servi par l’Élysée, selon lequel François Hollande aurait
découvert la mise sur écoute de Nicolas Sarkozy en lisant le journal le
Monde. Pas plus qu’ils n’imaginent un Manuel Valls laissé dans
l’ignorance.
[…] Quant à la Place Beauvau, elle est nécessairement dans la boucle
dès le départ, puisque ce sont les fameux policiers de la Division
nationale de l’investigation financière et fiscale, devenue l’Office
central de lutte contre la corruption, les infractions financières et
fiscales, qui ont branché les téléphones de l’ancien président, puis
retranscrit ses conversations, tout en le géolocalisant en temps réel.
La police judiciaire de la préfecture de police de Paris pilotée depuis
l’Élysée
Le patron de la PJ parisienne [Bernard Petit, NDLR] règne sur deux mille
deux cents policiers et voit passer des dossiers politiquement très
sensibles. En lien direct avec l’Élysée, véritable contre-pouvoir au
ministère de l’Intérieur, la PJPP est aussi un sacré panier de crabes
où les carrières se font et se défont, et les rivalités s’exacerbent.
L’étonnante demande de Bernard Petit
À peine arrivé, [le vallsiste Bernard Petit, patron de la PJ parisienne
de décembre 2013 à février 2015, au moment des révélations contre
Nicolas Sarkozy, NDLR] aurait demandé au chef de la Crim’ s’il avait
quelqu’un pour faire des fadettes en toute discrétion. Une demande
aussitôt ébruitée.
Une cellule de renseignement occulte d’une dizaine de personnes
Afin de prendre le contrôle de la boutique, Jack Bauer [surnom de Bernard
Petit, NDLR] se donne six à huit mois. Et il a un plan. Dupliquer le
service de renseignement criminel dont il avait fait une arme de guerre
lorsqu’il était à Nanterre. […] Pour monter au 36 cette cellule
rens’ d’une dizaine de personnes, Petit recrute même à la DGSE. Avec,
en appui opérationnel, des hommes fiables qu’il dissémine dans
différents services de la PJ sous la casquette de “documentaliste”.
Des “Imsi-catchers” utilisés contre Nicolas Sarkozy ?
Comment le portable caché de Sarkozy, le “toc”, comme on dit dans un
jargon commun aux flics et aux voyous, a-t-il été repéré ? Quand
Thierry Herzog achète dans une boutique SFR, à Nice, deux puces
téléphoniques prépayées, avec la carte d’identité de l’un de ses
anciens copains de lycée, Paul Bismuth, les deux hommes sont persuadés
d’avoir parfaitement sécurisé leurs communications secrètes d’autant
qu’ils n’utilisent ces lignes que pour échanger entre eux. D’où la
sidération de l’avocat, lorsque des policiers se présentent à son
domicile à la recherche du toc en question. « Les collègues lui ont
ordonné de présenter ses téléphones. Il leur en a donné deux ou trois.
Ils ont demandé s’il en avait un autre. Herzog a répondu “non”. Ils
ont alors composé le numéro du téléphone de Bismuth, qui s’est mis à
sonner dans la poche de son peignoir. L’avocat était livide… »,
raconte avec gourmandise un officier de la PJ de Nanterre. […]
4191%20HAMON%20MONTEBOURG.jpg
En se présentant à la primaire de la gauche, Arnaud Montebourg et Benoit
Hamon, persuadés d'être dans le viseur d'officines, n'ont plus
communiqué que sur Telegram, la messagerie cryptée censée échapper aux
grandes oreilles.
« Savoir que la personne “branchée” utilise aussi un toc est une
chose, identifier le numéro caché en est une autre, ajoute notre OPJ.
[…] le plus simple est d’utiliser un Imsi-catcher. » Des appareils
[utilisés dans les affaires de terrorisme, NDLR] dissimulables dans un sac
à dos ou une valise qui, en imitant le fonctionnement d’une antenne
relais de téléphonie mobile, avalent à distance les communications de
tous les portables qu’ils identifient y compris en mode veille. La
plupart des Imsi-catchers sont en dotation à la DGSI et à la DGSE : les
espions des deux services secrets en possèdent au moins une douzaine.
Une cellule chargée des surveillances discrètes dans les domaines
sensibles
Pour placer des hommes fiables à des postes clefs dans l’appareil
sécuritaire, des “flics” chiraquiens sont appelés à la rescousse. Le
plus marqué est sans conteste Philippe Klayman. […] [Il] a tout de suite
dit “oui” lorsque, quatre mois après l’élection de Hollande, le
nouveau pouvoir lui a proposé de devenir patron des CRS. Un poste
ultra-sensible parce que le maintien de l’ordre est une matière
politiquement explosive, encore plus sous la gauche. Et puis les CRS ont
une autre mission, plus confidentielle, celle de protéger en deuxième
rideau l’intimité du président et des membres du gouvernement.
C’est cette même proximité avec la Chiraquie qui conduit la gauche à
nommer directeur du renseignement territorial Jérôme Léonnet. À cette
place stratégique, cet ancien conseiller sécurité de Dominique de
Villepin […] a pour mission de redéployer une force susceptible de
collecter autant d’infos que les ex-Renseignements généraux. […] Il
dote ce nouveau service d’un bras armé, la Division nationale de la
recherche et de l’appui (DNRA). Forte d’une soixantaine de personnes,
la DNRA, ou “D7” pour les intimes, est officiellement chargée des
surveillances discrètes dans les domaines sensibles. […] Léonnet
nourrit la curiosité du Château avec des notes “qui n’ont jamais
existé” sur des sujets politico-financiers.
Le chef de cabinet de Valls photographié soudainement par la police
À l’époque où François Hollande n’a pas encore renoncé à être
candidat à sa propre succession, un autre rival potentiel que Sarkozy est
dans son collimateur : Manuel Valls. Le chef de l’État ne va pas se
priver de brider les ambitions de son Premier ministre.
Le 5 septembre 2014, Sébastien Gros et Serge Kasparian, attablés au
Caméléon, un bistrot chic de la rive gauche parisienne, ne se doutent pas
un seul instant qu’ils sont photographiés au téléobjectif. Les
policiers des Courses et Jeux qui immortalisent la scène savent que leurs
clichés vont faire date. Le chef de cabinet du Premier ministre Manuel
Valls est surpris en grande conversation avec le patron de l’un des
cercles de jeux parisiens visés par une opération mains propres.
Sébastien Gros, trente-cinq ans, est l’homme de confiance de Valls.
[…] Ce jour-là, il rencontre un drôle de zigoto. Serge Kasparian, la
cinquantaine, silhouette massive et visage buriné, dirige le Cercle Cadet,
un établissement de jeux du nord parisien où l’argent coule à fl ots.
En toute logique, le parquet de Paris [a ouvert] une enquête préliminaire
le 28 décembre 2012 [concernant le Cercle Cadet]. Six mois plus tard,
l’embryon de dossier [était] transmis à Serge Tournaire. Ce juge
d’instruction est apprécié à l’Élysée pour son opiniâtreté dans
les affaires mettant en cause Sarkozy. Star du pôle financier, il est
l’un des premiers à découvrir les surprenantes photos de Sébastien
Gros mais aussi à entendre ce qui se dit au cours du déjeuner. […] À
la Direction des affaires criminelles et des grâces, Robert Gelli, proche
de Hollande, suit avec attention le déroulé des événements.
Si la volonté de l’Intérieur est de nettoyer les cercles de jeux,
considérés à juste titre comme des lessiveuses à argent sale,
l’Élysée y voit sûrement un autre avantage. […] avec cette
opération main propres, qui touche un proche conseiller de Manuel Valls,
l’Élysée double la mise.
L’entourage de Manuel Valls en est pour sa part totalement persuadé : le
Château fomente des coups bas. Comme cette fâcheuse rumeur d’une
liaison entre le chef du gouvernement et sa ministre de l’Éducation qui
alimente les conversations dans les salles de rédaction. L’ami Stéphane
Fouks est illico appelé à la rescousse pour éteindre l’incendie
médiatique. Le pape de la communication de crise, patron de Havas
Worldwide, ex-Euro RSCG, est un copain de fac du Premier ministre. C’est
le même qui joue le pompier volant, lorsque l’épouse de Manuel Valls,
Anne Gravoin, est épinglée dans l’Obs. Un article décrit les
conditions de financement de l’orchestre de la jeune femme par un curieux
attelage : un mystérieux homme d’affaires algérien représentant en
France un conglomérat koweitien, un marchand d’armes sud-africain, qui
préside le plus grand groupe d’armement du continent, et l’homme de
confiance du président congolais Denis Sassou Nguesso, un ancien de la
Françafrique décoré en catimini de la Légion d’honneur par Manuel
Valls. Dans les couloirs de Matignon, on fait remarquer aux curieux que
cette enquête à charge a été conduite par une société
d’intelligence économique proche de l’Élysée, qui travaille en
sous-main avec la DGSE…
Valls à son tour victime de Hollande ?
En octobre 2016, alors que Manuel Valls caresse l’idée de se présenter
à la présidentielle, sort un livre qui déstabilise un de ses amis. Dans
Nos très chers émirs, consacré aux liens entre la France et les
monarchies du Golfe, le secrétaire d’État chargé des Relations avec le
Parlement Jean-Marie Le Guen est accusé d’avoir reçu des pots-de-vin de
l’ambassade du Qatar. Le jour même de la publication, le chef du
gouvernement dénonce sur les ondes de France Inter une « campagne de
déstabilisation » à son encontre. Dans sa tête, les munitions contre Le
Guen ont été, en partie, fournies par le Château avec l’aide d’un
dévoué artificier, Bernard Bajolet, le directeur de la DGSE.
La cible était d’autant plus idéale que Le Guen, censé consacrer tout
son temps aux députés et aux sénateurs, accompagne Valls dans nombre de
ses déplacements à l’étranger. Avec une prédilection pour les
destinations africaines. Parce qu’il se croyait intouchable, le Premier
ministre n’a pas vu venir le coup…
“Bienvenue Place Beauvau, Police : les secrets inavouables d’un
quinquennat”, d’O. Recasens, D. Hassoux et C. Labbé, Robert Laffont,
264 pages, 19,50 €.
Houba houba hop hop
Le #26429911
Le 23/03/2017 à 23:39, Duzz' a écrit :
Le 23/03/2017 à 23:16, K. a écrit :
Le 23/03/2017 à 23:16, Houba houba hop hop a écrit :
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Le #CabinetNoir a déjà hacké le serveur !

Pour ceux qui ne parviennent pas à se connecter, voici le texte de
l'article.
En couverture. Écoutes, filatures, surveillance : un livre révèle les
manoeuvres de François Hollande pour combattre ses adversaires politiques.
Une enquête accablante qui achève le président sortant.
Les bonnes feuilles de Bienvenue Place Beauvau, Police : les secrets
inavouables d’un quinquennat, que nous publions, éclaboussent comme
jamais auparavant la présidence de François Hollande. L’affaire est
grave. Elle met en lumière les dérives de la présidence de la
République, qui a cherché à s’informer et à déstabiliser, par
(presque) tous les moyens, ses opposants. Trois journalistes
d’investigation lèvent ainsi le voile sur la manière dont François
Hollande a tenté d’utiliser le ministère de l’Intérieur et ses
outils de surveillance et de collecte d’informations pour servir sans
succès un intérêt politique : sa réélection. Mais aussi la presse, en
n’hésitant pas à faire fuiter opportunément des informations
compromettantes sur ses opposants, jusque dans son propre camp, comme ce
fut le cas manifestement contre Manuel Valls et son équipe rapprochée —
son chef de cabinet sera photographié au téléobjectif.
« Difficile de ne pas voir la patte de Hollande »
L’espionnage politique au sommet de l’État semble être devenu une
manie, tout comme les nominations au sein de l’appareil judiciaire, pour
pouvoir “être branché” en permanence avec les affaires
politico-financières du moment. À lire les trois auteurs, les écoutes
téléphoniques et la diffusion de leurs transcriptions sur des
“blancs” se sont presque généralisées. Plus accablant : la
production de ces notes blanches sur la vie privée de concurrents et sur
les affaires judiciaires touchant à la politique a même explosé depuis
2012. Méthodiquement, chaque adversaire politique fait l’objet d’un
traitement individuel avec une utilisation systématique de leviers variés
: campagnes de presse, divulgations de procédures judiciaires,
révélations et menaces sur la vie privée de candidats potentiels à la
présidentielle. Les auteurs du livre ne l’affirment-ils pas ? «
Derrière ces ennuis à répétition qui ciblent les principaux rivaux du
président sortant, difficile de ne pas voir la patte de Hollande. »
Sur le même sujet : Cabinet noir - la mafia Hollande
Pas vraiment classés à droite, Didier Hassoux, journaliste au Canard
enchaîné, Christophe Labbé, qui a rejoint le “palmipède” il y a
quelques mois après avoir été au Point pendant de longues années, tout
comme Olivia Recasens, qui a quitté l’hebdomadaire il y a quelques
semaines, publient cette enquête implacable nourrie aux meilleures
sources. S’ils révèlent que le chef de l’État ne s’était pas
préparé à prendre en main l’appareil policier, ils racontent comment
toutefois il se serait servi d’un cabinet noir pour discréditer ses
concurrents à la présidentielle de 2017. Élection à laquelle il
s’était préparé à concourir en duel face à Nicolas Sarkozy, avant de
se prendre les pieds dans le tapis et de finalement disparaître du jeu.
Sur le même sujet : François Hollande, la barbouze de l’Élysée
<https://www.valeursactuelles.com/politique/francois-hollande-la-barbouze-de-lelysee-48977
La technique des “poupées russes” ou des “filets dérivants” se
révèle d’une efficacité redoutable
En octobre 2013, lorsque Valeurs actuelles révèle l’existence d’un
cabinet noir à l’Élysée, personne n’imagine ce qui va être écrit
moins de quatre ans plus tard dans ce livre, qui prouve et même aggrave
— si les informations sont confirmées — les charges pesant contre
l’Élysée. Une cellule aux ramifications profondes, dans les plus hautes
sphères de l’appareil de l’État, a été mise en place par François
Hollande. Objectif : empêcher par tous les moyens que Nicolas Sarkozy
puisse se présenter à l’élection présidentielle. Écoutes abusives,
fuites de dossiers judiciaires (en théorie protégés par le secret de
l’instruction), publication des comptes rendus de ses auditions devant
les juges et de ses conversations téléphoniques. Les policiers et les
magistrats qui nourrissent la presse, en violation de la loi, ne seront
jamais inquiétés. Sous la pression, Nicolas Sarkozy sera même obligé
d’ouvrir une ligne sous un faux nom — Paul Bismuth — afin
d’échanger avec son avocat — un comble ! — pour échapper aux
écoutes. Même ce téléphone finira par être identifié par la justice
et finalement placé, lui aussi, sur écoute. Le système médiatique,
aidé par une partie de l’appareil judiciaire et de certains
fonctionnaires de police, participe ainsi au petit jeu de massacre.
Sur le même sujet - Complot anti-Fillon : Solère accuse l’Elysée
d’alimenter Le Monde
Alors qu’arrive la fin du quinquennat, les langues se délient. Et les
acteurs de la présidence Hollande livrent les secrets les plus
inavouables. Déjà, dans l’Élysée off , Stéphanie Marteau et Aziz
Zemouri, en 2016, confirmaient : « Oui, il y a bien un cabinet noir à
l’Élysée. » Selon eux, les informations collectées transitent par
Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire général de l’Élysée, qui les «
distille ensuite au président de la République ».
Sans surprise, François Fillon est depuis le début de sa campagne sous le
feu nourri du même système qui ne veut pas de candidat de droite à la
présidentielle. Qu’il s’appelle Sarkozy ou Fillon. Le candidat aura
mis du temps à établir les liens. Il a affaire aux mêmes juges que
Nicolas Sarkozy : Serge Tournaire, Aude Buresi ; au même service
d’enquête, l’OCLCIFF ; au même parquet, le PNF ; les journalistes qui
bénéficient de la violation du secret de l’instruction pour publier
leurs scoops sont aussi précisément les mêmes. La technique des
“poupées russes” ou des “filets dérivants” se révèle d’une
efficacité redoutable : une affaire permet d’en ouvrir une autre, et
ainsi de suite. Diaboliquement efficace pour convaincre l’opinion
publique de la culpabilité d’un homme politique. Mais aussi, de moins en
moins discrète, c’est l’objet de cette enquête : montrer comment,
depuis le sommet de l’État, sont orchestrées les cabales politiques,
judiciaires et médiatiques. Extraits.
Sur le même sujet - Le complot anti-Fillon, contre-enquête jusqu'au
sommet de l'Etat
Sarkozy sous surveillance étroite
Seize mois après avoir quitté l’Élysée, Nicolas Sarkozy a été
placé sur écoute. Pendant près d’un an, la police judiciaire a
espionné ses conversations. Une première dans les annales de la Ve
République. Depuis l’arrivée de Hollande au pouvoir, c’est comme si
une malédiction judiciaire s’était abattue sur son prédécesseur. En
2017, cinq ans après sa défaite électorale, ce sont pas moins de treize
affaires judiciaires qui empoisonnent Nicolas Sarkozy ou son entourage. Au
point que les sarkozystes, prompts à s’afficher en victimes, y voient la
main d’un cabinet noir.
Comment Hollande utilise la chancellerie et Tracfin
Plusieurs observateurs bien placés dans l’appareil policier nous ont
ainsi décrit par le menu l’existence d’une structure clandestine, aux
ramifications complexes, et dont le rayon d’action ne se serait pas
cantonné au seul renseignement territorial. […]
Pour orchestrer les affaires judiciaires il existe une mécanique complexe
aussi efficace que redoutable. Hollande a su en tirer profit. D’abord il
y a Tracfin, le service de renseignement financier de Bercy, le ministère
piloté durant tout le quinquennat par Michel Sapin, un ami de quarante ans
du président. La plupart des affaires judiciaires qui ont empoisonné
Sarko et les siens ont trouvé leurs racines ici, dans cet immeuble
ultra-sécurisé du IXe arrondissement de Paris, entièrement classé
secret-défense. Là, cent vingt fonctionnaires sont habilités à fourrer
leur nez dans les comptes en banque de n’importe qui. Chaque semaine, le
patron de Tracfin prend le chemin de l’Élysée pour assister, avec les
directeurs des six autres services secrets, à la réunion organisée par
le coordinateur du renseignement. […] Afin d’allumer la mèche d’une
affaire politico-financière, il suffit que Tracfin pêche au bon endroit,
remonte dans ses filets une infraction et la transmette officiellement à
la justice. Ou officieusement à un service enquêteur qui se chargera de
mener “une enquête d’initiative” avant qu’un magistrat ne la
reprenne à son compte.
Une fois la machine lancée, le dossier emprunte un alambic judiciaire,
sous le regard d’un autre ami du président, le directeur des affaires
criminelles et des grâces, Robert Gelli, qui a partagé la même chambrée
que François Hollande et Michel Sapin lors de leur service militaire.
[…] Lorsqu’il dirigeait l’association des procureurs, Gelli en avait
fait l’arme de guerre des “petits pois” (expression péjorative de
Nicolas Sarkozy pour désigner les juges, qui « se ressemblaient tous »)
contre Sarkozy, déclenchant même une pétition chez les parquetiers —
une jacquerie sans précédent. Il avait à cette époque comme adjoint au
sein de l’association Bruno Dalles, l’actuel patron de Tracfin.
Depuis la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG),
véritable tour de contrôle de la Place Vendôme, Gelli peut suivre en
temps réel l’avancement de tous les dossiers politico-financiers. « La
DACG n’est pas seulement l’oeil de la chancellerie, c’est aussi un
moyen de piloter discrètement les dossiers politiquement sensibles »,
allègue un parquetier. Une pratique assumée par la chancellerie. Sur le
papier, pourtant, c’en est fini de l’ère Sarkozy : il n’y a plus
d’“affaires signalées”, ces dossiers que le pouvoir exécutif
surveille de près et sur lesquels il intervient autant que de besoin, par
le biais d’“instructions individuelles” adressées aux magistrats. «
En fait, les choses se font plus subtilement, par exemple, sur
l’opportunité d’ouvrir une information judiciaire, des consignes sont
données… mais oralement », nous précise un magistrat. Chaque fois, ce
sont les mêmes juges d’instruction qui sont désignés pour les affaires
qui intéressent le Château. Ils sont moins de cinq, dont on retrouve le
nom dans tous les dossiers qui concernent Sarkozy. Des habitués de la
méthode des poupées russes.
Hollande informé par des “blancs” : Sarkozy dans le viseur
Un dérapage verbal incontrôlé : « Sarkozy, je le surveille, je sais
tout ce qu’il fait », fanfaronne le président devant dix-neuf députés
socialistes qu’il reçoit, le 17 février 2014, à l’Élysée. «
Hollande a toujours voulu garder un oeil sur ses ennemis et même sur ses
alliés de circonstance qui pourraient devenir ses adversaires »,
prévient en écho un éléphant socialiste qui a pratiqué à ses dépens
l’ancien premier secrétaire du PS. Un “allié de circonstance” comme
Alain Juppé, fidèle de Chirac s’il en est ? François Hollande
n’a-t-il d’ailleurs pas nommé Augustin de Romanet, un des soldats du
maire de Bordeaux, à la tête de l’un des plus gros fromages de la
République : Paris Aéroport. Est-ce pour garder un oeil sur lui que
Hollande y a également placé l’ex-préfet de Corrèze Alain Zabulon
[celui-ci a régulièrement été cité dans les enquêtes de Valeurs
actuelles comme une pièce maîtresse du cabinet noir, NDLR], ancien
coordinateur national du renseignement ? Un homme en qui le président a
toute confiance et qu’il a suggéré à Augustin de Romanet comme
directeur de la sûreté.
Les propos imprudents de Hollande sur la surveillance de Sarkozy, Bruno Le
Roux, le patron du groupe PS à l’Assemblée nationale, s’est aussitôt
empressé de les démentir : « Le président de la République n’écoute
ni ne surveille personne ! » Celui qui n’était pas encore ministre de
l’Intérieur avait sans doute encore à apprendre, du moins si l’on en
croit un vieux routard de la PJ : « Quand on branche une personnalité, on
sait que les infos récoltées ne partent pas toujours uniquement au bureau
du juge. Elles peuvent aussi nourrir des “blancs”. On sait que notre
hiérarchie va faire remonter ces informations en haut lieu. C’est une
pratique qui a toujours existé… » Lui comme ses collègues,
manifestement rompus à ces méthodes, ne croient pas une seconde au
scénario servi par l’Élysée, selon lequel François Hollande aurait
découvert la mise sur écoute de Nicolas Sarkozy en lisant le journal le
Monde. Pas plus qu’ils n’imaginent un Manuel Valls laissé dans
l’ignorance.
[…] Quant à la Place Beauvau, elle est nécessairement dans la boucle
dès le départ, puisque ce sont les fameux policiers de la Division
nationale de l’investigation financière et fiscale, devenue l’Office
central de lutte contre la corruption, les infractions financières et
fiscales, qui ont branché les téléphones de l’ancien président, puis
retranscrit ses conversations, tout en le géolocalisant en temps réel.
La police judiciaire de la préfecture de police de Paris pilotée depuis
l’Élysée
Le patron de la PJ parisienne [Bernard Petit, NDLR] règne sur deux mille
deux cents policiers et voit passer des dossiers politiquement très
sensibles. En lien direct avec l’Élysée, véritable contre-pouvoir au
ministère de l’Intérieur, la PJPP est aussi un sacré panier de crabes
où les carrières se font et se défont, et les rivalités s’exacerbent.
L’étonnante demande de Bernard Petit
À peine arrivé, [le vallsiste Bernard Petit, patron de la PJ parisienne
de décembre 2013 à février 2015, au moment des révélations contre
Nicolas Sarkozy, NDLR] aurait demandé au chef de la Crim’ s’il avait
quelqu’un pour faire des fadettes en toute discrétion. Une demande
aussitôt ébruitée.
Une cellule de renseignement occulte d’une dizaine de personnes
Afin de prendre le contrôle de la boutique, Jack Bauer [surnom de Bernard
Petit, NDLR] se donne six à huit mois. Et il a un plan. Dupliquer le
service de renseignement criminel dont il avait fait une arme de guerre
lorsqu’il était à Nanterre. […] Pour monter au 36 cette cellule
rens’ d’une dizaine de personnes, Petit recrute même à la DGSE. Avec,
en appui opérationnel, des hommes fiables qu’il dissémine dans
différents services de la PJ sous la casquette de “documentaliste”.
Des “Imsi-catchers” utilisés contre Nicolas Sarkozy ?
Comment le portable caché de Sarkozy, le “toc”, comme on dit dans un
jargon commun aux flics et aux voyous, a-t-il été repéré ? Quand
Thierry Herzog achète dans une boutique SFR, à Nice, deux puces
téléphoniques prépayées, avec la carte d’identité de l’un de ses
anciens copains de lycée, Paul Bismuth, les deux hommes sont persuadés
d’avoir parfaitement sécurisé leurs communications secrètes d’autant
qu’ils n’utilisent ces lignes que pour échanger entre eux. D’où la
sidération de l’avocat, lorsque des policiers se présentent à son
domicile à la recherche du toc en question. « Les collègues lui ont
ordonné de présenter ses téléphones. Il leur en a donné deux ou trois.
Ils ont demandé s’il en avait un autre. Herzog a répondu “non”. Ils
ont alors composé le numéro du téléphone de Bismuth, qui s’est mis à
sonner dans la poche de son peignoir. L’avocat était livide… »,
raconte avec gourmandise un officier de la PJ de Nanterre. […]
4191%20HAMON%20MONTEBOURG.jpg
En se présentant à la primaire de la gauche, Arnaud Montebourg et Benoit
Hamon, persuadés d'être dans le viseur d'officines, n'ont plus
communiqué que sur Telegram, la messagerie cryptée censée échapper aux
grandes oreilles.
« Savoir que la personne “branchée” utilise aussi un toc est une
chose, identifier le numéro caché en est une autre, ajoute notre OPJ.
[…] le plus simple est d’utiliser un Imsi-catcher. » Des appareils
[utilisés dans les affaires de terrorisme, NDLR] dissimulables dans un sac
à dos ou une valise qui, en imitant le fonctionnement d’une antenne
relais de téléphonie mobile, avalent à distance les communications de
tous les portables qu’ils identifient y compris en mode veille. La
plupart des Imsi-catchers sont en dotation à la DGSI et à la DGSE : les
espions des deux services secrets en possèdent au moins une douzaine.
Une cellule chargée des surveillances discrètes dans les domaines
sensibles
Pour placer des hommes fiables à des postes clefs dans l’appareil
sécuritaire, des “flics” chiraquiens sont appelés à la rescousse. Le
plus marqué est sans conteste Philippe Klayman. […] [Il] a tout de suite
dit “oui” lorsque, quatre mois après l’élection de Hollande, le
nouveau pouvoir lui a proposé de devenir patron des CRS. Un poste
ultra-sensible parce que le maintien de l’ordre est une matière
politiquement explosive, encore plus sous la gauche. Et puis les CRS ont
une autre mission, plus confidentielle, celle de protéger en deuxième
rideau l’intimité du président et des membres du gouvernement.
C’est cette même proximité avec la Chiraquie qui conduit la gauche à
nommer directeur du renseignement territorial Jérôme Léonnet. À cette
place stratégique, cet ancien conseiller sécurité de Dominique de
Villepin […] a pour mission de redéployer une force susceptible de
collecter autant d’infos que les ex-Renseignements généraux. […] Il
dote ce nouveau service d’un bras armé, la Division nationale de la
recherche et de l’appui (DNRA). Forte d’une soixantaine de personnes,
la DNRA, ou “D7” pour les intimes, est officiellement chargée des
surveillances discrètes dans les domaines sensibles. […] Léonnet
nourrit la curiosité du Château avec des notes “qui n’ont jamais
existé” sur des sujets politico-financiers.
Le chef de cabinet de Valls photographié soudainement par la police
À l’époque où François Hollande n’a pas encore renoncé à être
candidat à sa propre succession, un autre rival potentiel que Sarkozy est
dans son collimateur : Manuel Valls. Le chef de l’État ne va pas se
priver de brider les ambitions de son Premier ministre.
Le 5 septembre 2014, Sébastien Gros et Serge Kasparian, attablés au
Caméléon, un bistrot chic de la rive gauche parisienne, ne se doutent pas
un seul instant qu’ils sont photographiés au téléobjectif. Les
policiers des Courses et Jeux qui immortalisent la scène savent que leurs
clichés vont faire date. Le chef de cabinet du Premier ministre Manuel
Valls est surpris en grande conversation avec le patron de l’un des
cercles de jeux parisiens visés par une opération mains propres.
Sébastien Gros, trente-cinq ans, est l’homme de confiance de Valls.
[…] Ce jour-là, il rencontre un drôle de zigoto. Serge Kasparian, la
cinquantaine, silhouette massive et visage buriné, dirige le Cercle Cadet,
un établissement de jeux du nord parisien où l’argent coule à fl ots.
En toute logique, le parquet de Paris [a ouvert] une enquête préliminaire
le 28 décembre 2012 [concernant le Cercle Cadet]. Six mois plus tard,
l’embryon de dossier [était] transmis à Serge Tournaire. Ce juge
d’instruction est apprécié à l’Élysée pour son opiniâtreté dans
les affaires mettant en cause Sarkozy. Star du pôle financier, il est
l’un des premiers à découvrir les surprenantes photos de Sébastien
Gros mais aussi à entendre ce qui se dit au cours du déjeuner. […] À
la Direction des affaires criminelles et des grâces, Robert Gelli, proche
de Hollande, suit avec attention le déroulé des événements.
Si la volonté de l’Intérieur est de nettoyer les cercles de jeux,
considérés à juste titre comme des lessiveuses à argent sale,
l’Élysée y voit sûrement un autre avantage. […] avec cette
opération main propres, qui touche un proche conseiller de Manuel Valls,
l’Élysée double la mise.
L’entourage de Manuel Valls en est pour sa part totalement persuadé : le
Château fomente des coups bas. Comme cette fâcheuse rumeur d’une
liaison entre le chef du gouvernement et sa ministre de l’Éducation qui
alimente les conversations dans les salles de rédaction. L’ami Stéphane
Fouks est illico appelé à la rescousse pour éteindre l’incendie
médiatique. Le pape de la communication de crise, patron de Havas
Worldwide, ex-Euro RSCG, est un copain de fac du Premier ministre. C’est
le même qui joue le pompier volant, lorsque l’épouse de Manuel Valls,
Anne Gravoin, est épinglée dans l’Obs. Un article décrit les
conditions de financement de l’orchestre de la jeune femme par un curieux
attelage : un mystérieux homme d’affaires algérien représentant en
France un conglomérat koweitien, un marchand d’armes sud-africain, qui
préside le plus grand groupe d’armement du continent, et l’homme de
confiance du président congolais Denis Sassou Nguesso, un ancien de la
Françafrique décoré en catimini de la Légion d’honneur par Manuel
Valls. Dans les couloirs de Matignon, on fait remarquer aux curieux que
cette enquête à charge a été conduite par une société
d’intelligence économique proche de l’Élysée, qui travaille en
sous-main avec la DGSE…
Valls à son tour victime de Hollande ?
En octobre 2016, alors que Manuel Valls caresse l’idée de se présenter
à la présidentielle, sort un livre qui déstabilise un de ses amis. Dans
Nos très chers émirs, consacré aux liens entre la France et les
monarchies du Golfe, le secrétaire d’État chargé des Relations avec le
Parlement Jean-Marie Le Guen est accusé d’avoir reçu des pots-de-vin de
l’ambassade du Qatar. Le jour même de la publication, le chef du
gouvernement dénonce sur les ondes de France Inter une « campagne de
déstabilisation » à son encontre. Dans sa tête, les munitions contre Le
Guen ont été, en partie, fournies par le Château avec l’aide d’un
dévoué artificier, Bernard Bajolet, le directeur de la DGSE.
La cible était d’autant plus idéale que Le Guen, censé consacrer tout
son temps aux députés et aux sénateurs, accompagne Valls dans nombre de
ses déplacements à l’étranger. Avec une prédilection pour les
destinations africaines. Parce qu’il se croyait intouchable, le Premier
ministre n’a pas vu venir le coup…
“Bienvenue Place Beauvau, Police : les secrets inavouables d’un
quinquennat”, d’O. Recasens, D. Hassoux et C. Labbé, Robert Laffont,
264 pages, 19,50 €.

Pareil détournement de fonds publics et des services de l'État pour des
intérêts privés est absolument scandaleux.
--
Big Mac : https://goo.gl/RjsjAG
Petit cron : https://goo.gl/jS2h5y
K.
Le #26429916
Le 23/03/2017 à 23:39, Duzz' a écrit :
Le 23/03/2017 à 23:16, K. a écrit :
Le 23/03/2017 à 23:16, Houba houba hop hop a écrit :
https://www.valeursactuelles.com/politique/en-couverture-les-dossiers-noirs-de-lelysee-ecoutes-filatures-surveillance-75001

"The website encountered an unexpected error. Please try again later."
Le #CabinetNoir a déjà hacké le serveur !

Pour ceux qui ne parviennent pas à se connecter, voici le texte de
l'article.

[...]
“Bienvenue Place Beauvau, Police : les secrets inavouables d’un
quinquennat”, d’O. Recasens, D. Hassoux et C. Labbé, Robert Laffont,
264 pages, 19,50 €.

Intéressant, mais ces extraits révèlent que les écoutes du
concernaient Nicolas Sarkozy et Manuel Valls. On ne trouve rien, en
revanche, sur François Fillon. Ils n'expliquent pas non plus comment les
PV d'auditions (des pièces de l'instruction qui sont censées restées
secrètes) ont pu se retrouver dans la presse, comme le dénonce Thierry
Solère.
Par ailleurs, Marianne conteste la thèse du complot :
« Les bonnes feuilles de cet ouvrage viennent d'être publiées par le
magazine Valeurs actuelles. Ces extraits ne font en tout cas pas mention
d'une action ou d'une demande de François Hollande à l'encontre du
candidat de la droite. »
https://www.marianne.net/politique/video-scandale-d-etat-cabinet-noir-fillon-accuse-directement-hollande-de-complot
Alors, complot ou pas complot ?
Puisque Fillon a dit qu'il demandait l'ouverture d'une enquête, il faudra
sans doute en attendre les résultats.
K.
Le #26429915
Le 23/03/2017 à 23:39, Duzz' a écrit :
Le 23/03/2017 à 23:16, K. a écrit :
Le 23/03/2017 à 23:16, Houba houba hop hop a écrit :
https://www.valeursactuelles.com/politique/en-couverture-les-dossiers-noirs-de-lelysee-ecoutes-filatures-surveillance-75001

"The website encountered an unexpected error. Please try again later."
Le #CabinetNoir a déjà hacké le serveur !

Pour ceux qui ne parviennent pas à se connecter, voici le texte de
l'article.

[...]
“Bienvenue Place Beauvau, Police : les secrets inavouables d’un
quinquennat”, d’O. Recasens, D. Hassoux et C. Labbé, Robert Laffont,
264 pages, 19,50 €.

Intéressant, mais ces extraits révèlent que les écoutes concernaient
Nicolas Sarkozy et Manuel Valls. On ne trouve rien, en revanche, sur
François Fillon. Ils n'expliquent pas non plus comment les PV d'auditions
(des pièces de l'instruction qui sont censées restées secrètes) ont pu
se retrouver dans la presse, comme le dénonce Thierry Solère.
Par ailleurs, Marianne conteste la thèse du complot :
« Les bonnes feuilles de cet ouvrage viennent d'être publiées par le
magazine Valeurs actuelles. Ces extraits ne font en tout cas pas mention
d'une action ou d'une demande de François Hollande à l'encontre du
candidat de la droite. »
https://www.marianne.net/politique/video-scandale-d-etat-cabinet-noir-fillon-accuse-directement-hollande-de-complot
Alors, complot ou pas complot ?
Puisque Fillon a dit qu'il demandait l'ouverture d'une enquête, il faudra
sans doute en attendre les résultats.
Duzz'
Le #26429914
Le 24/03/2017 à 00:08, K. a écrit :
Le 23/03/2017 à 23:39, Duzz' a écrit :
Pour ceux qui ne parviennent pas à se connecter, voici le texte de
l'article.

[...]
“Bienvenue Place Beauvau, Police : les secrets inavouables d’un
quinquennat”, d’O. Recasens, D. Hassoux et C. Labbé, Robert Laffont,
264 pages, 19,50 €.

Intéressant, mais ces extraits révèlent que les écoutes concernaient
Nicolas Sarkozy et Manuel Valls. On ne trouve rien, en revanche, sur
François Fillon. Ils n'expliquent pas non plus comment les PV d'auditions
(des pièces de l'instruction qui sont censées restées secrètes) ont pu
se retrouver dans la presse, comme le dénonce Thierry Solère.
Par ailleurs, Marianne conteste la thèse du complot :
« Les bonnes feuilles de cet ouvrage viennent d'être publiées par le
magazine Valeurs actuelles. Ces extraits ne font en tout cas pas mention
d'une action ou d'une demande de François Hollande à l'encontre du
candidat de la droite. »
https://www.marianne.net/politique/video-scandale-d-etat-cabinet-noir-fillon-accuse-directement-hollande-de-complot
Alors, complot ou pas complot ?
Puisque Fillon a dit qu'il demandait l'ouverture d'une enquête, il faudra
sans doute en attendre les résultats.

Sur le même sujet - Le complot anti-Fillon, contre-enquête jusqu'au
sommet de l'Etat
dom Auster
Le #26429913
Houba houba hop hop :
Je n'ai pas le PDF, mais le résumé est là :
https://www.valeursactuelles.com/politique/en-couverture-les-dossiers-noirs-de-lelysee-ecoutes-filatures-surveillance-75001

Le socialisme est un fascisme et Macron c'est Hollande.
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