A New York, posséder un cendrier vide est devenu un délit

Le
leparmenide
Vous avez oublié un cendrier vide sur un coin de votre bureau: est-ce un objet
de décoration, le souvenir d'une mauvaise habitude ou la pièce à conviction
d'un crime en devenir?

A New York, quelle que soit la réponse à cette question, il vaut mieux se
débarrasser sans délai de cet objet compromettant. Au risque, sinon, de voir
débarquer des inspecteurs des services de santé et d'être puni d'une amende
d'un maximum de 2.000 dollars.

Posséder un cendrier, même pour un non-fumeur, est devenu un acte hardi depuis
l'entrée en vigueur de sévères réglementations anti-tabac au début de l'année.
Celles-ci précisent que ces objets "ne doivent pas être utilisés ou mis à
disposition" là où il est interdit de fumer, c'est-à-dire la plupart des lieux
publics.

Marty Arno peut témoigner de la détermination des agents chargés de traquer les
contrevenants. Ce propriétaire d'un magasin de location de vidéo pensait
pourtant respecter l'esprit de la loi en proposant une coupelle à un client,
entré une cigarette à la bouche. Mais, quelques heures plus tard, deux
inspecteurs de la santé lui infligeaient une amende pour la présence, sur son
comptoir, d'"un cendrier avec un mégot et des cendres".

Egalement réprimandé, John Martello, le patron du Players Club, ouvert depuis
115 ans à Manhattan, n'était pas présent lorsque des inspecteurs ont pénétré
dans ses locaux. "Les agents ont demandé à ma secrétaire d'ouvrir mon bureau.
Intimidée, elle a obéi", raconte-t-il. "Derrière le bureau, sur une petite
étagère, ils ont trouvé trois cendriers empilés. Pas de cigarettes. Pas de
traces de fumée. Juste trois cendriers", s'indigne-t-il.

Sur les 2.300 contraventions infligées depuis que le "Smoke-Free Air Act" est
entré en vigueur le 1er mai, un peu plus de 200 concernent des infractions de
cendriers.

L'affaire ayant fait le plus de bruit a touché Graydon Carter, le rédacteur en
chef du magazine sur papier glacé Vanity Fair, dont les bureaux renfermaient un
nombre conséquent de cendriers illicites.

"Je les conserve en souvenir de ma jeunesse", a expliqué M. Carter au New York
Times, en précisant que ces soucoupes n'étaient plus utilisées. "Une
municipalité qui vous autorise à garder une arme chargée dans votre bureau mais
pas un cendrier a un sérieux problème de priorités", a-t-il dénoncé.

Mais, pour les services de la ville, le cendrier est "une invitation" à fumer
et donc un objet à bannir. "L'interdiction de fumer s'appliquera d'elle même si
les cendriers disparaissent", affirme Elliott Marcus, un responsable du
département de Santé, selon qui la réglementation est respectée par 98% des New
Yorkais.

Cette loi n'est pas appliquée aveuglément, assure-t-il, en affirmant que la
présence d'"un cendrier décoratif rempli de trombones" sur un bureau
n'entraînera pas de poursuites. Et, selon lui, toutes les opérations menées
jusqu'à présent font suite à des plaintes.

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marie clarton
Le #14398271
bonjour,

citer votre source serait la moindre des choses:
http://fr.news.yahoo.com/031213/202/3jt5n.html

marie
D.Durand
Le #14397841
(Le Parmenide) écrivait
news::

Vous avez oublié un cendrier vide sur un coin de votre bureau: est-ce
un objet de décoration, le souvenir d'une mauvaise habitude ou la
pièce à conviction d'un crime en devenir?




Eh bien, comme ça, les fumeurs auront une bonne raison de se placer en
"victimes", voire en "martyrs"... juste après avoir projeté leur fumée dans
les yeux de leur voisin.

Pas de pitié pour les assassins.


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Amicalement,
D.Durand
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