"Partitions" des temps actuels

Le
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J'ai abordé sur framc la question de l'écriture musicale et de son
extension moderne générée par le numérique.

Je reviens dessus juste avec quelques liens utiles pour illustrer mon
propos.

La partition est le moyen que se sont donné les musiciens, dans le monde
occidental au départ, pour transmettre à d'autres la musique qu'ils
avaient dans la tête (apprise ou créée). Des équivalents ont existé ou
existent dans d'autres cultures, c'est une autre histoire. Elle s'est
développé davantage en occident à cause de la nécessité créée par la
naissance de la polyphonie.
<https://fr.wikipedia.org/wiki/Partition_(musique)>

D'autres manières de noter la musique existent, même en occident, et en
particulier les tablatures : <https://fr.wikipedia.org/wiki/Tablature>

Il est intéressant de comprendre les correspondances et différences
existant entre la partition écrite et le ruban de piano mécanique (ou
d'orgue de barbarie, limonaire, etc.)
<https://fr.wikipedia.org/wiki/Rouleau_de_piano_pneumatique>

On note déjà l'intérêt que ceux-ci ont représenté, en permettant de
disposer d'enregistrements *mécaniques* de la manière de jouer de
Camille Saint-Saëns ou George Gershwin par exemple (cf. l'article) qu'on
peut, de fait, réentendre "en vrai" et non via un enregistrement.

En 1983, l'adoption du standard MIDI par un grand nombre de
constructeurs d'instruments numériques a permis de franchir une étape
décisive : la finesse de résolution (temporelle et de finesse de
définition du "geste" musical) a permis de disposer d'un langage en tous
points équivalent au solfège mais qui, en plus, comportait toutes les
données d'interprétation ET permettait de les éditer finement.
<https://fr.wikipedia.org/wiki/Musical_Instrument_Digital_Interface>

On note que, dans les logiciels modernes "séquenceurs" (il en va
différemment de Max par exemple), le langage binaire ou hexadécimal a
laissé place, *à parts égales* aux représentations solfégique ET
piano-roll, héritées de ce qui précède.

Je souhaite attirer l'attention sur le système DiskClavier, qui équipe
(ou peut équiper) la plupart des pianos acoustiques Yamaha depuis plus
de trente ans et qui associe la finesse du système MIDI à une non moins
grande finesse de mobilisation des touches par un système pneumatique
sophistiqué, qui permet de véritablement faire "rejouer" une
interprétation par son propre piano, en se tenant à distance, à l'aide
d'une simple télécommande. À ne confondre en aucun cas avec les pianos
hybrides ou "silent".
<https://fr.yamaha.com/fr/products/musical_instruments/pianos/disklavier/index.html>
zut, pas de son sur ces pages ! Pas croyable ! Bon il y a plein
d'exemple sur YouTube dont <https://www.youtube.com/watch?v=q94EEl7d2ZQ>
(ici en version piano droit. Ça équipe évidemment tous les pianos de
concert si on veut). Le système ne gêne en rien la mécanique du piano et
la finesse de détection est largement supérieure aux capacités de la
musculature humaine.

De nombreux professeurs et virtuoses pensent que chaque conservatoire
devrait en posséder un. Leur valeur pédagogique est très importante. Et
la valeur de la capture "physique" d'interprétations majeures voire
célèbres tout autant.

Dans un ordre d'idée équivalent je me suis fait piéger récemment par une
fonction des pianos "modélisés" Pianoteq (que j'adore !) dont je
connaissais l'existence mais que j'avais zappée. Ce logiciel enregistre
en permanence et sur longue durée (plusieurs mois), en MIDI, TOUT ce que
vous jouez. Le MIDI, ça ne pèse rien, et les silences n'occupent aucun
espace mémoire. La réécoute "au hasard" de ce qu'on a joué à l'instant
ou il y a quinze jours peut être cruelle ! (mais instructive, et
oblige à l'humilité, ce qui n'est pas rien). Pareil que pour les
DiskClavier, évidemment.

x-post logique, sans fu2 vu que le suivi des fils peut diverger
fortement (et logiquement). hth,

--
Gérald
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siger
Le #26510562
Il y a aussi les grilles d'accord, et des partitions de percussionnistes
qui marquent les silences : par exemple, en binaire, une double croche =
une croche = une noire = un signe d'impact suivi de 3 signes de silence,
qui ne signifient pas qu'il faut étouffer le son.
Le 11/02/2019 à 23:13, Gerald a écrit :
J'ai abordé sur framc la question de l'écriture musicale et de son
extension moderne générée par le numérique.
Je reviens dessus juste avec quelques liens utiles pour illustrer mon
propos.
La partition est le moyen que se sont donné les musiciens, dans le monde
occidental au départ, pour transmettre à d'autres la musique qu'ils
avaient dans la tête (apprise ou créée). Des équivalents ont existé ou
existent dans d'autres cultures, c'est une autre histoire. Elle s'est
développé davantage en occident à cause de la nécessité créée par la
naissance de la polyphonie.
D'autres manières de noter la musique existent, même en occident, et en
particulier les tablatures : Il est intéressant de comprendre les correspondances et différences
existant entre la partition écrite et le ruban de piano mécanique (ou
d'orgue de barbarie, limonaire, etc.)
On note déjà l'intérêt que ceux-ci ont représenté, en permettant de
disposer d'enregistrements *mécaniques* de la manière de jouer de
Camille Saint-Saëns ou George Gershwin par exemple (cf. l'article) qu'on
peut, de fait, réentendre "en vrai" et non via un enregistrement.
En 1983, l'adoption du standard MIDI par un grand nombre de
constructeurs d'instruments numériques a permis de franchir une étape
décisive : la finesse de résolution (temporelle et de finesse de
définition du "geste" musical) a permis de disposer d'un langage en tous
points équivalent au solfège mais qui, en plus, comportait toutes les
données d'interprétation ET permettait de les éditer finement.
On note que, dans les logiciels modernes "séquenceurs" (il en va
différemment de Max par exemple), le langage binaire ou hexadécimal a
laissé place, *à parts égales* aux représentations solfégique ET
piano-roll, héritées de ce qui précède.
Je souhaite attirer l'attention sur le système DiskClavier, qui équipe
(ou peut équiper) la plupart des pianos acoustiques Yamaha depuis plus
de trente ans et qui associe la finesse du système MIDI à une non moins
grande finesse de mobilisation des touches par un système pneumatique
sophistiqué, qui permet de véritablement faire "rejouer" une
interprétation par son propre piano, en se tenant à distance, à l'aide
d'une simple télécommande. À ne confondre en aucun cas avec les pianos
hybrides ou "silent".
zut, pas de son sur ces pages ! Pas croyable ! Bon il y a plein
d'exemple sur YouTube dont (ici en version piano droit. Ça équipe évidemment tous les pianos de
concert si on veut). Le système ne gêne en rien la mécanique du piano et
la finesse de détection est largement supérieure aux capacités de la
musculature humaine.
De nombreux professeurs et virtuoses pensent que chaque conservatoire
devrait en posséder un. Leur valeur pédagogique est très importante. Et
la valeur de la capture "physique" d'interprétations majeures voire
célèbres tout autant.
Dans un ordre d'idée équivalent je me suis fait piéger récemment par une
fonction des pianos "modélisés" Pianoteq (que j'adore !) dont je
connaissais l'existence mais que j'avais zappée. Ce logiciel enregistre
en permanence et sur longue durée (plusieurs mois), en MIDI, TOUT ce que
vous jouez. Le MIDI, ça ne pèse rien, et les silences n'occupent aucun
espace mémoire. La réécoute "au hasard" de ce qu'on a joué à l'instant
ou il y a quinze jours... peut être cruelle ! (mais instructive, et
oblige à l'humilité, ce qui n'est pas rien). Pareil que pour les
DiskClavier, évidemment.
x-post logique, sans fu2 vu que le suivi des fils peut diverger
fortement (et logiquement). hth,


--
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