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Le
__Fred__
Par Annie Lobbé © 2004


L'innocent gadget qui s'est imposé à notre quotidien présente de troublantes
similitudes avec ce que l'on connaît de la technologie développée dans le
domaine très secret des nouvelles armes électromagnétiques dont la cible est
le cerveau.
Quiconque aurait affirmé en 1940 pouvoir modifier le comportement humain
avec des molécules chimiques se serait heurté à l'incrédulité de ses
contemporains. En 1970, c'est pourtant chose faite avec le développement des
médicaments psychotropes. Leur consommation massive atteste, aujourd'hui
encore, de la réalité de cette modification iatrogène (produite par un agent
extérieur) du fonctionnement cérébral, généralement inductrice de
dépendance. En biochimie, l'effet varie selon la molécule et la dose
administrée : anti-dépresseur, anxiolytique, neuroleptique.
Des modifications iatrogènes du comportement peuvent aussi être obtenues via
l'application de certaines ondes électromagnétiques de Fréquence Extrêmement
Basse (Extremely Low Frequency, désignées par convention ELF -prononcer
E.L.F.-, et que nous appellerons pour simplifier basses fréquences). En
biophysique, l'effet varie selon la fréquence et la puissance d'exposition.
Difficile à croire ? Et pourtant. La dépendance qui s'installe chez les
détenteurs de portable n'est pas sans rappeler d'autres formes de
dépendances médicamenteuse, tabagique ou alcoolique. Il suffit de regarder
autour de soi pour se rendre compte que la téléphonie mobile a désormais
plus d'adeptes que les médicaments psychotropes et le tabac réunis. Dix ans
ont suffi pour qu'un être humain sur six prenne possession de son
émetteur-récepteur personnel de micro-ondes : on compte déjà un milliard de
téléphones portables dans le monde, dont 40 millions en France.
La preuve scientifique de l'innocuité des portables n'a pas été
officiellement établie et quelques mises en gardes se glissent entre les
lignes du discours officiel rassurant : Il n'existe pas de données
scientifiques qui permettent d'établir qu'il existe, chez les adultes ou les
enfants, des risques du fait d'une exposition sur une longue période, mais
cela ne peut être exclu en l'état actuel des connaissances1.
Amiante, vache folle, irradiation radioactive consécutive à l'accident du
réacteur nucléaire de Tchernobyl : depuis près de vingt ans, en France, la
révélation des mensonges scientifiques et politiques est toujours arrivée
après coup, une fois commis d'irréversibles dommages sanitaires et
environnementaux. Pourquoi et comment autant de téléphoneurs mobiles
invétérés ou occasionnels acceptent-ils, une nouvelle fois, de prendre un
risque dont ils ne mesurent ni la nature, ni la portée ?

Nos ondes cérébrales : des fréquences extrêmement basses
Depuis le premier électroencéphalogramme (EEG) réalisé en 1924, les ondes
cérébrales et leurs états émotionnels associés ont livré bien des
secrets2,3. La majeure partie du temps, ces ondes ont un aspect irrégulier
et aucune morphologie générale ne peut être observée sur l'EEG. Cependant, à
d'autres moments, une figure distincte apparaît. Les rythmes alpha et bêta
sont les deux seuls rythmes normaux de l'adulte au repos.
Le rythme Alpha, entre 8 et 13 Hertz (Hz), apparaît au repos ou lors de la
fermeture des yeux. La plupart des gens ont un alpha à 10 Hz, ralenti de 1 à
2 Hz en cas de fatigue ou par le vieillissement. Cette constatation conduit
à considérer comme sortant du cadre de la normalité tous les sujets dont la
fréquence alpha est inférieure à 9 Hz4 . Un alpha à 8 Hz a été fréquemment
mesuré dans des cas de céphalées, de bourdonnements d'oreille. Il a été
constaté en grandes proportions chez des sujets incarcérés et en faible
proportion chez des patients psychiatriques (psychoses, névroses). Il est
parfois associé à un rythme thêta (voir plus loin). Il apparaît également à
la fin d'un effort intellectuel (alpha de détente) ou lorsque le sujet fait
un effort sur lui-même pour ne pas livrer son émotion (alpha de contrôle).
Le rythme Bêta, entre 15 et 20 Hz (18 Hz dans la majorité des cas)
correspond à une situation d'attention ou de mouvement. Des fréquences plus
élevées (jusqu'à 25 et plus rarement 50 Hz), sont enregistrées pendant un
état de tension. Les rythmes rapides, de 16 à 25 Hz, traduisent en général
de l'anxiété. Ils sont fréquents chez les schizophrènes et apparaissent
également après consommation de barbituriques.
Le rythme Thêta, de 4 à 7 Hz, est présent chez les enfants et les adultes
caractériels ou impulsifs, chez des malades porteurs de lésions cérébrales
diverses (céphalées, épilepsies, irritation corticale). Chez l'adulte, ce
rythme correspond à des manifestations émotionnelles lors des moments
désagréables (forte contrariété, frustration). Un rythme thêta
hypersynchrone à 6 Hz est lié à des affections particulières : encéphalites
et méningo-encéphalites. Le rythme Delta, inférieur à 3 Hz, traduit toujours
chez l'adulte vigile une souffrance cérébrale grave : hypertension
intracrânienne, maladie d'Alzheimer, paralysie générale. Il apparaît pendant
le coma et l'anesthésie générale. D'autres variétés d'ondes lentes existent
: les ondes lentes de l'hypoglycémie, celles du sommeil très profond (les
seules qui soient physiologiques, c'est-à-dire normales et ne présentant pas
un caractère pathologique) et les ondes lentes occipitales, remarquées avec
une très grande abondance chez les sujets impulsifs qui ont une tendance à
prendre des risques ou à se laisser entraîner sans réflexion (sujets
ductiles, soumis).

Modification de l'électro-encéphalogramme
Richard Gautier, Docteur en Pharmacie et co-auteur de Votre GSM, votre Santé
: On vous ment. 100 pages pour rétablir la vérité5 (qui vient de paraittre -
p. 74 de la revue), a répertorié pas moins de trente-deux expériences
publiées entre 1995 et 2003 montrant une modification notable de l'EEG de
sujets humains exposés pendant une courte durée (de quelques minutes à une
nuit) à des micro-ondes pulsées en extrêmement basses fréquences. Une
expérimentation de longue durée est actuellement en cours à l'échelle
planétaire, dont nous sommes tous les cobayes. Ses conclusions scientifiques
ne seront tirées que dans plusieurs dizaines d'années commente-t-il. Non
seulement nous en sommes les cobayes, mais en plus, nous la finançons en
achetant des téléphones, des abonnements, des cartes.
En laboratoire, des études portant sur des expositions chroniques ont été
effectuées sur l'animal. Une publication soviétique de 1986, antérieure au
déploiement de la téléphonie mobile et portant sur des chats exposés à 2.375
mégahertz (MHz), mettait en évidence une synchronisation de l'activité
bioélectrique cérébrale à 6-10 Hz et 12-16 Hz, à la puissance de 500
microwatts par centimètres carrés (µW/cm)6. En clair, l'EEG des chats se
calquait sur les fréquences auxquelles ils étaient exposés. De quoi donner
des frissons quand on sait quelles basses fréquences sont émises par les
portables GSM européens (voir plus loin). De quoi donner encore plus de
frissons quand on sait que les puissances limites fixées en 1998 par la
recommandation internationale7, cinq ans après le lancement des premiers
portables en France, sont deux fois supérieures pour le 1.800 MHz (900
µW/cm) et à peine inférieures en 900 MHz (450 µW/cm). Tous les portables
sont désormais bi-bandes et peuvent utiliser ces deux fréquences.
Parmi les autres effets comportementaux préoccupants rapportés chez le rat,
citons la diminution d'activité locomotrice et l'amoindrissement des
réflexes de défense après quatre mois d'exposition à raison de douze heures
par jour (fréquences combinées 9.375 et 1.765 MHz, puissance 375 µW/cm)8.
L'augmentation de l'enzyme qui dégrade l'acétylcholine (un neurotransmetteur
cérébral impliqué dans la mémoire, l'attention, la vigilance et le potentiel
d'action, c'est-à-dire le mouvement) a été rapportée en 1994 sous l'effet
d'ondes
pulsés à 16 Hz9. Cette augmentation entraîne la diminution de
l'acétylcholine
disponible dans l'espace inter-synaptique (entre les neurones).
Pour comprendre la signification concrète de cet effet biologique, il faut
savoir qu'un déficit en acétylcholine a été constaté par autopsie chez les
personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer10, une pathologie dont les
signes cliniques sont désormais bien connus : confusion mentale avec perte
progressive et irréversible de toutes les facultés cérébrales : mémoire,
apprentissage, orientation spatiale, etc.).

Modification du comportement
On sait depuis longtemps que la modification de l'EEG altère le
comportement. Il y a près de quarante ans que le neurophysiologiste espagnol
José M. R. Delgado a découvert comment modifier significativement le
comportement, voire la personnalité de sujets humains, à l'aide de
stimulations électriques. Par exemple, des jeunes filles convenables et
réservées étaient rendues sexuellement agressives par la stimulation
électrique de certaines zones cérébrales.
Le chercheur a identifié les zones précises dans lesquelles une stimulation
électrique produit la peur, l'anxiété, le plaisir, l'euphorie ou la rage
chez des sujets humains. Au cours d'expériences réalisées avec des patients
psychiatriques, ces derniers rapportaient que leur modification de
comportement ne provenait pas de leur propre volonté mais de leur incapacité
à contrer la puissance du signal électrique.
Delgado a également effectué des recherches sur les animaux. Sa
démonstration la plus célèbre, la vidéo d'un taureau arrêté en pleine charge
par un signal radio émis à distance vers des récepteurs implantés dans la
tête de l'animal, a fait le tour du monde. Mais le livre dans lequel il
relate ses expériences, Physical Control of the mind : Toward a
psychocivilized society (1969), n'a jamais été publié en français11.
Autre découverte majeure des années 60, l'invention du Neurophone. Cet
appareil capable de transformer des sons (mots et musique) en impulsions
électriques, permet de les faire entendre en courtcircuitant l'appareil
auditif. Après six ans de tentatives infructueuses, son inventeur,
l'américain
Patrick Flanagan, a réussi à obtenir un brevet après avoir fait entendre un
employé du service des brevets atteint de surdité. Cette découverte a été
classée confidentiel défense par l'armée américaine après qu'il l'ait
perfectionnée en développant un système sonore holographique en 3-D dans
lequel les 'sons' pouvaient provenir de n'importe où dans l'espace, alors
que la première version nécessitait un contact physique. Le trop génial
inventeur s'est alors vu interdire de continuer ses travaux et même d'en
parler pendant quatre années consécutives12.

Des basses fréquences permanentes dans nos téléphones portables
La téléphonie mobile combine les technologies du radar, de la radio et du
téléphone. Pour recevoir les appels, un téléphone portable en veille signale
sa position en permanence. Un mobile fonctionnant avec le standard GSM
européen émet des micro-ondes (hyperfréquences). Une loi de physique stipule
que les ondes sont absorbées au maximum dans les organes dont la taille
correspond à la longueur de l'onde ou à l'un de ses multiples. A 900 MHz, la
longueur d'onde est de 33 cm. A 1.800 MHz, elle est de 16,5 cm, soit la
taille d'un cerveau humain adulte. La boîte crânienne se transforme alors en
caisse de résonnance, l'absorbtion des ondes est maximale. (A titre de
comparaison, la fréquence de 2.450 Mhz à laquelle fonctionnent les fours à
micro-onde, les radars et Blue Tooth, un système de liaison radio entre le
téléphone portable et l'oreillette, est la plus efficace pour échauffer les
molécules d'eau, dont notre corps est composé à 70 % ; sa longueur d'onde
est de 12 cm).
Selon une autre loi de physique, toute fréquence émet des harmoniques qui
sont des fréquences multiples de la fréquence originelle. Un téléphone
portable en veille émet des basses fréquences à 2 Hz, 4,34 Hz et 8 Hz, avec
entre autres, des harmoniques à 16 Hz13. Tzz-Tzz, Tzz-Tzz, il est même
possible d'entendre certaines harmoniques de ces basses fréquences
(perceptibles par l'oreille humaine à partir de 20 à 30 Hz) en approchant le
téléphone de certains hauts-parleurs amplifiés (transistor, radio-réveil,
autoradio,.). La réunion d'éléments issus de la physique et de la biologie,
deux domaines habituellement séparés, constitue une spécialité peu connue :
la biophysique, à la lumière de laquelle il apparaît clairement que le GSM
européen a été conçu spécifiquement pour avoir une action délétère sur le
système nerveux central humain. L'hyperfréquence, dite fréquence porteuse,
sert de véhicule pour faire pénétrer en profondeur les basses fréquences
responsables d'une modification pathologique de l'EEG inductrice de
modification de comportement (2 Hz : soumission, prise de risques
inconsidérée ; 4.34 Hertz : frustration, irritabilité ; 8 Herz : fatigue,
céphalée, 16 Hz et au-delà : anxiété et diminution de l'acétylcholine. Des
valeurs limites d'exposition élevées maximisent ces effets.
Aux Etats-Unis, le standard actuellement le plus répandu est le CDMA (Code
Division Multiple Access), qui ne contient pas de basses fréquences
susceptibles de modifier l'EEG. Et le GSM aux USA opère à des fréquences
différentes (800 et 1.900 MHz, au lieu de 900 et 1.800 MHz en Europe), dont
les longueurs d'onde ne correspondent pas à la taille du cerveau adulte
moyen, et sont donc moins susceptibles d'induire des effets neurologiques.
En biophysique, l'effet varie selon la fréquence. Autre différence
importante : à peine un américain sur deux est muni d'un portable, contre 80
% de la population européenne. Les conséquences sanitaires et
comportementales de l'exposition aux micro-ondes seront mathématiquement
plus importantes sur le Vieux continent.
Ce que l'on sait peu, c'est que même lorsqu'ils sont éteints, les téléphones
portables émettent pour assurer une fonction de repérage qui a été confirmée
par plusieurs sources : militaire, judiciaire, pompiers. Pour la petite
histoire, les virtuoses du plastiquage de l'Ile de Beauté sont désormais au
courant : ils laissent leur portable chez eux lorsqu'ils se rendent à
certaines réunions.
Ce que l'on sait encore moins, c'est que la gigantesque installation
militaire américaine HAARP14 en Alaska, co-gérée par l'US Navy et l'US Air
Force, qui envoie depuis 2001 en direction de l'ionosphère des ondes
soupçonnées d'avoir une action sur le climat, émet aussi des Fréquences
Extrêmement Basses (ELF). Nick Begich et Jeane Manning, auteurs de Les anges
ne jouent pas de cette HAARP qui enquêtent sur ce dispositif depuis plus de
sept ans, affirment ceci (chapitre 22) : D'après les fiches techniques,
lorsqu'il fonctionne à pleine puissance, HAARP peut envoyer des ELF à des
niveaux d'énergie suffisants pour affecter les populations de régions
entières.
Ils rapportent les propos de Patrick Flanagan, l'inventeur du Neurophone,
qu'ils
ont interviewé à ce sujet : Le projet HAARP pourrait être non seulement le
plus grand "radiateur ionosphérique" du monde, mais aussi le plus colossal
instrument de contrôle cérébral jamais conçu
Lors d'un entretien en juillet 2003, un spécialiste des armes à
hyperfréquence à qui je demandais pourquoi il n'avait pas de téléphone
portable m'a répondu : Je pense que les téléphones portables sont le support
d'un système de contrôle cérébral mis en place par les américains.
Motorola aux commandes
Comment vérifier une telle information ? En remontant à la source. Motorola
est le seul constructeur américain à avoir investi dans le développement du
GSM européen. Alors que les industriels du Vieux continent se sont groupés
par trois ou quatre pour réaliser les développements nécessaires à la mise
au point de la technologie GSM, Motorola est resté seul15. Le dépôt de
marque qu'il a effectué en France le 4 août 198716 inclut les produits
suivants : 'générateurs électriques de tonalité basse fréquence' et
'amplificateurs basses fréquences', qui sont absolument injustifiés car les
télécommunications sont véhiculées en hyperfréquences pulsées TDMA (Time
Division Multiple Access, lequel génère déjà des basses fréquences). On
trouve également dans cette liste des 'amplificateurs électroniques pour
sourds' qui ne sont pas sans rappeler le Neurophone de Patrick Flanagan et
des "condensateurs" permettant aux appareils éteints d'émettre des
micro-ondes.
Un examen attentif des marques déposées par ses concurrents montre que
Motorola est le seul constructeur à mentionner ce type de produits. Des
'modules intégrés dans des dispositifs informatiques et de communication
pour la commande et le contrôle à distance' et des 'applications logicielles
personnalisées pour le pistage d'informations vocales et de données sur des
réseaux zonaux personnels' figurent dans un autre dépôt17 et complètent
cette panoplie originale.
Permet-elle d'agir à distance sur les téléphones portables, y compris ceux
des autres constructeurs via le contrôle à distance ? Permet-elle de
transformer chaque téléphone, même éteint, en ré-émetteur des basses
fréquences émises par HAARP ? Permet-elle de modifier de façon ciblée l'EEG
des utilisateurs ? Il est permis de se poser ces questions. Un détenteur de
portable sur six est client de Motorola dans le monde. Mais la
multinationale américaine ne vend pas que des téléphones portables : il y a
des composants Motorola dans tous les équipements électroniques :
télévisions, ordinateurs, chaînes HI-FI, caisses enregistreuses, jouets pour
enfants, etc.


Guerre électromagnétique
Depuis le 3 avril 1984, la directive n° 138 prise par Georges Bush père
autorise l'utilisation d'ondes électromagnétiques comme arme sur des
citoyens américains et étranger18. Le magazine militaire américain Defense
News du 24 août 1987 cite les propos de John Rosado, du laboratoire Harry
Diamonds à Adephi : La nature de la guerre sera complètement modifiée par
l'utilisation d'armes radiofréquences19.
Serions-nous déjà entrés, à notre insu, dans un nouveau type de guerre
déclarée contre nos facultés cérébrales ? On peut se le demander en
observant les troubles dont sont atteints des pionniers du portable.
Exemple : Joseph, 42 ans, qui a gardé le même téléphone depuis 10 ans : Si
je prends un rendez-vous avec mon portable, après avoir raccroché je ne me
souviens plus de ce qui vient d'être dit. Et j'ai mal au-dessus de l'oreille
à chaque utilisation, raconte-t-il. Le plus incompréhensible pour un
observateur extérieur, c'est que malgré les symptômes sérieux directement
liés à l'utilisation de son portable, douleur persistante et troubles
récurrents de la mémorisation, Joseph n'envisage pas de se soustraire à son
exposition.
Même chose chez Marguerite, 50 ans. Elle n'a pas de téléphone portable mais
a acheté depuis deux ans un banal téléphone sans fil d'intérieur numérique
DECT, une technologie qui émet des micro-ondes à 1.900 MHz. Elle a des
douleurs auriculaires à chaque utilisation prolongée. Convaincue par l'Appel
de Fribourg émanant de médecins qui établissent un lien entre ce type de
douleurs et l'utilisation de la téléphonie DECT20 , elle ne trouve pas le
temps de remplacer ce qu'elle pense être la cause de ses maux par un autre
appareil avec fil et muni d'une rallonge pour pouvoir se déplacer.
Cette incapacité à mettre en place des actions protectrices n'est pas sans
rappeler deux expériences menées avec des rats exposés à des puissances de
micro-ondes potentiellement mortelles (60 milliwatts par gramme à 918 MHz,
micro-ondes non pulsées, 25 expositions de deux minutes d'affilée, cinq fois
par jour). Contrairement aux chocs électriques (80 microampères/mètre) ou
lumineux (350 lux), les animaux exposés aux micro-ondes ne développaient
aucun comportement de fuite ou d'évitement, malgré une élévation de leur
température corporelle à 41 °C. Les auteurs concluent que les organismes
sont dépourvus de feedback sensoriels susceptibles de motiver une réaction
d'évitement
acquis, la sensation de chaleur ne décroissant que lentement après
l'exposition21.
Les modifications de comportement, Joseph en a constaté dans d'autres
domaines. J'ai perdu ma capacité à planifier, à organiser, confie-t-il en
reconnaissant aussi avoir peu à peu cessé de classer ses papiers et de faire
ses comptes. Plutôt inquiétant, surtout pour un chef d'entreprise. Il
constate aussi une irritabilité latente entraînant souvent une réaction
colérique disproportionnée par rapport aux incidents qui en sont la cause.
Faut-il voir dans ces 'syndromes comportementaux' le reflet de la baisse de
l'acétylcholine correspondant à la baisse d'activité spontanée observée chez
les animaux exposés de façon chronique en laboratoire et les conséquences
d'une
modification de son EEG sous l'effet des basses fréquences émises par son
portable ? Avouez que Joseph est mal parti s'il attend une réponse des
experts gouvernementaux, de la communauté scientifique ou médicale pour
changer ses habitudes. En 1992, Paul Wolfowitz, l'un des stratèges de George
Bush père et fils, déclarait : Depuis la chute de l'empire soviétique, notre
but est de faire en sorte qu'aucune autre puissance étrangère ne puisse
essayer de rivaliser avec les Etats-Unis21 En ayant réussi à mettre des
téléphones portables entre toutes les mains, les maîtres du monde sont
peut-être en passe de gagner une guerre secrète contre notre cerveau, une
guerre contre laquelle ils se sont eux-mêmes protégés. S'agissant de
contrôle et de surveillance, le gouvernement britannique n'est pas en reste.
Il finance depuis plus d'un an le développement de 'Celldar', une
technologie utilisant les antennes de téléphonie mobile pour détecter en
temps réel les véhicules et les individus en mouvement dans la zone de
couverture par le réseau . Des prototypes sont déjà opérationnels jusqu'à
50-100 m.(The Observer du 13 octobre 2002).
Parmi les utilisateurs qui affirment, la bouche en cour, Je ne peux pas m'en
passer et parmi ceux qui prétendent, les lèvres pincées, De toutes façons,
je l'utilise très peu, combien, une fois confrontés à l'évidence, seront
comme Joseph incapables de renoncer complètement à cette arme non
conventionnelle dont ils sont la première victime ? Silencieuses, inodores
et invisibles, les micro-ondes sont incomparables pour décimer à petit feu
des populations entières et déstabiliser sournoisement des pays. Pour qui
sait en identifier les causes, les dégâts ont déjà commencé. Face à cette
guerre d'un nouveau genre, il est urgent que ceux qui veulent garder intacts
leurs facultés cérébrales et leur libre-arbitre organisent la résistance.

Annie Lobé
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Vos réponses
Trier par : date / pertinence
Evelyne Bonnamy
Le #137629
Par Annie Lobbé © 2004


Que c'est 24 kg de kauneries ! Pour écrire ce genre d'ânnerie il faut
amha avoir s'être séché les cheveux au micro onde !
En plus elle est une spécialiste de l'intox...
http://www.tocsin.net/dossier/1_erika/lobbe.htm

--
Cordialement, Evelyne

yves
Le #137628

Par Annie Lobbé © 2004



Que c'est 24 kg de kauneries ! Pour écrire ce genre d'ânnerie il faut
amha avoir s'être séché les cheveux au micro onde !
En plus elle est une spécialiste de l'intox...
http://www.tocsin.net/dossier/1_erika/lobbe.htm


Ça, pour un tissus d'âneries... J'aime bien les 20 à 30Hz qu'on entend
dans un radio réveil par exemple (hum, je voudrais bien voir l'allure du
HP du radio réveil qui est capable de produire ces fréquences de manière
audible...), ou encore qu'un objet de la taille de la longueur d'onde
absorbe le maximum du rayonnement... J'en déduit donc que ma feuille de
papier absorbe beaucoup du rayonnement de mon GSM900... Ah, c'est donc
pour ça que je reçois mal depuis mon bureau, c'est toutes ces feuilles
A4 qui absorbent le rayonnement... ;)

En gros, pour la partie que je connais, elle "adapte" les phénomènes
physiques pour aller avec sa démonstration... Seulement elle en vient à
inventer des phénomènes qui n'existent pas...

Yves

--
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