Xen ne sera pas l'hyperviseur exclusif de Linux

Le
fff
Xen ne sera pas l'hyperviseur exclusif de Linux

Edition du 14/04/2006 - par Christophe Bardy


L'adoption prévisible de VMI, une interface de programmation qui
permettra d'abstraire le noyau Linux de la couche d'hypervision
sous-jacente est une défaite pour Xensource qui entendait imposer Xen
comme la couche d'hypervision de Linux. Avec VMI, tout hyperviseur
compatible pourra être utilisé sous la version paravirtualisée de l'OS
libre


Les développeurs du noyau Linux travaillent actuellement à l'écriture
d'une couche d'abstraction qui va permettre de décorréler le noyau des
hyperviseurs sous-jacent. La conséquence à court terme de ces travaux
est, qu'il sera possible pour les clients de choisir l'hyperviseur qu'ils
préfèrent sous Linux, tout en conservant les avantages de la
paravirtualisation en termes de performances.


Décorréler les travaux sur le noyau des travaux sur les hyperviseurs.

L'interface de programmation VMI (Virtual Machine Interface), devrait
permettre de décorréler les travaux menés sur le noyau et ceux menés
sur les couches d'hypervision, permettant ainsi aux développeurs du
noyau de se concentrer sur les évolutions de Linux tout en laissant les
développeurs de solutions de virtualisation innover pour enrichir les
capacités de leurs environnements. Ponctuellement l'interface VMI sera
révisée et enrichie de façon à prendre en compte les évolutions des
hyperviseurs.

Cette séparation a largement été inspirée par VMWare (voir à ce
propos le point de Zachary Amsden sur la mailing list du noyau Linux)
mais aussi par les conclusions menés par les développeurs du noyau
après leur première expériences d'intégration de Xen dans linux. Si
ces travaux sont aujourd'hui arrivés à maturité, ils ont aussi montré
les dangers d'une trop grande intégration entre la couche de
virtualisation et l'OS. Ainsi, les noyaux XenoLinux conçus pour
fonctionner avec Xen 2.0.2 ne fonctionnent pas avec Xen 3.x, du fait des
évolutions d'API de ce dernier. De même, les noyau XenoLinux les plus
récents ne fonctionnent pas avec les vieux hyperviseurs Xen de la série
2.x. De tels inconvénients auraient été évités avec une interface de
type VMI, permettant aux entreprises de faire évoluer leurs
environnements de virtualisation sans toucher à leurs distributions
linux et vice-versa.

Pour l'instant VMWare a contribué une implémentation 32 bit de VMI pour
le noyau linux 2.6.16-rc6 et indique que son impact sur les performances
est négligeable. Des travaux sont en cours avec XenSource pour que
l'hyperviseur libre supporte lui aussi VMI, ce qui pourrait être le cas
dès la fin du premier semestre. VMI deviendrait alors l'interface par
défaut de virtualisation du noyau permettant à Linux de s'intégrer
avec l'ensemble des hyperviseurs du marché compatibles avec l'API. De
quoi mettre aux rêves d'hégémonie de Xensource sur l'hypervision
Linux, mais aussi de quoi encourager la concurrence entre fournisseurs
d'hyperviseurs et accélérer le développement de la virtualisation dans
le monde libre. De quoi aussi simplifier à terme l'encapsulation de la
virtualisation dans le firmware des serveurs x86, un pas qui les
rapprocherait encore un peu plus des grands serveurs Unix
Vos réponses
Gagnez chaque mois un abonnement Premium avec GNT : Inscrivez-vous !
Trier par : date / pertinence
R.T.F.M.
Le #4160801
Xen ne sera pas l'hyperviseur exclusif de Linux

Edition du 14/04/2006 - par Christophe Bardy


L'adoption prévisible de VMI, une interface de programmation qui
permettra d'abstraire le noyau Linux de la couche d'hypervision
sous-jacente est une défaite pour Xensource qui entendait imposer Xen
comme la couche d'hypervision de Linux. Avec VMI, tout hyperviseur
compatible pourra être utilisé sous la version paravirtualisée de l'OS
libre


Les développeurs du noyau Linux travaillent actuellement à l'écriture
d'une couche d'abstraction qui va permettre de décorréler le noyau des
hyperviseurs sous-jacent. La conséquence à court terme de ces travaux
est, qu'il sera possible pour les clients de choisir l'hyperviseur qu'ils
préfèrent sous Linux, tout en conservant les avantages de la
paravirtualisation en termes de performances.


Décorréler les travaux sur le noyau des travaux sur les hyperviseurs.

L'interface de programmation VMI (Virtual Machine Interface), devrait
permettre de décorréler les travaux menés sur le noyau et ceux menés
sur les couches d'hypervision, permettant ainsi aux développeurs du
noyau de se concentrer sur les évolutions de Linux tout en laissant les
développeurs de solutions de virtualisation innover pour enrichir les
capacités de leurs environnements. Ponctuellement l'interface VMI sera
révisée et enrichie de façon à prendre en compte les évolutions des
hyperviseurs.

Cette séparation a largement été inspirée par VMWare (voir à ce
propos le point de Zachary Amsden sur la mailing list du noyau Linux)
mais aussi par les conclusions menés par les développeurs du noyau
après leur première expériences d'intégration de Xen dans linux. Si
ces travaux sont aujourd'hui arrivés à maturité, ils ont aussi montré
les dangers d'une trop grande intégration entre la couche de
virtualisation et l'OS. Ainsi, les noyaux XenoLinux conçus pour
fonctionner avec Xen 2.0.2 ne fonctionnent pas avec Xen 3.x, du fait des
évolutions d'API de ce dernier. De même, les noyau XenoLinux les plus
récents ne fonctionnent pas avec les vieux hyperviseurs Xen de la série
2.x. De tels inconvénients auraient été évités avec une interface de
type VMI, permettant aux entreprises de faire évoluer leurs
environnements de virtualisation sans toucher à leurs distributions
linux et vice-versa.

Pour l'instant VMWare a contribué une implémentation 32 bit de VMI pour
le noyau linux 2.6.16-rc6 et indique que son impact sur les performances
est négligeable. Des travaux sont en cours avec XenSource pour que
l'hyperviseur libre supporte lui aussi VMI, ce qui pourrait être le cas
dès la fin du premier semestre. VMI deviendrait alors l'interface par
défaut de virtualisation du noyau permettant à Linux de s'intégrer
avec l'ensemble des hyperviseurs du marché compatibles avec l'API. De
quoi mettre aux rêves d'hégémonie de Xensource sur l'hypervision
Linux, mais aussi de quoi encourager la concurrence entre fournisseurs
d'hyperviseurs et accélérer le développement de la virtualisation dans
le monde libre. De quoi aussi simplifier à terme l'encapsulation de la
virtualisation dans le firmware des serveurs x86, un pas qui les
rapprocherait encore un peu plus des grands serveurs Unix...


Merci pour l'info . . .
Comme je ne suis pas informaticien j'ai dû lire 2 fois pour comprendre
un tout petit peu. Serait-il possible lors de votre prochain post de
mettre un petit résumé de 3-4 lignes simplifié pour ceux qui n'ont
pas votre niveau ?

--
Marchander sa liberté contre de la sécurité, c'est un pacte diabolique.

Publicité
Poster une réponse
Anonyme