Test Split/Second Velocity

Le par Alain L.  |  0 commentaire(s)
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Après avoir réalisé le très bon Pure, Black Rock Studio avait en tête de poursuivre son offensive dans le secteur automobile, une offensive matérialisée sous la forme d’un jeu de course. Ces jeux sont excessivement nombreux et se démarquer de la concurrence est devenu de plus en plus difficile. Pour ce faire, le studio anglais a fait appel au spectaculaire.

De la course et du spectacle

D’apparence, Split/Second : Velocity a tout du classique jeu de course. Néanmoins, Black Rock Studio a abandonné le thème de la nature au profit d’un contexte urbain plus intense, plus dangereux. Le jeu nous pousse en fait à participer à une série télévisuelle regroupant les meilleurs cascadeurs du monde entier. L’adoption de ce format sert de prétexte à de violentes courses sportives.

On pourra même noter la présence d’un court résumé au début de chaque nouvelle saison composée de six courses. Au total, nous pourrons participer à soixante-douze événements. Ces courses varient bien entendu en fonction de leur contexte géographique mais aussi du mode de jeu adopté. Ces modes vont de la classique course de classement à la course contre la montre.

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D’autres modes plus exotiques comme le mode Survival exigeront des joueurs anticipation et calme. Comme son nom l’indique, ce mode met à contribution les réflexes du joueur qui devra éviter des barils explosifs ou des missiles air-sol dans le seul et unique objectif d’engranger un maximum de points. Grâce à un sans faute, ce score est maximal.

Les courses dites classiques ressemblent à un Mario Kart dans le sens où ces dernières reposent sur l’utilisation judicieuse d’options offensives. Mais contrairement au jeu de Nintendo, ces bonus offensifs sont obtenus au travers de nos bonnes performances sportives. Elles vont de l’aspiration au saut en passant par le dérapage.

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Ces figures de style nous permettent de remplir la barre de Powerplay divisée en trois parties. Mais ces bonus, le joueur ne peut les utiliser à tout moment car ils dépendent intrinsèquement du décor. En effet, nous pourrons seulement neutraliser la concurrence à l’aide d’éléments décoratifs du jeu qui varient heureusement en échelle et en efficacité.

Plus la barre de Powerplay est remplie, plus l’élément invoqué est susceptible de changer le cours et le tracé d’une course. Cela implique aussi de connaître par cœur le placement et le fonctionnement de ces attaques car elles peuvent s’avérer à double tranchant. Il est aussi question de timing, le pouvoir neutralisant d’un baril explosif est maximal à courte distance.

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Cette barre sert aussi à débloquer temporairement des raccourcis que nos adversaires pourront très bien emprunter. Il faudra veiller à employer ces couloirs secrets dans la plus grande solitude. Le choix des véhicules est déterminant et varie en fonction du tracé et du mode de jeu. Il existe trois types de véhicules : les voitures de course, les muscles cars et les trucks.

Ils se différencient sur leurs capacités à accélérer, à déraper ou encore leur résistance vis-à-vis des attaques extérieures. La motivation pour le joueur sera de débloquer l’ensemble des ces véhicules dotés d’une maniabilité élevée. Split/Second Velocity est un jeu accessible qui ne demande aucune connaissance mécanique particulière.

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Conclusion

Split Second Velocity - JaquetteLe mode solo permettra aux joueurs d’apprendre les bases du concept et de connaître les circuits. Malheureusement, son intérêt s’amenuise rapidement avec le temps car il se montre non seulement répétitif mais aussi frustrant. Cette frustration provient de l’intelligence artificielle au comportement hasardeux, elle peut tantôt se montrer tendre, tantôt se montrer sans pitié.

Mais justement, le jeu pardonne rarement les écarts de conduite. Un accident suffit pour nous priver de la victoire suprême. Il ne sera donc pas rare de recommencer les courses à cause tout simplement d’un concours de circonstance ou bien d’une IA trop capricieuse. À l’instar de Pure, le jeu présente une mise en scène efficace et impressionnante à la fois.

On prend toujours plaisir à voir débouler de nulle part un avion de ligne ou encore à être témoin de la chute d’un gratte-ciel.  Black Rock Studio a tout misé sur le spectaculaire pour tenir en haleine le joueur, une mission largement remplie. Le moteur graphique n’y est pas pour rien, il supporte les hautes résolutions et présente de frappants effets visuels.

Les artistes jouent énormément sur l’emploi de jeux de lumière et d’effets spéciaux pour titiller notre rétine, un emploi redoutable. Les effets sonores jouissent eux aussi d’une excellente exploitation, pour pleinement les apprécier un kit sonore digne de ce nom est indispensable. On ne peut pas en dire autant de la bande sonore certes engageante mais malheureusement répétitive.

Le mode multijoueur viendra tirer vers le haut la durée de vie du jeu qui n’est pas forcement très élevée pour un tel titre. Une bonne douzaine d’heures vous sera nécessaire pour faire le tour du mode solo. En ligne, tout dépendra de l’affluence sur les serveurs et de votre capacité à apprécier le concept qui se veut au final répétitif et hasardeux.

Hasardeux car le jeu repose aussi sur une bonne part de chance rendant les compétitions en ligne imprévisibles. Cela est divertissant, mais rend difficile les compétitions professionnelles.  En plus du classique mode en ligne, les joueurs pourront aussi jouer en écran partagé, une option sympathique mais limitant la visibilité des courses. Et la visibilité est vitale dans Split/Second Velocity.

Black Rock Studio a mis sur pied un très bon jeu qui remplit à merveille son rôle. Il avait pour but de divertir les joueurs et de les impressionner à grands coups d’accidents. L’objectif est atteint au détriment peut-être d’une plus grande diversité. Non seulement les environnements sont limités, mais les possibilités le sont également.


Configuration de test :

  • Asus Rampage II Extreme
  • INTEL Core i7 920 (2.66Ghz)
  • 4Go DDR3-1600
  • nVidia GeForce 280GTX
  • Samsung SyncMaster T240MD


+ Les plus
  • Sensation de vitesse
  • Bruitages frappants
  • Effets spéciaux
- Les moins
  • Concept intéressant mais limité
  • IA indécise

Notes

  • Graphisme Beau, très beau, le jeu jouit d’une manne technologique parfaitement adaptée au contexte. Les développeurs ont par ailleurs su exploiter avec brio textures haute résolution et effets visuels pour immerger pleinement le joueur.
    8/10
  • Bande son Quoique répétitifs, les bruitages savent toujours se faire sentir, et faire ressentir au joueur la violence de ces compétitions automobiles. Passer dans un tunnel ou faire exploser un pont n’a jamais été aussi jouissif. Malheureusement, la bande sonore fait preuve d’une répétitivité plus grande encore, en dépit pourtant d’une bonne dynamique acoustique.
    8/10
  • Jouabilité Accessible, le jeu demande surtout une bonne connaissance des tracés et des bonus offensifs. Sans cette connaissance, il paraît difficile de briguer les podiums. Mais l’ensemble reste néanmoins à portée de tous et fait preuve d’une grande ergonomie.
    8/10
  • Durée de vie Durant approximativement quinze heures, le mode solo vous permettra de comprendre pleinement les mécanismes du jeu qui requièrent pratique et mémorisation. Ce chiffre pourra facilement augmenter à l’aide du mode multijoueur, à condition toutefois d’aimer les surprises et les retournements de situation.
    7/10
  • Note générale Split/Second Velocity saura pleinement vous occuper durant une vingtaine d’heures de jeu et vous surprendre grâce à ses intenses courses urbaines. Mais passé ce cap, il paraît difficile pour des raisons logistiques d’apprécier le titre sur le long terme. Il n’en reste pas moins un jeu à conseiller aux fans d’action et de courses.
    8/10
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