Le nouveau Top500 (score sur le benchmark Linpack) a été publié cette semaine. Pour ce classement bi-annuel des supercalculateurs les plus puissants au monde, le podium est le même - dans le même ordre - depuis un an.

À la première place, le supercalculateur américain Summit est équipé de processeurs IBM Power9 à 3,07 GHz avec chacun 22 cœurs et un total de 2,4 millions de cœurs. Des GPU Nvidia Tesla V100 permettent des applications d'intelligence artificielle.

Summit-supercalculateur
Summit dispose de 2,8 pétaoctets de mémoire RAM et affiche une puissance de calcul de 148,6 pétaflops ou autrement dit, 148,6 millions de milliards d'opérations par seconde.

En deuxième position, c'est le supercalculateur américain Sierra avec une puissance de calcul de 94,6 pétaflops. La troisième marche du podium mondial est occupée par le supercalculateur chinois Sunway TaihuLight, dont les processeurs sont fabriqués en Chine, avec une puissance de calcul de 93 pétaflops.

Sierra Sunway-TaihuLight

Le précédent classement Top500 de juin avait été marqué par des supercalculateurs se positionnant tous au-dessus de la barre du pétaflops. Désormais, le ticket d'entrée est un peu plus élevé à 1,142 pétaflops. Le dernier système du nouveau classement était à la 399e position dans le classement de juin.

La Chine dispose du plus grand nombre de supercalculateurs classés avec un total de 228 et ainsi une part de marché mondiale de 45,6 %. Elle est en progression, alors qu'elle stagne pour les États-Unis (23,4 %) qui sont derrière avec 117 supercalculateurs.

La performance totale reste à l'avantage des USA avec 611 pétaflops contre 531,8 pétaflops pour la Chine. C'est un écart qui a diminué.

On notera que la France occupe toujours la quatrième place derrière le Japon en nombre de supercalculateurs classés, soit 18 supercalculateurs et une puissance totale de 68,9 pétaflops. Des chiffres pour la France qui sont cependant en baisse.