Test 50 Cent Blood on the sand

Le par Franck P.  |  1 commentaire(s)
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Après l'échec de Bulletproof, Curtis James Jackson III alias 50 cent retente l'aventure du jeu vidéo avec son dernier titre. Basé voire même centré sur sa propre personne, le jeu se veut donc cette fois bien différent de son prédécesseur puisqu'il semble que son commanditaire l'ait voulu second degré et décalé. Tout du moins, c'est comme cela qu'on l'a perçu, à moins que de second degré il n'y ait pas. Mais dans ce cas là, ce serait plutôt grave...

Introduction

Revoilà Fifty dans l'univers cruel du jeu vidéo, du moins presque aussi cruel que celui des rues. Ici, on tue aussi une icône pour trois fois rien. Et c'est à peu de choses près ce à quoi ressemblait le titre de High Voltage et Vivendi à savoir Bulletproof. Comme quoi même avec d'énormes biscotos et des gunfights à la pelle on ne parvient pas forcement à faire un bon jeu d'action. Toutefois, notre amis rappeur est passé par la case rejouer et s'est donc mis en tête de conquérir le cœur des joueurs du monde entier dans un soft next-gen cette fois-ci.

 

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C'est donc le grand retour de 50 mais aussi du Fifty band, des fifty fans, des fifty gang, des fifty guns etc... Bref, comme à la parade, on comptait bien retrouver les mêmes avatars au sein d'un jeu portant le nom de son illustre rappeur comme égérie. Mais c'est tout à la fois un soft d'action qu'un délire permanent qu'on a approché. Et si le résultat technique est loin d'être probant, au moins a-t-on réussi à ne pas totalement s'ennuyer comme cela avait été le cas dans le premier opus.

 

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Un scénar digne de Fifty

La vie qu'aurait rêvé de vivre Curtis James Jackson. Voilà probablement l'idée de départ de ce scénario. Comment qualifier autrement le pitch de ce jeu. Fifty cent se trouve avec son groupe dans un pays du Moyen Orient pour un concert exceptionnel rémunéré 10 millions de dollars. Outre l'amour immodéré des Etats-Unis des pays moyen orientaux qui se considère au cas par cas, c'est surtout le fait que notre ami vende ses mot-calisations à un tel prix qui ressemble à un doux rêve plus qu'à une réalité. Enfin bon, vaudrait mieux sinon on va changer de métier pour tenter de pousser la chansonnette.

 

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Toujours est-il que notre ami vient toucher son chèque de gagnant de loto après sa prestation dont on ne voit que la conclusion. Evidemment, le pauvre type qui l'a mandaté ne tient pas sa promesse vu qu'on lui a volé ses thunes, et ne lui propose qu'un crane blindé de diams en guise de paiement. Celui-ci a un prix inestimable (donc invendable mon pauvre Curtis, tu te fais rouler) mais monsieur 50 de QI le prend quand même. Et patatras, dans la série je n’ai pas de bol, il se fait dévaliser par des pickpockets locaux qui n'ont rien à envier à ceux du métro New yorkais.

 

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Et si Fifty n’a pas de pot, au moins est-il toujours muni de quelques armes. Il se met donc tête de retrouver son bien, façon chasse au trésor. Un rancard avec un mec qui tourne court, une coopération avec des militaires véreux (un pléonasme pour Curtis apparemment) énervent sévèrement ce bon gros nounours de 50 qui se dit que coûte que coûte, il va démonter tout le monde et nettoyer ce bourbier plein de sales méchants pas beaux et qui ont en plus un pauvre accent. En somme, si le pitch est simpliste, il est bien plus complexe que le scénario qui est pratiquement rempli de vide. Toutefois, ce n'est pas non plus sur ce point que l'on attendait le plus ce jeu, et c'est plutôt un bien qu'on ne soit pas fait d'illusions.

 

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Bazar oriental

Par contre on en espérait bien plus de la partie gameplay de Blood on the sand. Et déjà, on remarque que ce jeu a cédé à la mode de la coopération. Toutefois, pas d'écran partagé mais la simple obligation de disposer de deux consoles pour pouvoir jouer à deux. Le procédé est alors assez limité et accessoire. Pour le reste, on joue aussi en coop mais tout seul. En fait, Fifty a rameuté ses amis de la G-Unit que sont DJ Whoo Kid, Tony Yayo et Lloyd Banks. A vous de choisir de qui vous souhaitez la compagnie. Peu de changements ressortent de ce choix si ce n'est l'arme de prédilection de votre ami.

 

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Cependant, il faut absolument être deux pour dézinguer les hordes de mauvais encore plus mauvais que 50 cent un soir de concert annulé. Déjà, c'est nettement plus pratique pour se la couler douce en attendant que notre pote ait bien voulu se prendre quelques bastos histoire qu'on voit bien où sont les tireurs. Et puis surtout, cela sert à monter sur des murets et à ouvrir des portes de garages. "Ah ouais" vous vous dites, c'est primordial... Dans ce jeu, oui, c'est primordial. On passe donc un bon moment à soulever des clenches histoires de passer de l'autre coté ou à escalader des murs. Bref, voila un vrai level design comme on n’en avait pas vu d'aussi limitatif depuis longtemps.

 

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En plus, on vous octroie le droit de passer un coup de fil à un ami pour acheter des nouvelles armes, des provocations ou des capacités de corps à corps puisque, Curtis oblige, on fracasse des caisses pleines de pièces de monnaie qui remplissent vos poches. Et si les gunfights sont la base de ce titre, le fait d'enchainer les morts, les challenges intermédiaires ou bien encore les quêtes secondaires que sont les affiches ou les cibles à trouver permettent de faire monter le score et augmenter les bonus que l'on peut récupérer. L'ensemble est alors aussi fouillis que rempli d'idées sympa qui permettent d'avoir un jeu rythmé mais confus.

 

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Désert graphique

On vous disait que ce jeu est confus et c'est aussi parce que graphiquement, l'affichage est multiple et qu'on voit un peu tout qui part dans tous les sens. Déjà, on distingue parfaitement les tracés des balles qui strient les maps. C'est peu académique mais au moins cela donne le droit de percevoir où est placé le mec qui vous canarde. En outre, pour quelques balles perdues, tout explose. Faut vraiment être naze pour disposer en ville aussi négligemment des bidons de produits aussi dangereux qu'instables. A croire qu'il y tellement de pétrole dans ces pays qu'ils ne savent plus où le mettre.

 

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Heureusement pour vous, il suffit bien souvent de retrouver votre ami pour savoir dans quelle direction aller car entre deux portes de garage et trois murets franchis, on se demande de temps à autre dans quel sens on doit se diriger vu qu'aucune aide visuelle n'est présente. Par ailleurs, le passage à la next gen entre les deux volets ne s'est pas fait sans mal. Si au premier coup d'œil on voit que l'on est sur PS3 grâce à certaines cinématique ou à quelques saillances de muscles exagérées mais visuellement réussi, le jeu souffre de trop de défauts pour les passer sous silence.

 

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En premier lieu, le nombre de ralentissement bien trop important vient polluer plusieurs moments de ce titre. On se demande quelles ressources il peut bien vouloir demander pour amener notre chère console à tant de lag. Et puis si Curtis est pas mal dessiné, le reste des sbires qui habitent ce jeu sont un peu tous pareils et sommairement détaillés. Quant aux textures et aux environnements, s'ils sont fidèles à ce que l'on peut voir dans ce type de jeu en matière de ressemblance avec la vraie vie (des bâtiments en ruine, des blocs de béton partout, des portes de garage...) ils sont réellement pauvres et redondants.

 

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Conclusion

Si la lecture des précédentes pages ont pu vous laisser croire que l'on a totalement abhorré ce titre, la réalité est, de façon troublante, bien différente. Certes, on est loin d'être convaincu par l'avenir de 50 Cent dans le jeu vidéo si les sorties continuent à être aussi monocordes et imparfaites. Bien sûr, on est loin des jeux à la profondeur de gameplay et aux trames scénaristiques finement ciselés. Evidemment, le fouillis et le bazar ambiant ne donnent pas une image des plus merveilleuses de ceux qui ont pensé que ce jeu pourraient redorer le blason du rap américain.

 

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Mais malgré ces défauts et tout ce qu'on a pu relever qui nous gène notablement, on a éprouvé un réel plaisir à parcourir ce jeu. Et c'est, malgré tout, faut-il le rappeler, la base du jeu que de s'amuser. On a ainsi un regard assez mitigé sur ce titre avec d'un coté un soft pas abouti et qui prouve qu'on ne peut faire un jeu à partir d'une simple idée de départ trop basique, et de l'autre le sentiment que faire un soft de bourrin où tout déchirer est le principe de base parvient quasi systématiquement à servir au moins de défouloir à tout un chacun.

 

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50 cent Blood on the sand est disponible sur PS3 à partir de 59,99 €

 



+ Les plus
  • Musique loin des thèmes lénifiants
  • Ludique
  • Second degré avec les provocations
- Les moins
  • Techniquement à la ramasse
  • 3 head-shots pour tuer un mec vers la fin...
  • Un scénario de nanar
  • Level Design abracadabrant
  • Coopération: what for ?

Notes

  • Graphisme Les graphismes dans leur ensemble sont assez disparates. A coté des vues profondes parfois très jolies sous le soleil couchant romantique que mire notre ami Fifty, viennent se coller des caisses en bois pas réussies, des ennemis en carton pâte animé à la silent hill, des explosions surabondantes, des trainées de balles aberrantes... Et puis ça rame vraiment souvent pour pas grand chose.
    6/10
  • Bande son Qu'on aime ou pas la musicalité de 50 cent, au moins faut il reconnaitre qu'entre un jeu aux thèmes aussi creux que niais et une bande son made in gangsta rap réputé, il y a un monde qu'on ne peut négliger. Quand aux boums, aux bangs, aux bitches et autres animations sonores, c'est au pire jovial au mieux totalement délire.
    8/10
  • Jouabilité Si la précision de tir est vraiment appréciable, les QTE, les mises à couvert, l'impossibilité de courir sans faire un jump, l'impossibilité de descendre un pauvre muret sans presser un bouton particulier ou encore les niveaux abscons nous restent clairement en travers de la gorge. Mais au moins ce jeu nerveux a le don de ne jamais nous laisser un long moment sans action, fusse-t-elle répétitive.
    5/10
  • Durée de vie Il faut 6 à 7 heures pour terminer le mode scénario. C'est somme toute identique à bien des jeux désormais. Il est toujours aussi étonnant que le monde du jeu vidéo soit passé en quelques années à des titres qui duraient en moyenne plusieurs dizaines d'heures et désormais des jeux de cinq heures pour des prix qui vont toujours en augmentant. La capacité des supports ayant augmenté dans le même temps, on ne peut retenir la gourmandise des graphismes comme raison exclusive et valable. La question est donc ouverte, et pas seulement pour ce jeu.
    5/10
  • Scénario Euh, comment dire...comment le dire sans être vexant pour les gens qui ont tenté de travailler dessus. Creux ? Vide ? Naïf ? Chimérique ? Bordélique ? Bon vous voyez l'idée...
    3/10
  • Note générale On a tout de même mis 5 pour le bon moment que l'on est parvenu à passer en compagnie de 50 cent et de la G-Unit dans un titre toujours aussi moyen techniquement mais pas exempt de qualités. Les quelques originalité du gameplay, la bande son sympa et la précision de nos tirs compensent au moins en partie les errances de programmation ou de narration constatées. En tous les cas, le résultat est bien meilleur que Bulletproof. Si le challenge n'était pas relevé, la cause n'était pas entendue avant non plus. Reste encore de nombreux points à revoir si on veut enfin parler en bien de 50 cent dans le jeu vidéo, du moins lui attribuer autant de louange que dans son domaine de prédilection et dont on se demande s'il devrait vraiment tenter de sortir...
    5/10
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Vos commentaires
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Maxime B offline Hors ligne Héroïque avatar 839 points
Le #420721
en même temps, quand on fait de la musique de %@:/?=} faut pas s'attendre que ce que le jeu soit puissant...
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