Test Alone in the Dark

Le par Nathalie M.  |  2 commentaire(s)
Alone in the dark

Alone in the Dark fait pour la toute première fois son apparition sur la Xbox 360. L'occasion pour les fans de retrouver le héros Edward Carnby, perdu cette fois dans les rues de New York à la recherche de son identité. Dans la pure tradition des épisodes précédents, ce cinquième volet nous replonge dans un univers horrifique où les créatures les plus monstrueuses viennent croiser le chemin d'Edward. Monstres, danger omniprésents, obscurité et attaques incessantes, l'angoisse est au rendez-vous...

A prendre et à laisser

Edward Carnby reprend du service et le voilà plonger dans une quête d'identité. Alone in the dark, cinquième du nom et premier volet à apparaître sur la Xbox 360 signe son grand retour pour le plus grand bonheur des fans. La série compte parmi les meilleures du genre survival horror et son absence commençait à devenir pesante. On attendait donc avec impatience de se replonger dans une ambiance angoissante, nous faisant sursauter de-ci, de-là, et ressentir quelques frissons. Cette ambiance si particulière est donc bel et bien au rendez-vous : jeux de lumières, obscurité, créatures fantomesques ou de chair et de sang, oppression, dangers omniprésents, le titre nous emporte avec lui. L'effet est donc réussit et sublimé par une bande son exceptionnelle. Si on devait donc s'arrêter là, on qualifierait Alone in the Dark d'être un très bon jeu. Malheureusement, on ne fait que commencer à parler du soft.

Alone in the Dark (4) Alone in the Dark

Mais il n'est pas non plus question de dénigrer le titre. Notre avis sur le jeu est très mitigé tant il compte autant de bonnes choses que de mauvaises. D'où la déception ressentie en terminant le jeu, puisque le titre avait réellement dans son sac de quoi séduire complètement le joueur et faire de lui un volet incontournable de la série. Mals exploités, ces bons côtés sont desservis par une réalisation technique à la peine. On attendait réellement plus d'un titre sorti sur Xbox 360 et on se retrouve à jouer sur un jeu qui nous frustre plus qui nous apporte du plaisir. 



Le côté "à prendre"

Enchaînons directement avec les points positifs du jeu. Tout d'abord le mélange des genres. Alone in the Dark vous propose un gameplay varié et terriblement accrocheur puisque rarement lassant. Vous allez donc passer d'une phase d'action pure à tenter de vous débarrasser d'un ennemi, soit en utilisant votre arme à feu et en multipliant les tirs entre les deux yeux, soit en vous servant du feu, une technique réellement efficace mais pas toujours évidente à prendre en main. Ces phases d'action sont toutes mises en avant par des cinématiques, des ralentissements ou des changements de bande son soudains. Une mise en scène très hollywoodienne assez réussie puisque crédible la plupart du temps. On se laisse donc facilement prendre au jeu, d'autant plus que les créatures rencontrées se montrent réellement hostiles, parfois effrayantes et qu'une vraie dextérité dans votre défense sera nécessaire pour vous sortir de situation compliquée.

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Mais si Edward doit se montrer fin tireur ou expert dans le "zigouillage de bestioles" de n'importe quelle façon qui soit, il doit aussi se montrer souple et acrobatique. Le jeu le fera vivre des phases de plateformes plus ou moins ardues, dans lesquelles il devra au hasard ce suspendre à des fils électriques, grimper à des corniches, sauter au dessus du vide, etc... On apprécie les changements de rythme que nous impose le jeu, sans pour autant que cela ne devienne trop répétitif et donc lassant. Les passages d'un style à un autre se combinent à merveille d'autant plus quand elles sont supplées par des moments de réflexions. Bref, le jeu nous demande beaucoup et on apprécie de devoir se montrer présent quel que soit le challenge proposé. La diversité des scènes et de l'action s'enchaîne avec naturel, ce qui n'est pas sans nous séduire. Mieux, le titre ne nous laisse en fait que peu de répit, nous emportant toujours un peu plus loin, à tel point que l'on enchaîne les chapitres, captivés que nous sommes.

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Si vous devrez savoir jouer de vos doigts, notamment dans la réalisation de mini-jeux tels que brancher des fils entre eux par l'intermédiaire des sticks analogiques, vous devrez également jouer de vos neurones. Vous allez au fil de l'aventure ramasser nombre d'objets. Pour les rendre plus performants et en créer de nouveau pour vous sortir d'un cul de sac, comme un cocktail molotov par exemple, vous devrez réussir à les combiner entre eux. Un peu de réflexion vous attend donc, comme pourrait vous le proposer un jeu d'aventure.
Notez que tous ces objets sont disponibles dans l'inventaire. Pas besoin de vous lancer à l'assaut de menus compliqués, ce dernier se présente à vous par le biais d'une simple pression de touche. La combinaison des objets se montrent assez simple à réaliser, les choses se compliquant un peu plus si vous vous lancer dans le choix des favoris. L'inventaire se trouve du coup nettement plus complexe et on ne vous conseillera que trop d'éviter au possible cette partie.




Le côté "à laisser"

Le titre aurait pu nous faire couler des heures heureuses de jeu mais il est un point noir particulièrement rébarbatif qui vient semer la pagaille et réduire notre plaisir de moitié : la prise en main. Et dès les premiers instants, on se rend compte très vite des problèmes auxquels le joueur risque d'être confronté. Edward se montre terriblement raide à mouvoir ce qui corrompt toute impression de fluidité. La maniabilité en prend don un coup, d'autant plus qu'aux mouvements du héros s'accompagnent ceux de la caméra. Terriblement imprécise, vous devrez jouer entre une vue subjective ou celle à la troisième personne pour réussir à avoir une vue d'ensemble sur la situation. Ce contexte se montre frustrant surtout face à vos ennemis, et pire encore devant les boss de fin de niveau. Entre la rigidité de l'un et le côté indomptable de l'autre, on peine à évoluer correctement dans le jeu. Les phases de plateformes si plaisantes de par leur présence prennent une tournure parfois éprouvante. On ne vous explique même pas les tentatives de viser correctement vos ennemis avec votre arme...

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Enfin heureusement que votre arme n'est pas l'unique solution pour venir à bout de vos ennemis. Les développeurs ont pensé à transformer tout ce qui peut vous passer sous la main comme arme dévastatrice. Chaise, lampe de salon, bâton, poubelle, extincteur, vous pourrez jouer de tout pour taper sur l'ennemi. Seulement, ce n'est pas en appuyant sur un bouton que l'action prend forme, mais en bougeant aléatoirement le stick droit. On repassera ici aussi pour la précision, Edward mal placé pour des raisons déjà évoquées, a des fâcheuses tendances à frapper dans le vide. Mieux exploitée la technique aurait pu être originale, mais pour le coup, on regrette de ne pas pouvoir jouer des poings ou des pieds pour pouvoir se défendre de manière somme toute banale mais néanmoins efficace.

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La prise en main se montre tellement compliquée que notre aventure peine à avancer. Blessé souvent pour une bête et mauvaise manipulation, et ce bien malgré nous, notre héros a vraiment du mal à s'en sortir.
Il faut savoir que le jeu se compose de huit chapitres, tous découpés en séquences. Et toutes sont accessibles à n'importe quel moment du jeu. Pas besoin de les débloquer, vous pouvez sauter les séquences comme bon vous semble. Résultat, vous risquez d'opter pour la facilité en renonçant à lutter devant un moment critique. Mais il est vrai que la prise en main laborieuse n'est pas pour nous motiver à persévérer. Du coup, ce ne sont pas les rapides cinématiques "Précédemment dans Alone in the Dark" qui vous permettront de comprendre ce que vous avez passé. Vous ne suivrez plus le fil et avancerez simplement dans l'idée de venir à bout du jeu et tant pis pour le reste.


Galerie d'images

Alone in the Dark (17) Alone in the Dark (16)

Alone in the Dark (15) Alone in the Dark (22)

Alone in the Dark (19) Alone in the Dark (20)

Alone in the Dark (21) Alone in the Dark (23)

Alone in the Dark (24) Alone in the Dark (25)

Alone in the Dark (12) Alone in the Dark (13)

Alone in the Dark (14) Alone in the Dark (5)

Alone in the Dark (11) Alone in the Dark (10)

Alone in the Dark (9) Alone in the Dark (8)

Alone in the Dark (7) Alone in the Dark (6)

Alone in the Dark (1) Alone in the Dark (2)
 


Conclusion

Alone in the DarkLa prise en main est un des points essentiels du jeu, impossible de l'ignorer et de passer outre. Elle intervient à chaque instant du jeu et ternit tout sur son passage. La diversité qui nous plaisait tant est la première touchée, Edward risque sa vie à chaque saut, à chaque virage au volant d'une voiture. Il est une proie facile pour ses ennemis, incapable de se défendre convenablement, d'utiliser les moyens que lui ont donnés les développeurs.

Alone in the Dark aurait tellement gagné en qualité si la réalisation technique avait été plus travaillée, plus approfondie. Il aurait réellement pu se détacher du lot et offrir un vrai plaisir de jeu. Les irréductibles arriveront à passer outre tout en rageant après le jeu. Ceux qui ne voudront pas lutter des heures choisiront l'accès rapide aux différentes séquences du jeu.

Dans tous les cas, le titre d'Atari aura suscité chez nous une grosse déception. Il avait pourtant toutes les qualités requises pour faire de lui un très bon titre. La réalisation technique pêche, et c'est la catastrophe.

Alone in the Dark est disponible à partir de 40€.


+ Les plus
  • La diversités des phases de jeu
  • Une bande son exceptionnelle
  • Un inventaire simplifié
- Les moins
  • Une prise en main exécrable

Notes

  • Graphisme On s'attendait à mieux côté graphismes. Certes, le jeu nous propose de très belles choses, notamment de très beaux plans d'ensembles qu'on prend le temps d'admirer quand le jeu nous laisse du répit. Mais le titre compte aussi bon nombre de bugs et il ne sera pas rare de voir le héros passer à travers des objets. Les animations ne sont pas, elles non plus très convaincantes. On en ressort donc d'un point de vue visuel, assez déçu.
    6/10
  • Bande son La BO du jeu avait fait l'objet d'une actu dans les colonnes de GNT. Orchestrée par Olivier Derivière, les musiques et autres envolées sonores sont assez exceptionnelles. Entre les chœurs et les ambiances musicales, nos oreilles sont aux anges. Quant au doublage en français, le titre s'en sort de manière tout à fait honorable.
    8/10
  • Jouabilité Le point noir du titre. D'entrée de jeu, la prise en main d'un Edward Carnby assez raide nous annonce la couleur. Suit ensuite la prise en main de la caméra particulièrement horripilante. La prise en main générale du titre est assez laborieuse et on peine parfois à réaliser certaines actions. On aurait préférer coller des mandales aux bestioles plutôt que de tenter de les viser avec le pistolet ou de les griller par le feu... La jouabilité de ce titre le dessert complètement et nous empêche de prendre un vrai plaisir.
    4/10
  • Durée de vie Comptez une dizaine d'heure pour compléter l'aventure du soft. Si vous vous heurtez à la complexité de certains passages, vous pourrez choisir la facilité et décider de passer le niveau. Les développeurs ont en effet chapitré le jeu et vous pouvez accéder à n'importe quelle partie à tout moment. Même aller directement à la fin.
    7/10
  • Scénario Edward est à la recherche de son identité. Mis à mal après une expérience, il peine à reconnaître ceux qui l'entoure et à comprendre ce qui lui arrive. Le scénario n'est pas assez exploité et on a bien du mal à suivre parfois. Il manque au jeu un réel suivi à ce niveau. Dommage.
    4/10
  • Note générale On regrette tellement que la réalisation technique de ce jeu soit autant bâclée ! Alone in the Dark disposait pourtant de tous les ingrédients susceptibles de nous faire passer un bon moment : mélange des genres, diversité en terme d'action, phases de plateformes ou encore petites énigmes... Malheureusement, la prise en main fait beaucoup trop de dégâts pour qu'on puisse se plaire dans cet univers. Vraiment dommage, ce titre avait un vrai potentiel pour s'afficher parmi les meilleurs.
    6/10
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Vos commentaires
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Kiky offline Hors ligne Vétéran icone 1118 points
Le #281961
Dans la partie conclusion :
"La diversité qui nous plaisait temps",
je crois que c'est plutôt :
"qui nous plaisait tant".

Et aussi :
"d'utiliser les moyens que lui ont donné"
si je ne m'abuse, le COD (les moyens) se trouve avant l'auxiliaire avoir,
on accorde donc le participe passé :
"les moyens que lui ont donnés"

Bonne journée à vous
Nathalie M. offline Hors ligne Héroïque avatar 550 points
Le #282361
Merci !

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