Test Borderlands

Le par Alain L.  |  2 commentaire(s)
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Après de nombreux mois de gestation, le FPS/RPG de Gearbox Software a fini par voir le jour. Durant tout ce temps, les développeurs nous ont promis monts et merveilles. Cet instable mélange entre deux genres autrefois distincts est-il conforme à la réalité, ou bien n’était-ce qu’un simple discours marketing ? C’est ce que nous allons tenter de savoir.

Un air de Diablo

Borderlands se déroule sur la planète Pandore qui a longtemps accueilli des colons en quête de richesse et de prospérité. Ces derniers ont malheureusement du se confronter à la réalité, une dure réalité qu’affrontera aussi le joueur. Celui-ci arrive au pire des moments, à un moment où de sombres et violentes créatures ne cessent d’émerger de la terre.

Mais avant de partir au combat, il est nécessaire de choisir parmi une des quatre classes de personnages que sont Brick le tank, Lilith la sirène, Mordecai le chasseur et Roland le soldat. Chaque classe est intimement liée au personnage, ainsi il est impossible de choisir Mordecai et de devenir un soldat, dommage…

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Ces classes sont on ne peut plus explicites et offrent aux joueurs un accès privilégié à une furie ainsi qu’à des compétences spécifiques. Brick tout d’abord maîtrise les armes lourdes et le combat au corps à corps. En déclenchant sa furie, notre héros devient un dieu de la boxe et peut se permettre de régler ses problèmes d’homme à homme.

Lilith est un mélange d’assassin et de sorcière. En se déchaînant, cette dernière devient invisible et voit sa vitesse de déplacement décuplée. Morcedai est le sniper par excellence, il maîtrise les pistolets ainsi que les fusils de précision. Afin de palier son manque de punch en combat rapproché, il peut faire appel à Sanguine, un oiseau de combat utile pour déloger les ennemis à couvert.

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Bien que soldat, Roland possède un double rôle. Il peut tout d’abord se permettre d’occuper le front et d’attaquer de face ses ennemis grâce à sa maitrise globale des armes à feu. En cas de pépin, il peut aussi faire appel à une tourelle automatique ou encore soigner ses collègues. En somme, un soldat on ne peut plus polyvalent.

En plus de cela, il sera nécessaire d’attribuer des points dans un arbre de compétence divisé en trois. Ces trois spécialisations différeront en fonction des classes et le joueur sera bien entendu libre d’attribuer les points dans les compétences qu’il utilise le plus. Il s’agit toutefois de compétences passives augmentant par exemple les dégâts infligés ou encore la stabilité des armes.

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Merci le GearBot

La seule compétence active est la furie. Une furie peut d’ailleurs être associée à des artefacts rendant les attaques élémentaires c'est-à-dire chargée en feu, en acide, en matériau explosif ou encore en électricité. Il est toutefois possible de réassigner ces points par le biais des stations New-U remettant à zéro les compétences et servant aussi de télé-transporteurs.

L’obtention des points est simple, il suffit de tuer des ennemis, de remporter des duels ou encore d’accomplir des quêtes. Ici, on retrouve les traditionnels éléments des RPG. Pour obtenir un personnage potable, il faut bien entendu passer par la case boucherie. A chaque passage de niveau, nous gagnons un point de compétence, de l’énergie vitale ainsi qu’en efficacité militaire.

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A force d’utiliser des armes précises, le joueur gagne aussi des bonus de maîtrise. Ces bonus sont indépendants et ne peuvent être augmentés que via l’utilisation des armes concernées. De ce fait, il est possible pour un sniper d’utiliser des mitrailleuses lourdes lorsque nécessaire.  L’armement évolue rapidement en fonction notamment de la zone visitée.

Il existe trois façons de se procurer des armes, fouiller le décor et les cadavres, les acheter dans des distributeurs ainsi que des caisses en métal ou bien terminer des quêtes. L’argent n’est pas vraiment un problème dans le sens où il est possible de recharger la partie et de piller à nouveau l’environnement. En revanche, les quêtes et les combats contre les boss n’ont lieu qu’une seule fois.

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Tous les objets et les armes sont générés grâce à un puissant script dédié. Le GearBot, puisque c’est son nom, autorise la création d’une énorme quantité d’armes qui varient en fonction de nombreux critères comme la puissance de feu, la lunette de zoom, la précision ou encore la cadence de tir. Doivent aussi être prises en compte les capacités élémentaires de ces dernières.

Jouer avec le feu ou encore l’acide n’est pas seulement marrant, certains types d’ennemis présenteront des résistances spécifiques. Il faudra donc s’adapter en fonction du contexte et posséder plusieurs types d’armes. Autrement, il sera dur de triompher des combats qui impliquent très souvent une grande quantité d’ennemis.

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Des armes par milliers

L’ensemble des fabricants sont spécialisés, certains dans les armes élémentaires comme Maliwan, d’autres dans l’efficacité pure comme Hyperion. En plus de varier visuellement parlant, les objets possèdent des codes couleur indiquant leur rareté à la manière donc des classiques RPG. Ceci dit, il ne faut pas se fier uniquement à ce critère.

Des objets rares (orange foncé) peuvent être moins efficaces que des objets basiques (blanches). Il arrive parfois de tomber sur des armes dites spéciales qui comportent dans leur descriptif des phrases colorées. Elles ont bien entendu un sens précis et confèrent à l’arme en question des propriétés uniques comme une précision extrême ou encore des munitions infinies. C’est dire…

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L’inventaire est limité dans sa taille mais peut être étendu en sauvant des Clap-Traps, des robots aussi sympathiques qu’enfantins. Leur contribution est significative, leurs terribles exclamations et leurs cris de souffrance offrent à l’univers un énorme bol d’air. Ils rappellent parfois ce bon vieux Wall-E des studios de Pixar.

On parle effectivement d’objets et pas uniquement d’armes. Car le héros se différenciera aussi de ses homologues de part ses grenades, son bouclier énergétique ou encore des modificateurs de classe. Les grenades sont susceptibles d’adopter des comportements différents en fonction de leur fabricant, elles peuvent aussi bien rebondir à hauteur du visage que se diviser en plein vol.

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Les boucliers énergétiques se rechargent avec le temps et confèrent une protection supplémentaire au joueur, une protection qui peut être élémentaire. Les modificateurs sont spécifiques aux classes, elles offrent à son propriétaire et parfois au groupe de jeu entier de notables bonus logistiques comme l’augmentation des chargeurs ou encore la précision des armes.

On regrette toutefois l’absence d’armures, les joueurs précautionneux ne pourront personnaliser visuellement leur personnage qu’au travers des couleurs de trois vêtements, et rien d‘autre. Il est aussi dommage que les ennemis soient dotés d’une intelligence artificielle basique, mais vraiment… Vu l’abondance de ces derniers, ce point faible est heureusement atténué.

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Un scénario basique

Le bestiaire suit une bonne courbe d’évolution et se permet même quelques folies. Pour le peu que vous soyez deux joueurs ou plus, le jeu fait intervenir de temps à autre des ennemis beaucoup plus robustes et violents. Une façon simple et intéressante de pimenter les débats. Malheureusement, les ennemis proposés sont limités dans leur nature et leur comportement.

Il aurait été plus sympathique de combattre des créatures et des humains plus exotiques. C’est justement ce que nous proposent les quêtes principales et secondaires, mais elles ne peuvent être accomplies qu’une seule fois. Pour la plupart, ces missions sont classiques, elles consistent tantôt à collecter des objets, tantôt à tuer un nombre précis d’ennemis.

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Rien de bien transcendant... Même son de cloche au niveau du scénario qui n’est présent que pour justifier un minimum ces fusillades et la découverte de nouveaux environnements. Le titre possède une bonne variété environnementale qui, quoi qu’il arrive, est toujours inspirée de cet univers post-apocalyptique. Impossible donc de trouver des objets et des lieux en parfait état.

Plus tard, il sera possible de visiter les environnements à l’aide de voitures puis de télé-transporteurs. La voiture sert à deux choses, traverser rapidement de longues distances et en finir avec les combats insignifiants. Mais dans la plupart des cas, le jeu privilégie le combat à pied. D’ailleurs tuer un ennemi en voiture ne nous rapporte que peu de points d’expérience.

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Il est tout à fait possible d’affaiblir les ennemis à l’aide de la voiture et de les achever à pied pour obtenir un maximum de points. Le jeu se déroule dans un monde semi-ouvert, compartimenté en sections. Ces sections sont accessibles progressivement via l’accomplissement de quêtes. Autrement, il est difficile de sauter des zones entières étant donné que le niveau du joueur compte énormément.

A pied, le jeu a tout d’un FPS commun. Il récompense la bonne utilisation du décor ainsi que la précision des joueurs. Pour obtenir un coup critique, il faut tirer sur les points faibles de l’ennemi, le hasard n’entre aucunement dans les débats. D’ailleurs, il est vivement recommandé de jouer à plusieurs pour apprécier et savourer pleinement le jeu. Seul, il est bien plus difficile d’adhérer au concept.

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Conclusion

Borderlands - JaquetteUnique, l’ambiance visuelle de Borderlands saute inévitablement aux yeux et possède en aparté un cycle jour/nuit. L’utilisation du cel-shading rend le titre plus chaleureux, et ce n’est pas plus mal ainsi. Le Unreal Engine 3 est bien exploité, bien que par moments le titre fasse preuve de textures extrêmement floues et imprécises. On retrouve là encore un problème inhérent au moteur, l’apparition soudaine des textures.

La bande sonore est composée par Jesper Kyd. Contrairement à Assassin’s Creed 2, Borderlands possède bien plus de thèmes d’ambiances qu’autre chose. L’accent a été mis sur le minimalisme afin de suggérer aux joueurs un sentiment d’abandon et de solitude. Elle est en retrait mais joue parfaitement son rôle au même titre que les bruitages.

Quant aux doublages, ceux-ci se montrent impeccables, mention spéciale aux Clap-Traps qui nous dégotent de mythiques phrases comme « Je vois le code » ou encore « Ca ne fonctionne pas ». De plus, le jeu est aussi bourré de références vidéoludiques et cinématographiques. Il faut avoir une bonne oreille et de yeux de lynx pour pouvoir les remarquer. Parfois il s’agit plus de hasard qu’autre chose. Que le logo de la Lance Ecarlate soit similaire à celui du Paris Saint-Germain n’est probablement qu’une coïncidence.

Dans l’ensemble, on ne peut que féliciter Gearbox d’avoir tenu la plupart de ses promesses. Il nous offre là un excellent RPG/FPS saupoudré d’humour et d’une énorme dynamique de jeu. Si vous êtes fan de FPS et de RPG, foncez les yeux fermés et procurez-vous le jeu qui vous occupera durant des dizaines d’heures, si ce n’est plus.



+ Les plus
  • Le style graphique
  • Le jeu à plusieurs
  • La durée de vie
  • L'aspect RPG
- Les moins
  • Textures lentes à charger
  • Scénario simple
  • Bestiaire limité

Notes

  • Graphisme Propre, l’univers de Borderlands alterne entre le très bon et le passable. L’ajout du cel-shading vient heureusement combler les lacunes parfois grosses du titre. Il n’a aucunement pour objectif de présenter des textures archi-précises et cela se voit immédiatement. On notera quelques ralentissements pouvant intervenir lors des coups critiques ou encore dans les derniers niveaux.
    8/10
  • Bande son Bruitages efficaces et bande son discrète, voila les ingrédients qui caractérisent Borderlands. Quelques thèmes viennent parfois dynamiser les combats, mais leur caractère secondaire est tout à fait justifié. Les doublages sont de qualité et n’ont rien à envier aux voies originales.
    8/10
  • Jouabilité Borderlands est accessible à toute personne sachant apprécier les FPS. La satisfaisante couche RPG n’est pas de trop et offrent aux joueurs les arguments pour poursuivre l’aventure. Hormis les contrôles parfois hasardeux des véhicules, le jeu reste extrêmement accessible et profond à la fois, un mélange qui ravira un large public.
    9/10
  • Durée de vie Le test ci-dessus a été effectué sur une base de cinquante heures de jeu, vingt en solo et trente en co-op. Il ne fait aucun doute que le concept prend toute sa signification en co-op, à plusieurs. Dès lors que l’on joue aux côtés de joueurs humains, si possibles des amis, Borderlands devient clairement entrainant.
    9/10
  • Scénario Nous avons là le gros point faible du jeu, Gearbox nous a concocté un scénario basique, peu intéressant et léger. Sa présence permet aux joueurs de poursuivre l’aventure sans trop se poser de questions. Mais il ne faudra certainement pas compter sur lui pour apprécier l’aventure.
    6/10
  • Note générale Ce mariage entre FPS et RPG est un succès. Borderlands est un excellent jeu qui tire toute sa force au travers de son profond côté RPG et du mode coopératif. Si vous adorez partir à la quête d’objets uniques, tuer des ennemis par dizaines et peaufiner votre personnage, alors Borderlands est définitivement fait pour vous.
    8/10
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Vos commentaires
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Blastmind offline Hors ligne Héroïque avatar 951 points
Le #544121
Après lecture de ce test, je me suis décider à l'acheter, ben je ne le regrette pas ! Très bon jeu effectivement
Fabien H. offline Hors ligne Vétéran icone 1713 points
Le #544461
Bien vu, ce jeu est tout simplement jouissif ! Je passe également pas mal de temps dessus, surtout en coop
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