Test Darkstar One

Le par Franck P.  |  0 commentaire(s)
Article n° 188 - Test: Darkstar One (120*120)

Après X3: Réunion sorti au mois de février, Darkstar One s'avance pour combler les fans d'un genre relativement délaissé ces derniers temps: la simulation spatiale.

Intro et Scénar

Sorti le 5 juillet dernier, le jeu développé par Ascaron Software et édité par KOCH Média était très attendu par les amoureux du genre.  Il est vrai que les sorties de soft impliquant le joueur dans des joutes spatiales se sont fait rares ces dernières années sur nos machines. Cette attente avait été renforcée par quelques screenshots plutôt prometteurs. Restait à découvrir ce que valait véritablement la bête. GNT s'est donc dévoué pour ses chers lecteurs et s'y est collé...


Scénario

Dans Darkstar One, vous incarnez Kayron, jeune péteux blanc bec sorti d'on ne sait où et qui a pour particularisme principal d'être pilote apprenti d'engins spatiaux.

 

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Vous êtes jeune, plutôt beau gosse et votre copine va adorer votre nouveau vaisseau 

Ce pauvre garçon est pour le moins orphelin puisque, on vous l'annonce dès le début, son père est récemment disparu. En fait, cette disparition constitue autant le point de départ de l'aventure que son fil conducteur. Car la mort de votre paternel n'a rien de naturel. Votre cheminement épouse ainsi le parcours du présupposé meurtrier et  votre aventure vous conduit au fin fond de l'univers intersidéral.

Orphelin présumons-nous, puisque de sa mère rien ne filtre. On est en droit de se demander quelle infamie la pauvre a pu commettre pour ne même pas figurer dans l'histoire du jeu...Il est probable que la bougresse ait été serveuse dans un bar miteux pour androïdes oxydés du fin fond de la galaxie, ou bien réparatrice de propulseurs dans un garage pour véhicule de contrebande, ou bien encore affairée à de plus sombres tâches que la décence nous impose de taire.

 

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De vrais "Love boats" de l'espace ces stations de commerce... il ne manque que le collier à fleurs 

Bref, c'est un héros solitaire qu'il convient de mener dans sa quête de vérité et de justice. Son père ayant souscrit un livret A depuis la plus tendre enfance de son rejeton, il lui lègue un superbe vaisseau, le Darkstar One. Cet engin, différent des autres (enfin pour ceux qui connaissent un peu les vaisseaux spatiaux car pour les autres cela passe totalement inaperçu) a la capacité d'évoluer au gré des reliques qu'il récupère. Hormis votre course après le ou les méchants, il est donc question de quête annexe mais loin d'être accessoire. La progression du Darkstar est en effet essentielle pour conduire Kayron vers son objectif.

Enfin vous avez accès à de nombreuses missions qui sont le meilleur moyen (presque le seul d'ailleurs outre la collecte d'item que vous pouvez revendre) de vous faire un max de blé et ainsi doter notre merveilleuse machine des sophistications en vogue telles que les nouveaux rayons laser MK III (voire la version militaire du dit laser si votre conscience vous l'autorise) ou bien de tourelles dévastatrices ou encore de canons à missiles forts utiles. De même, il est possible d'améliorer les capacités "normales" du vaisseau que sont la propulsion, le bouclier ou l'hyper transport.

 

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Les améliorations grâce aux reliques sont ultra-importantes

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Et ça se joue comment'

Jouabilité

Darkstar One se joue comme une simulation de vol relativement simplifiée. Il est clair de toute façon que cela ne peut être " comme une simulation " car peu d'entre nous ont eu le loisir de manipuler le manche à balai d'une navette.

Malgré cette simplification dans une recherche de plus d'action et de moins de navigation, les développeurs se sont attachés à rendre possible de nombreuses actions durant le vol. Les combats en sont l'illustration la plus parlante. Aux cours de ces derniers, vous devez diriger votre engin (avant, arrière, gauche, droite, tonneaux droite et gauche, vitesse) tout en utilisant vos armes (laser ou/et lance missile ainsi que tourelle) et en les combinant à des capacités spéciales qui vous sont allouées au fur et à mesure de votre progression (super bouclier, canon plasma, désactivation du bouclier de votre adversaire, etc...).

 

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Un coup trop à gauche, un coup trop à droite...arrête de bouger, j'arrive pas à viser! 

A tout celà il convient de rajouter quelques manip comme la gestion de vos boucliers et la possibilité de diminuer celui situé à l'avant pour renforcer celui à l'arrière (et vice versa) ou d'autres encore.

On le voit donc, simplification ne veut toutefois pas dire simplicité absolue. La prise en main est donc une première étape de votre aventure, que le soft et son scénario se chargent de vous rendre plus facile en l'intégrant dans le déroulement normal. Toutefois, et malgré quelques petites bévues éventuelles (genre tirer sur son pote de promo...bon d'accord il vous a piqué votre nana, mais bon, c'était pas la femme de votre vie non plus) tout ceci se met facilement en place.

 

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Les déplacements en hyper vitesse sont à voir, mais une seule fois 

Vous pouvez donc choisir d'attribuer certaines fonctions à votre clavier ou complètement les négliger. Car en plus des manipulations du vaisseau, il est également possible d'accéder à plusieurs menus présents durant vos vols ou vos séjours dans les stations de commerces. Un journal de mission, l'équipement du vaisseau, les communications avec d'autres spationautes sont ainsi paramétrables ou bien accessibles directement à la souris.

L'ensemble de la jouabilité est tout à fait cohérente et ne vous prend pas en défaut. Elle nécessite un petite période d'adaptation, comme tout jeu quel qu'il soit, mais ne suscite aucune gêne. Il est ainsi parfaitement possible de se projeter dans le scénario, de vivre votre aventure de pilote de l'espace et de profiter des graphismes.

 

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La Terre fait partie des différentes planètes ou météorites géantes accessibles

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Ca ressemble à quoi'

Graphismes et bande son

Si un point avait retenu l'attention des joueurs potentiels, c'est bien les graphismes de Darkstar One vus au travers de plusieurs captures d'écrans parues ci et là. Le jeu se devait donc de répondre présent sur cet aspect.

La première impression est pour tout dire franchement bonne. Les premières navigations dans le cosmos sont joliment réalisées, les petits détails ont été soignés. Tant les stations spatiales, que les planètes, les croiseurs intersidéraux ou les étoiles donnent un aspect rempli à ce vide gravitationnel. Se balader est une partie de plaisir et l'impression de vitesse est très naturellement visible à la fréquence des lumières qui défilent.

L'approche pour l'atterrissage sur une station spatiale, les voyages dans l'hyper espace ou les autres objets volants identifiés sont également très bien réussis.

 

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Autant ne pas vous le cacher, vous allez devoir vous coltiner le vieux barbu une paire de fois 

Toutefois, la simple addition de ces bonnes notes ne peut définir à elle seule l'aspect graphique de Darkstar One. Car la première impression est très vite modifiée dès lors que l'on a passé quelques heures à jouer. En effet, les couleurs et les lumières ont un superbe rendu, mais tout reste très monotone et répétitif. Il est évident que réaliser un monde spatial "varié" est impossible. Mais la structure même de chaque endroit (une ou plusieurs stations spatiales, une planète, un champ de météorites) totalement immuable, lasse particulièrement vite.

A vrai dire, plus on avance dans le jeu, moins on est émerveillé. Seules les nombreuses cinématiques jalonnant votre progression bouleversent cet état de fait.

Le nombre d'adversaires différents étant également limité, peu de choses viennent troubler votre relative monotonie. Même la bande son, qui est de qualité, ne parvient pas à nous extraire de la douce torpeur qui parvient parfois à envelopper le joueur.

 

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Heureusement, quelques agréables rencontres fleuriront votre jardin cosmique 

Ce point trouve un prolongement relativement inattendu tant il fleure la bonne vieille astuce d'amateur. Cette désagréable surprise vous saute au visage lorsque vous tentez, malin que vous êtes et curieux de nature, de vous approcher d'une planète telle que la Terre, pour y voir de plus près les détails que les programmeurs ont réussi à insérer. En effet, en vous approchant, une horrible sonnerie vous prévient que si vous vous trouvez trop proche de la planète, votre vaisseau explosera...C'est franchement navrant. Car s'il eût été difficile de tout modéliser, le recours à un moyen moins fallacieux pour vous en décourager aurait été appréciable. Une patrouille de la dite planète aurait pu dans ce cas avoir un bien meilleur effet dans la forme ainsi que dans le fond.

On peut donc résumer tout ceci en affirmant que si la présentation du soft et les premiers pas nous comblent, on ne peut totalement se satisfaire sur ce point de la réalisation du jeu. Il est toujours agréable d'y jouer ou de regarder quelqu'un y jouer, mais plus le temps passe et moins on s'attarde dans les univers que l'on parcourt. On en arrive vite à une façon de jouer raccourcie du type "j'arrive dans une galaxie, je réalise ma mission (bastonner un ou deux pirates de l'espace, récupérer ma relique fétiche, taper la causette avec le vieux shabani qui connaissait mon père) et je me casse sans prendre le temps de découvrir la totalité de l'endroit". C'est dommageable.

 

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Et vous pourrez même faire une p'tite partie avec vos anciens potos

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Que faut il en penser'

Conclusions

Darkstar One est un jeu de grande qualité. Même s'il est vrai que plus on y joue, moins on s'ébahit, on reste toutefois scotché à son clavier et son écran. Car la durée de vie dudit soft est énorme.

Si les développeurs avaient voulu fumer nos processeurs, ils ne s'y seraient pas pris autrement. Car non content de suivre un scénario qui doit vous mener vers la vengeance, le joueur peut tenter d'obtenir les multiples reliques (100 exactement) ainsi que réaliser les missions. Les multiples allers/retours entre les galaxies et les combats tout aussi conséquents risquent de vous prendre de longues nuits. Il est donc préférable de prévoir le sandwich et les packs de boissons car le principe de petites missions courtes fait que l'on est toujours tenté d'en réaliser une de plus.

 

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Quelques environnements sont tout bonnement magnifiques 

Il est donc clair que si Darkstar One ne répond que partiellement à nos attentes, il faut avouer que sa réalisation s'avère étudiée et que seules quelques limites graphiques viennent ternir ce tableau presque idyllique.


L'investissement dans un tel jeu est donc tout sauf une mauvaise idée d'autant plus que le genre ne dispose pas d'un choix surabondant ces derniers temps hormis les X3: Réunion (qui a déjà six mois) ou les Freelancer d'un autre âge.

 

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Et les fréquentes mini-cinématiques ne gâchent en rien l'ensemble



+ Les plus
  • Durée de vie
  • Graphiquement réussi
  • Genre relativement rare
- Les moins
  • Répétitivité
  • Monotonie des univers
  • Ennemis et missions faiblement variés

Notes

  • Graphisme Tant les univers que ce qui y gravite sont réussis. Le visuel est vraiment très bien faits. Mais le manque d'originalité entre les divers mondes peut lasser au bout du compte.
    8/10
  • Bande son Plusieurs musiques d'ambiance sont présentes en fonction de l'action. Rien d'exagérément prégnant cependant. Les tirs et autres explosions sont quant à eux aussi conventionnels que les voix existantes.
    6/10
  • Jouabilité La maniabilité du Darkstar est réellement excellente. Accessible aux joueurs de tous niveaux, elle livre tout son apport au fur et à mesure que le joueur appréhende sa machine. Un régal.
    9/10
  • Durée de vie Outre l'aventure principale qui peut se suffire à elle même, les recherches de reliques et missions annexes complètent un tableau conséquent. S'il n'est donc pas interminable, ce sont toutefois de nombreuses heures garanties.
    8/10
  • Scénario Le scénario constitue la trame centrale de l'aventure mais en aucun cas le point fort du jeu. La répétitivité des missions le relèguent souvent au second plan. Présent, simple et cohérent en somme.
    6/10
  • Note générale Attendu comme un grand jeu, il se contente d'être très bon. Si sa réalisation ne souffre que de peu de défauts, son manque d'originalité et sa relative monotonie ne lui permettent pas de prétendre à mieux.
    8/10
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