Test Dishonored

Le par Fabien H.  |  7 commentaire(s)
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Alors que l'on critique souvent le marché du jeu vidéo pour le manque de nouvelle licences, le studio Arkane nous prouve que l'ambition est encore présente, dans l'optique de proposer de nouvelles expériences, avec sa nouvelle productions : Dishonored. Ce FPS propose un gameplay à mi-chemin entre plusieurs styles, misant sur deux pôles : la discrétion et l'action. La recette se complémente d'un univers plutôt immersif. Bref, il s'agit là d'une petite pépite qu'on aimerait avoir plus souvent dans nos mains de joueur.

À l'aube du chaos

Cela faisait quelques temps que nous avions pas entendu parler du développeur franco-américain Arkane Studios. Et pourtant, cette entreprise a donné naissance à des productions remarquables sur PC : de Arx Fatalix à Dark Messiah, il était à chaque fois question de concepts innovants et finement imaginés. Avec Dishonored, le studio prouve son savoir-faire en terme d'imagination de nouveaux systèmes, afin d'offrir la meilleure expérience possible pour nous, les joueurs. En effet, cette production propose une approche différente de la plupart des FPS actuels, mettant en avant des arguments déjà aperçus dans des productions passées, mais mixées et sublimées de sorte à fournir un rendu final extrêmement riche.

Avant de se focaliser sur la prise en main de Dishonored, il est important de faire le point sur son scénario qui, en dépit de peu d'effets de surprise, propose une trame très intéressante et fort bien mise en avant à l'aide d'une pâte artistique globale d'excellente facture. En effet, le directeur artistique Viktor Antonov ( qui a travaillé sur Half-Life 2 notamment ) a participé à l'élaboration aux environnement du jeu, et cela s'en ressent dans l'architecture finement travaillée et mixant les univers, pour un rendu steam punk très percutant. Le jeu se déroule par ailleurs dans un monde très inspiré de l'Angleterre pendant l'époque victorienne, marquée par la révolution industrielle, tout en proposant un côté presque apocalyptique en raison des événements qui se produise dans la ville de Dunwall, le lieu dans lequel vous évoluerez.

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Dans Dishonored, vous incarnez Corvo, garde du corps personnel de l'impératrice Kaldwin et de sa fille Emily. Dunwall étant sujet à une terrible épidémie de peste, la population semble au bout du gouffre. En effet, aucun réel antidote n'a encore été trouvé par le Dr. Sokolov, le médecin de la majesté, mais se contente de fournir la haute aristocratie en élixirs, afin d'éviter la propagation de la maladie autour de l'impératrice. Pendant ce temps, le petit peuple se meurt et se contaminent au travers des rats et des geignards, le nom attribué aux pestiférés touchés par la peste et vivant comme des zombies dans les ruelles et égoûts mal famés. Votre objectif était donc de prendre une embarcation et de trouver un remède au plus vite auprès des pays voisins. Votre retour anticipé à Dunwall n'est pas chargé de bonnes nouvelles, inquiétant l'impératrice au plus haut point.

Au cours des premiers instants de jeu, Kaldwin se fait tout simplement tuer sous vos yeux par d'étranges assassins qui, venus en nombre, ont profité de l'occasion pour kidnapper la jeune Emily. Les gardes royaux arrivant juste après le malheur, n'hésitent pas une seconde pour inculper Corvo de meurtre, ce qui lui vaut un marquage de traître au fer rouge sur le visage, ainsi qu'un séjour illimité dans les geôles de Dunwall. Alors qu'aucune issue ne semblait possible, un garde vous remet un modeste plat qui dissimule une lettre ainsi que la clé de votre cage. A priori, tout le monde ne semble pas penser que Corvo est coupable de cette terrible injustice et a besoin de son aide pour des raisons encore inconnues. Les débuts de l'aventure laissent donc entrevoir un coup monté qui a pour but à des conspirateurs de prendre le pouvoir de la ville, dans l'optique de pouvoir faire ce que bon leur semble.

Le scénario du jeu se poursuivra bien évidemment lorsque vous parviendrez à vous échapper incognito et faire la connaissance des personnes qui vous ont aidé. Votre objectif sera alors de retrouver la trace de la petite Emily, mais aussi de laver votre honneur en faisant tomber les conspirateurs. Et en cela, certains personnages viendront vous prêter main forte.

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L'art de la discrétion

Si Dishonored se joue comme un FPS, il n'en demeure pas moins un jeu basé sur la discrétion et la patience. Bien évidemment, il est possible de se jeter à corps perdu dans des combats, mais il faut savoir que la difficulté ne sera que plus corsée, en raison d'une certaine faiblesse de Corvo face aux assauts ennemis et ce, malgré l'utilisation de sa lame, de son pistolet et d'une arbalète. En effet, l'IA ennemie est tenace lorsqu'elle vous attaque, ce qui vous donnera vraiment du fil à retordre lorsque l'alerte est donnée et que vos adversaire arriveront par grappes. Et pourtant, les affrontement à l'épée sont efficace, puisqu'il est possible de parer les attaques et de contre-attaquer efficacement, permettant de donner des coups fatals bien sanguinolents à base de décapitations par exemple.

Sachez toutefois que vous passerez à côté de nombreuses subtilités en focalisant votre prise en main sur l'action pure et dure. En effet, l'essence du jeu se retrouve dans la capacité de se dissimuler et d'attaquer ses ennemis par un effet de surprise, avant de planquer leurs corps dans une zone sombre. Et en cela, le jeu rappelle très fortement Thief, un excellent FPS médiéval qui nécessitait la discrétion la plus totale pour progresser. Cette influence offre à Dishonored un intérêt palpable pour les amateurs d'infiltration, surtout que l'on sent clairement que le level design a été pensé pour que les joueurs disposent d'une multitude de possibilités d'approche. Il est par exemple possible de passer par les toits pour ne pas se faire repérer, ou par les sous-sols de la ville, voire par des bâtiments précis, etc. Les plus prudents seront donc souvent nichés sur les corniches et les tuyaux, afin d'avoir une vision d'ensemble et pouvoir observer les rondes de gardes et d'attaquer aux moments précis. On regrettera toutefois l'intelligence artificielle des ennemis parfois un peu faiblarde, puisqu'il est souvent possible de passer à découvert et à quelques mètres seulement des gardes, sans pour autant se faire repérer. Les modes de difficulté au-delà du Normal permettent en partie de palier à ce souci, sans forcément l'erradiquer. Dommage.

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Par ailleurs, le jeu permet de remplir les objectifs de mission de différentes façons. Vous pouvez par exemple tuer une cible d'une façon simple et radicale, ou encore trouver de bonnes personnes en amont qui vous proposeront de vous débarrasser de votre ennemi à condition de leur renvoyer l'ascenseur. Dans de nombreux cas, il existe plusieurs méthodes pour progresser, mener à bien les objectifs, ce qui modifie légèrement la suite de l'aventure. Cela joue en la faveur de la rejouabilité, puisqu'on devient rapidement curieux de trouver d'autres méthodes opératoires et leurs conséquences. Et en cela, Arkane Studios a fourni un excellent travail, avec la possibilité de rejouer les missions du jeu depuis le menu principal : le jeu est effectivement découpé en missions, totalisant à la fin de chacune d'entre-elles les statistiques, tout particulièrement si vous avez trouvé tous les secrets, tué des gens, ou encore récolté l'ensemble des butins, charmes d'os et autres runes.

Ces dernières sont très utiles au fil du jeu, dès votre rencontre avec l'Outsider au début de votre cheminement. Il s'agit d'un personnage mystique qui vous conférera sa marque, permettant d'utiliser des pouvoirs surnaturels. Ces derniers seront excessivement utiles dans le jeu, tout particulièrement le pli temporel : il s'agit d'un pouvoir qui permet de se déplacer extrêmement vite sur une courte distance, faisant penser à une petite téléportation. Ce pouvoir verra son utilité pour se déplacer de toits en toits, ou pour gagner quelques secondes dans les déplacements au nez et à la barbe des ennemis. Parmi les autres pouvoirs, il faudra compter sur la vision des ténèbres qui nous offre une vision des ennemis au travers des murs, ou encore la possession qui vous donne la possibilité de vous plonger dans le corps d'un être vivant, d'un animal ( rat, poisson, chien, etc ) à un humain, ce qui offre de nombreuses possibilités d'action. D'autres pouvoirs permettront de ralentir très fortement le temps, ou encore invoquer des rats, etc. L'ensemble de ces possibilités permettent des combinaisons parfois très étonnantes, nous poussant à réfléchir à de nouveaux usages pour gagner en efficacité. Pour débloquer et améliorer vos capacités surnaturelles, il faudra acheter ou trouver des runes à l'aide d'un étrange cœur modifié et fourni par l'Outsider.

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L'ombre de Dunwall

Riche dans son gameplay, Dishonored propose une expérience relativement alléchante et immersive, accentuée par une réalisation artistique de très haut vol. En effet, l'univers de Dunwall, ses architectures et ses lumières, en passant par les différents détails des décors, tout a été pensé de manière à nous plonger tout entier dans un monde riche en patrimoine. Les effets de lumière du soleil sont également saisissants, nous laissant admiratif de certains lieux parfois hauts perchés. Le background du jeu est également finement travaillé puisqu'en sus de la progression de l'histoire, le jeu regorge de livres et d'audiogrammes à découvrir, permettant d'en savoir plus sur le passif de cette ville de pêcheurs vivant de l'huile de baleine pour se nourrir et faire fonctionner l'électricité. D'autres trouvailles agrémenteront de détails les personnages clés de l'aventure, ce qui nous poussera à prendre son temps et fouiller de fond en comble les différents environnements.

9 10 

Si la partie artistique est indéniablement l'un des points forts du jeu, l'aspect purement technique déçoit quelque peu. La version PS3 testée demeure assez décevante sur ce point, affichant des modélisation parfois peu lissées, ainsi que des textures médiocres sur les décors. C'est véritablement dommage pour un jeu tournant sous l'Unreal Engine 3. En raison de cette réalisation graphique peu poussée par rapport à la concurrence, le jeu reste constamment fluide, n'entravant en rien le plaisir de jeu et c'est bien là le principal. Au niveau de la partie sonore, nous retiendrons surtout un doublage français très honorable, en dépit d'un manque certain de variété dans les voix. En effet, les ennemis ont souvent les même intonations, ce qui a tendance à discréditer légèrement la pertinence de leurs propos.

Concrètement, Dishonored est lui aussi une production à ne pas manquer cette année, que se soit sur PC comme sur console. Toutefois, le titre ne s'adresse pas à tout le monde : les amateurs de FPS pur jus devront passer leur chemin, puisque le titre de Arkane Studios tire son potentiel dans l'art de se dissimuler, d'observer l'environnement et d'agir aux moments opportuns. Le jeu offre une grande liberté d'action et d'approche, ce qui nous pousse à refaire les niveaux pour trouver d'autres solutions, d'autres combinaisons de pouvoirs et d'autres conséquences sur le scénario. Disposant d'une riche identité artistique, le soft déçoit légèrement sur l'aspect technique en raison de textures et de modélisations faiblardes. Malgré tout, l'expérience de jeu est bien présente, offrant un doux air frais dans le marché du jeu vidéo.

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+ Les plus
  • Excellente réalisation artistique
  • Gameplay très bien pensé
  • Level design intelligent
  • Les pouvoirs de Corvo
  • Bonne rejouabilité
- Les moins
  • Graphiquement perfectible
  • IA peu loquace

Notes

  • Graphisme Dishonored dispose d'une réalisation graphique en demi-teinte : d'un côté une pâte artistique indéniablement bonne est appliquée, offrant un univers riche en détails et des architectures visuellement efficacement. D'un autre côté, le moteur graphique peine à nous impressionner, en raison de textures très médiocres et des modélisations parfois pauvres en polygone. Quoi qu'il en soit, le jeu reste fluide et l'ambiance artistique permet de soulever d'un cran l'impression visuelle générale.
    7/10
  • Bande son Le jeu arbore des bruitages convaincants, et c'est d'ailleurs sur ce point que les développeurs voulaient insister puisque les musiques présentent ne servent qu'à entretenir un certain climat de tension dans la progression, restant suffisamment discrètes pour nous garder concentré. Le doublage français de veut de bonne facture - ce qui n'est pas toujours le cas - mais nous constatons rapidement que se sont souvent les mêmes voix qui reviennent, tout particulièrement pour les ennemis.
    8/10
  • Jouabilité L'un des gros points forts de Dishonored se situe dans son gameplay offrant une grande liberté dans les choix à prendre, via la multitude de possibilités qui s'offrent à nous pour continuer la progression. Il faut savoir que les objectifs peuvent être résolus de différentes manières, ainsi que la méthode d'approche des ennemis à l'aide de vos pouvoirs surnaturels. Que l'on opte pour la discrétion ou l'attaque frontale, les conséquences seront différentes sur le court terme, et parfois sur une durée plus importante. Bref, une belle réussite.
    8/10
  • Durée de vie Potentiellement court si l'on fonce tête baissée à l'instar d'un FPS, Dishonored regroupe de nombreux secrets si l'on prend le temps de tout explorer. Si les zones de jeu inter-connectées ne sont pas excessivement vastes, elles demeurent riches en secrets à découvrir (quêtes secondaires, objets à récupérer, runes / charmes d'os à découvrir, etc). Les différentes solutions qui nous sont laissées pour progresser nous invite également à refaire l'ensemble du jeu pour l’apercevoir sous un autre angle.
    8/10
  • Scénario L'histoire de Dishonored n'offre pas de réels rebondissements, mais dispose d'une accroche qui nous plonge immédiatement dans le bain. Les objectifs qui ponctuent le jeu sont clairs et attendus, mais l'ensemble du background de Dunwall est riche ( livre à découvrir, audiogrammes à écouter ), et l'ambiance artistique accentue la véracité des phases de dialogue et les dispositifs scénaristiques.
    8/10
  • medaille
    Note générale Arkane Studios nous propose une fois de plus une production atypique et efficace avec Dishonored. Mettant l'accent sur la liberté d'action, ce FPS aux allures de Thief mise énormément sur l'infiltration, même s'il est possible de foncer tête baissée au prix d'une difficulté corsée. Le soft jouit d'une pâte artistique de très bonne facture, en dépit d'une réalisation graphique en deçà de ce qui se fait actuellement. En bref, Dishonored c'est avant tout une expérience de jeu unique en son genre, qui sera surtout appréciée par les amateurs de jeux de discrétion qui apprécient les background originaux et riches en détails.
    8/10
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Vos commentaires
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Melio offline Hors ligne Vétéran icone 1686 points
Le #1055702
Franchement je m'éclate comme un petit fou sur celui la
Pourvoir y aller en mode bourrin n'empeche rien, hormis la présence de plus de gardent et le fait qu'ils vont etre un peu plus sur les nerfs dans la suite de l'histoire, ou alors le faire en mode discretos pour avoir le moins de garde possible, bref un régale.
C'est vraiment le premier jeu ou je me suis retrouvé comme un con devant le pc en me disant : wouaaa ca aussi j'peux faire, etc.
ils ont vraiment assez niveau archi des niveaux on peut passer un peu partout, sans oublie les passages en utilisant tel ou tel pouvoir et ca c'est vraiment la classe.
Chose hyper étonnante, la baston a l'épée, ... j'avoue que j'appréhendais un peu avec la vue FPS, mais finalement je la trouve plus kiffante qu'un Assassin creed.
Par contre j'ai pu voir je ne sais plus ou, qu'il y avait une vrai différence entre pc et console coté graphisme (bon normal :sweat_smile mais ca avait l'air d'etre vraiment flagrant d'apres des post que j'avais lu. quelqu'un peut confirmer ?
Fabien H. offline Hors ligne Vétéran icone 1713 points
Le #1055752
Tout à fait Melio, j'ai testé la version PS3 et aperçu la version PC : les différences graphiques sont assez marquantes pour peu qu'on ait l’œil avisé. Ce sont surtout les textures qui sont bien moins réussies sur consoles, avec un effet de pixelisation assez moche vu de près...

Après, comme je l'ai indiqué dans le test, c'est la pâte artistique fabuleuse qui fait oublier les performance du moteur graphique pas toujours magnifiques. Et oui, le gameplay m'a bien fait rêver aussi, et je vais d'ailleurs refaire le jeu autrement qu'en misant sur la pure discrétion
masterchief offline Hors ligne Héroïque avatar 973 points
Le #1056182
C'est un pied immense que de faire de l'infiltration dans ce jeu .Pour essayer différentes façon de faire le jeu,je reprend le même niveau en nouvelle partie,et c'est là que l'on voit le travail de fou que les développeurs du jeu ont fait pour dishonored.Chaque partie peut être jouée différement.Impressionnant.Alors c'est vrai que les graphismes auraient pu êtres meilleurs,mais bon,pas de quoi bouder le jeu.Créer un jeu linéaire,mais avec une variation de possibilité si impressionnante,chaque niveau est une aventure différente,quelque soit la façon de jouer,et en plus c'est studio français.EXTRAORDINAIRE!!!!!!!!!!,Cela fait du bien.Enfin une bonne fin d'année en jeu : Borderlands 2,Dishonored,Halo 4, Hitman.
temp2008 offline Hors ligne Héroïque avatar 802 points
Le #1056212
"Génération Nouvelles Technologies" qui fait encore un test jeu vidéo avec une console vieille de plus de 7 ans ...
CodeKiller offline Hors ligne VIP avatar 8381 points
Le #1059002
temp2008 a écrit :

"Génération Nouvelles Technologies" qui fait encore un test jeu vidéo avec une console vieille de plus de 7 ans ...




Bin oui, mais bon, les pauvres joueurs consoles, faut bien les nourrir un peu de temps en temps...

Le "problème" est que les tests devraient se faire sur les versions PC quand le jeu sort aussi sur PC.
Parce que sinon on a l'impression que c'est un test de jeu console... Ce qui du coup ne motive pas spécialement les joueurs PC...
Mais ça c'est pareil sur presque tous les site de jeux vidéos, ils testent presque toujours les versions consoles, débile.
Tout comme les "trailers" et démos d'ailleurs, pour Borderlands 2 c'était une vidéo de la version console avec un gameplay merdique lié au pad...
spamnco offline Hors ligne VIP icone 8200 points
Le #1065882
Sur PC je trouve le jeu très beau et surtout très jouable même avec une configuration qui commence un peu à dater...
Incontestablement un mix entre Thief et HL², deux excellentes références qui en plus sont parmi mes jeux préférés.
Zaurau offline Hors ligne Héroïque icone 885 points
Le #1084082
IA amie peu loquace j'imagine ..???
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