Test du drone DJI Mavic Air : le drone de voyage parfait ?

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Les batteries chargées, la zone étant dégagée, il est temps de se lancer dans notre premier vol... Ou plutôt de le préparer.

En effet, pas moyen de piloter le drone Mavic Air uniquement avec la télécommande, il faudra obligatoirement passer par l'application DJI Go 4 qui n'est par ailleurs disponible que sur iOS et Android. Si vous possédez encore un Windows Phone, il faudra penser à changer de terminal...

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L'application nécessite de créer un compte utilisateur puis de synchroniser le drone. Des mises à jour seront parfois forcées pour faire correspondre les versions du drone et la version de l'application installée. Cette situation peut se montrer embarrassante quand on ne prépare pas son vol et que l'on se retrouve ainsi bloqué pendant une dizaine de minutes sur le lieu que l'on souhaite survoler, à réaliser une mise à jour en puisant dans la batterie de son smartphone et du drone... Le tout est de le savoir pour l'anticiper.

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A contrario, si on le souhaite, on peut également piloter le drone uniquement depuis son smartphone sans la télécommande comme le propose systématiquement l'application DJI Go 4 avant chaque vol. Et là encore, il est également possible de contrôler le drone même sans smartphone, ou presque, puisque ce dernier hérite des fonctionnalités du Spark permettant le contrôle gestuel, mais cela reste grandement limité et fait plutôt gadget.

Une fois le tout synchronisé, le menu de l'application indique "Go Fly " et l'on bascule ainsi sur l'interface du drone.

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Dans sa nouvelle version l'application propose immédiatement un résumé des réglages basiques configurés : mode de vol, réglage de la boussole, IMU, réglages d'altitude et de distance maximale, ESC, sensibilité des capteurs, mais aussi mode de contrôle et autonomie du drone.
Il est obligatoire de fermer ce menu qui vient en surimpression avant de pouvoir prendre le contrôle. Cela force l'utilisateur à effectuer des vérifications d'usage avant de se lancer.

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L'écran qui s'affiche propose ainsi la vue depuis la caméra de l'appareil et dispense de nombreuses informations qui peuvent vite effrayer au départ, mais qui s'avèrent paramétrables et révèlent toute la technologie embarquée dans un si petit engin.

Il faut attendre que le mode GPS se montre comme disponible, et le décollage s'effectue automatiquement depuis l'écran du smartphone via l'icone dédiée sur la gauche suivie d'un glissé du doigt validant la commande. Le drone décolle alors et se stabilise à une hauteur de 1m20 environ du sol. C'est là que l'on constate le premier bon point de ce drone : la stabilité est exemplaire et le drone ne bouge que de quelques millimètres. Le gimbal intégré compense le reste et l'on a ainsi une image très stable. Même bousculé par le vent, le drone corrige automatiquement son assiette et sa position pour proposer une image fixe, on croirait presque à une photo si les éléments du décor ne s'animaient pas sous nos yeux.

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Le fait de synchroniser le vol avec le GPS permet d'accéder à une fonctionnalité intéressante du drone : le retour automatique au point de départ. Cette fonction est accessible depuis un bouton dédié sur la télécommande, mais aussi en cas de perte de signal de façon prolongée : le drone monte alors de quelques mètres (selon le réglage défini par l'utilisateur) et se met en mode d'évitement des obstacles pour revenir se poser de là où il a décollé.

Notons que dans notre cas, nous avons parfois rencontré quelques soucis de décollage, notamment depuis une terrasse en caillebotis : le drone prétextait des perturbations magnétiques pour refuser de décoller, et ce malgré le recalibrage multiple de sa boussole magnétique.

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Une fois en vol, l'application rappelle les règles de bonne conduite : limites d'altitude, nécessité de conserver le contrôle du drone et d'éviter le survol de zones sensibles. D'après la carte renseignée dans le logiciel, on est également informé du type de zone survolée, notamment si elle venait à être réglementée.

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Pour ce qui est du vol en lui même, il n'y a rien à redire : le drone répond à la perfection, il se montre réactif et les accélérations sont modérées tant que l'on ne passe pas en mode sport. La caméra et son gimbal effectuent un travail remarquable qui sera plus facilement constatable en récupérant la vidéo depuis la carte SD ou directement depuis l'appareil que celle qui sera stockée sur le smartphone et qui elle, sera en qualité moindre et affichera les perturbations de la liaison.

D'ailleurs, c'est un des points contestables du drone : le choix de la connexion WiFi plutôt que radio est sans doute ce qui handicape le plus ce petit bijou. Selon les zones et la configuration du terrain, on peut assister à des déconnexions fréquentes ou un vol sans encombre... Les obstacles ne sont pas forcément à l'origine de ces perturbations et l'on n'explique pas trop la situation si ce n'est sans doute la pollution urbaine en ondes qui pourrait venir parasiter la liaison entre la télécommande et le drone.
Ces perturbations se présentent sous la forme de coupures de la vidéo sur le smartphone, avec un retour automatique au point de départ si la liaison est perdue depuis trop longtemps.

  

La portée est limitée à 2km en Europe (4km dans le reste du monde), mais dans tous les cas, la législation actuelle nous impose de conserver son drone de vue... Compte tenu de sa taille relativement compacte, cela arrive très rapidement et on peut rapidement le perdre à partir de 200 mètres... Si les perturbations du WiFi sont trop récurrentes, une option permet de paramétrer les fréquences pour tenter d'optimiser le signal, mais dans tous les cas, il faudra veiller à bien orienter les antennes vers l'appareil.

Lors de nos diverses sessions de vol, nous avons pu atteindre une distance d'1,6 km en zone totalement dégagée. Il aura toutefois été plus difficile d'atteindre les 500 mètres dans d'autres conditions (arbres, bâtiments, vent...). Dans tous les cas, la loi oblige l'utilisateur à conserver le contact visuel direct avec son appareil, ce qui n'est bien souvent plus le cas à partir de 200 mètres du fait de la taille réduite de l'appareil.

Dans l'ensemble les perturbations restent limitées, mais cela entache tout de même l'expérience de vol. A l'usage on s'y fait vite et l'on trouve des parades d'autant que dans 99% des cas, seule la liaison vidéo est impactée et non les commandes.

Pour faciliter sa prise en mains, le Mavic Air met à profit diverses technologies pour assurer un vol sans encombre. À commencer par le système APAS qui permet d'éviter automatiquement les obstacles. On pourra à loisir choisir plusieurs réglages : un premier affiche des barres à l'écran permettant d'afficher les obstacles et le drone sera automatiquement arrêté à quelques mètres et refusera de se diriger vers ces derniers. Un autre mode permettra au drone de continuer à avancer tout en contournant automatiquement les obstacles par la droite ou la gauche.
Le module Flight Autonomy 2.0 fait des merveilles et tire parti des 7 caméras embarquées pour réaliser une cartographie en 3D de l'environnement pour détecter les obstacles.

Il faudra garder à l'esprit que les vols ne durent que 15 à 20 minutes en général, ce qui peut poser quelques problèmes si l'on n'est pas franchement habitué à ce type d'appareil. Certes l'électronique et l'assistance aident énormément, mais il sera rapidement frustrant de se retrouver limité à 15 minutes de vol dans les endroits qui méritent des prises de vues aériennes.

Vos commentaires
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Le #2022582
Petite coquille dans ce test:

Le Mavic Pro ne permet pas non plus de mouvement latéral de la caméra.

Il faut faire tourner le drone sur lui-même.
Le #2022913
Trucmuch a écrit :

Petite coquille dans ce test:

Le Mavic Pro ne permet pas non plus de mouvement latéral de la caméra.

Il faut faire tourner le drone sur lui-même.


merci, corrigé
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