Test GTA Episodes From Liberty City PS3

Le par Alain L.  |  0 commentaire(s)
Grand Theft Auto Episodes from Liberty City - Logo

Exclusivité temporaire, Grand Theft Auto : Episodes from Liberty City a connu un succès commercial critique en s’écoulant à plus de 1,35 million d’exemplaires. Maintenant que cette exclusivité Xbox 360 a pris fin, le titre peut désormais exprimer tout son potentiel sur les deux autres supports vidéoludiques que sont le PC et la PS3. Ce potentiel a-t-il été dénaturé durant ce long laps de temps ? Telle est la question.

La fin d'une exclusivité

Grand Theft Auto : Episodes from Liberty City est le regroupement de deux DLC que sont The Lost and Damned (TLAD) et The Ballad of Gay Tony (TBGT). Ces deux contenus additionnels ont fait parler d’eux du fait notamment de leur exclusivité. Microsoft a en effet déboursé la somme de cinquante millions de dollars afin d’obtenir de Rockstar une clause d’exclusivité.

Mais cette exclusivité a récemment pris fin, pour Rockstar Games il n’était visiblement pas question de fermer les yeux sur le marché PC et PS3, des marchés excessivement dynamiques. Au final, ce contrat a surtout profité à la firme californienne pour amortir ses frais de développement et augmenter son profit. Car Microsoft ne semble pas avoir tiré pleinement profit de cette exclusivité.

GTA IV - The Lost and Damned - 2 GTA IV - The Lost and Damned - 4

Elle a aussi contrarié les propriétaires de PC et PS3 qui auront du attendre plus d’une année avant de pouvoir mettre la main sur cet ensemble proposé à prix réduit. Heureusement, les joueurs avaient de quoi remplir leurs journées de repos à coups de God of War III et autres Heavy Rain.

Les DLC cités ci-dessus n’ont qu’un seul et unique but, mettre à contribution l’énorme ville de Liberty City et nous faire vivre de nouvelles aventures. Pour se faire, Rockstar a introduit de nouveaux héros tout aussi charismatiques que Niko Bellic. Ils ont en commun une expertise militaire sans précédent ainsi qu’un surprenant instinct de survie.

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The Lost and Damned nous plonge dans un univers beaucoup plus sérieux et sombre que celui du jeu originel. Il se veut certainement plus morose dans le sens où notre héros et ses comparses tentent tout bonnement de survivre dans une ville rongée par la violence et l’égoïsme. Ce trop plein de sérieux joue justement en la défaveur de ce contexte.

On tâche donc d’incarner Johnny Klebitz, vice-président d’un gang de motards. Responsable, l’intéressé tâche tant bien que mal d’assurer la cohésion du groupe en l’absence de son président écarté pour des raisons médiales. Ce dernier, fraîchement sorti d’une longue cure de désintoxication, va devoir accepter un Johnny en pleine ascension.

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Etre à ce poste implique de lourdes responsabilités que le joueur devra pleinement assumer à bord de motos dites custom.  Les deux roues sont le principal moyen de transport du héros qui sera régulièrement accompagné de ses comparses. Ultérieurement, il sera possible de les appeler en renfort avant d’effectuer une périlleuse mission et donc de bénéficier d’un précieux support logistique.

Contrairement à Niko Bellic qui devait entretenir régulièrement ses relations, Johnny lui n’a besoin de compter que sur son gang. Ces membres peuvent gagner progressivement en efficacité sous réserve de faire régulièrement appel à eux. En revanche, il faut veiller à les protéger car en cas de décès cette progression est tout bonnement annulée. Il est donc judicieux de rester près d’eux. Cet esprit d’équipe caractéristique de cet épisode renforce l’identité du héros et pousse le joueur à la plus grande prudence.

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Plus on est de fous, plus on rit

Mais cet esprit sait aussi conférer aux joueurs des sensations fortes dès lors qu’il s’agit d’arpenter les sombres rues de Liberty City aux côtés de son gang. Mises en avant, les motos ont par conséquent subi de notables rééquilibrages comportementaux en vue de stabiliser l’engin autrefois nerveux et peu contrôlable. Désormais, il est plus difficile de perdre l’équilibre et de chuter lourdement.

Ces modifications sont les bienvenues, car ces bolides sont régulièrement usités, quasiment à toutes les missions. Etre un motard implique des réflexes particuliers. Par exemple, il n’est pas conseillé d’abandonner la moto fétiche du héros ou bien de la détruire sous peine de devoir recommencer la mission en cours. Gare donc aux abandons et aux accidents de la route.

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Les couleurs utilisées dans ce DLC sont plus ternes, Rockstar a même inclus dans le titre un filtre de grain afin d’appuyer ce renouveau scénaristique. Petit bémol, le filtre visuel dégrade notablement la qualité de l’image et rend parfois illisible les scènes de jeu. Il est donc conseillé de le désactiver et c’est peut être la meilleure chose à faire avant de débuter pleinement l’aventure.

Il vous faudra entre huit et dix heures pour terminer ce DLC, c'est-à-dire accomplir l’ensemble des missions principales. Elles se déroulent toujours dans Liberty City et impliqueront même de croiser chemin de ce bon vieux Niko Bellic. Toutefois,  ces rencontres sont très superficielles et ne participent pas activement à la bonne narration du scénario qui nous laisse sur un sentiment d’inachevé voire de déception. Ce n’est pas le cas du contexte environnant qui est lui extrêmement solide.

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TLAD comporte une cinquantaine de pistes musicales, une vingtaine de véhicules supplémentaires et une bonne poignée de missions annexes. Il y en a pour tous les goûts, que ce soit pour les amateurs de guerilla urbaine, de courses illégales ou encore loisirs virtuels (émissions TV, spectacles, mini-jeux). Rockstar n’a pas lésiné de ce côté-là.

On termine avec l’armement qui a gagné en diversité et surtout en efficacité. On pourra citer comme exemple des armes comme le fusil à canon scié, les bombes artisanales ou encore le lance-grenades. Cet arsenal sera utilisable dans l’ensemble des modes multi-joueurs logiquement adaptés aux deux roues. Seul bémol, toutes ces nouveautés sont uniquement valables pour TLAD et ne peuvent être transposées sur le jeu original.

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Au final, The Lost and Damned est un solide DLC qui pêche il est vrai scénaristiquement parlant. En revanche, il possède bien  des arguments justifiant entièrement cette tarification. Il est accompagné de solides améliorations de jeux, d’une bande son du tonnerre ainsi que d’excellents doublages. Un très bon DLC dans l’ensemble.

The Ballad of Gay Tony s’oppose The Lost and Damned  et présente un esprit plus proche du jeu originel. Il fait donc intervenir une myriade de personnages loufoques et de missions suicides. Cette fois, nous avons la chance d’incarner Luis Lopez, garde du corps et associé de Tony « Gay » Prince, le roi de la nuit à Liberty City. Il possède entre autres les deux boites de nuit les plus prisées de Liberty City.

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La nuit, un milieu pas si accueillant

L’intéressé aura toutefois la négligence de s’associer à des personnes peu recommandables. En tant qu’ami et associé, Luis aura pour devoir d’éloigner cette pesante menace et de faire du nettoyage dans l’entourage de Tony. TBGT nous conte plus précisément l’histoire des fameux diamants volés  évoquée aussi bien dans le jeu original que dans The Lost and Damned.

Luis aura l’occasion de croiser le chemin des deux héros que sont Johnny et Niko. Il nous arrivera même de revivre des missions connues des fans dans une perspective toutefois différente. Luis est un héros plus ouvert et expansif, une ouverture expliquée par une situation sociale plus confortable. Il n’a aucunement besoin de grimper l’échelle sociale et de prouver aux autres sa valeur.

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Durant l’histoire, il veillera surtout à conserver son statut, protéger ses amis proches ainsi que sa famille. Cette menace l’amènera à connaître des gens excentriques comme Yusuf. C’est le mégalomane de service, celui qui nous proposera d’accomplir des missions dignes d’un James Bond. Voler un blindé léger ou encore une rame entière de métro en sont des exemples.

Ces missions requièrent souvent l’emploi du parachute qui signe son retour après plus de six années d’absence. Et sa présence est franchement plaisante, le parachute confère au joueur de spectaculaires vues et une jouissive sensation de liberté qui n’était autrefois permise que par les hélicoptères.

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Cette fois, le rôle des hélicoptères est augmenté, le joueur devra faire preuve d’énormément de patience pour arriver à bout de certaines missions. Si l’arrivée d’un hélicoptère militaire pourra en rassurer certains, l’absence d’un quelconque mécanisme de visée automatique inquiétera tout le monde. Détruire un hors-bord en mouvement nécessite précision et entraînement.

Les missions terrestres demanderont elles aussi une bonne maitrise des armes à feu car les fusillades sont légions. Les armes introduites sont plus meurtrières les unes que les autres, on atteint ici le summum de l’efficacité. Entre le stable FN P90, le surpuissant fusil à pompe automatique armé de munitions explosives ou encore les bombes collantes, il ne fait aucun doute que les bourrins seront largement satisfaits.

GTA IV : The Ballad of Gay Tony - 1 GTA IV : The Ballad of Gay Tony - 2

Les perfectionnistes auront la possibilité de recommencer l’ensemble des missions qui sont désormais notées sur des critères divers et variés comme le temps, la précision ou encore les dégâts reçus. En termes de missions secondaires, TBGT se montre plutôt complet, le joueur peut mener à bien des guerres de gangs, accomplir des sauts en parachute et participer à des triathlons dans tout Liberty City. Au niveau des mini-jeux, on notera la possibilité de gérer les boites de nuit, de concourir dans des compétitions martiales et même d’enflammer la piste de danse.

La partie multi-joueurs n’a pas fait l’objet que de peu d’améliorations. Les nouveautés présentes dans le mode solo sont entièrement reprises comme les nouvelles armes, la nitro des véhicules ou encore le parachute. Aucun nouveau mode n’est à signaler et c’est bien dommage, il aurait été par exemple judicieux de proposer des épreuves en parachute.

Grand Theft Auto The Ballad of Gay Tony - Image 6 Grand Theft Auto The Ballad of Gay Tony - Image 5



Conclusion

gta-episodes-liberty-city-ps3-jaquetteA l’instar de The Lost and Damned, The Ballad of Gay Tony souffre de carences scénaristiques. Mais le reste est de très bonne facture, les missions principales sont divertissantes, la bande sonore excellemment bien adaptée, les armes idéales et les nouveaux personnages tout bonnement hilarants. Un sans faute.

Grand Theft Auto : Episodes from Liberty City a l’avantage d’être un stand-alone et fonctionne donc sans le jeu original. Comme on a pu le constater, Grand Theft Auto : Episodes from Liberty City regroupe en son sein deux excellents DLC qui brillent notamment par leur réalisation globale. Ils apportent énormément d’améliorations et nous proposent de redécouvrir la ville sous un jour nouveau.

Car il faut le rappeler, à la base ce ne sont que deux DLC. Mais la firme a largement repoussée les limites des actuels DLC et offre au public deux grandes aventures. A la fin de cette aventure, vous n’aurez pas l’impression d’avoir fini un DLC, mais plutôt un nouveau jeu. Et ses packs additionnels ont été justement regroupés afin de permettre à tous de connaître les joies des deux roues et du monde de la nuit.

Sans surprise, Rockstar a su porter efficacement le titre sur la console next-gen de Sony et l'adapter pleinement à l'architecture si atypique de Playstation 3. Le jeu tire timidement partie de cette plus grande puissance calculatoire et arbore de ce fait des imprécisions visuelles. Mais Rockstar a tout de même effectué un travail d’orfèvre, un travail bien au dessus du lot. Pour résumer, nous avons entre les mains les deux meilleurs DLC développés à ce jour. Les possesseurs du jeu originel se devront absolument d'acquérir Episodes From Liberty City, un indispensable titre.



+ Les plus
  • Le parachute
  • La bande son
  • Les nouvelles armes
  • Deux univers complets
  • Durée de vie impressionnante
- Les moins
  • Flou de profondeur imprécis
  • Utilisation trop limitée du Cell
  • Stagnation technologique et visuelle

Notes

  • Graphisme Le RAGE Engine a beau présenter des ralentissements et de fortes imprécisions liées principalement aux faiblesses des consoles next-gen, l’ensemble n’en reste pas moins impressionnant tant au niveau des détails sur la population que de la ville dans son ensemble. Artistiquement le jeu est une pure merveille, mais ça on le savait déjà.
    8/10
  • Bande son Grand Theft Auto : Episodes from Liberty City bénéficie de doublages sérieux et d’une bande sonore parfaite. Autrement, le reste des bruitages provient de GTA IV, ils sont donc de qualité.
    9/10
  • Jouabilité A pied, rien n’a changé le jeu reste toujours à la troisième vue et manque parfois de lisibilité. En revanche, les véhicules et les motos ont vu leur comportement améliorés. Le parachute lui se veut très simple d’utilisation et c’est le plus important.
    8/10
  • Durée de vie A raison de dix heures par épisode, Grand Theft Auto : Episodes from Liberty City se permet de rivaliser avec des jeux entiers, c’est dire. Les joueurs en auront très très largement pour leur argent, parole de gamer.
    9/10
  • Scénario Les deux aventures proposées sont loin d’être aussi travaillées et recherchées. Elles visent surtout à développer l’univers et l’exploiter à outrance. Mais la présence de deux nouveaux héros n’est pas de trop. Cette diversité sociale et logistique est la bienvenue, d’autant que les deux univers sont fouillés et prenants.
    8/10
  • Note générale Rockstar nous a prouvé qu’il savait aussi bien développer d’excellents jeux que d’excellents DLC. La concurrence aura bien du mal à se relever après la distribution de cet ensemble et rivaliser avec celui-ci. Grand Theft Auto : Episodes from Liberty City est un jeu à posséder absolument, passer à côté de ce dernier serait un véritable sacrilège.
    9/10

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