Test : LG G Watch R

Le par Rénald B.  |  2 commentaire(s)
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Présentée lors du dernier IFA de Berlin, la LG G Watch R se distingue des autres outres par son cadran circulaire (à l’instar de la Moto 360). Mais, derrière une montre à l’aspect classique se cache une véritable montre connectée évoluant sous Android Wear. La LG G Watch R est-elle la reine des smartwatches ? Réponse dans notre test.

Présentation

Pour sa dernière smartwatch, la G Watch R, LG a tenu à se distinguer de la concurrence avec une montre à cadran circulaire. On pense d’emblée à la Moto 360 de Motorola. A la différence que la montre du constructeur sud-coréen a l’aspect d’une montre classique (avec pourtour gradué), là où Motorola joue à fond la carte du minimalisme.

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Si vous optez pour l’affichage « Always on », seules les notifications permettront de savoir qu’il s’agit d’une smartwatch.

C’est donc une montre sport qui se présente à vous, avec toutefois un bracelet cuir de très bonne facture. De largeur standard (22 mm), il est de surcroît interchangeable.

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En attendant le Bluetooth 4.2, la LG G Watch R, comme toutes les autres smartwatches, reste le périphérique d’un smartphone. On peut toutefois l’utiliser sans téléphone pour simplement afficher l’heure. Mais, elle perd dès lors tout son intérêt et ne subsistera alors plus que l’inconvénient d’avoir à la recharger. Nous verrons d’ailleurs comment elle se comporte en termes d’autonomie, point névralgique s’il en est.

La montre est livrée dans un packaging noir plutôt classe avec :

  • La montre LG G Watch R
  • Un câble USB vers microUSB
  • Une notice
  • Le socle de recharge dédié
  • Un chargeur secteur

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La LG G Watch R se distingue aussi par la présence d’un bouton qui joue le rôle de bouton Home. Ce bouton qui n’est pas systématiquement présent sur les montres sous Android Wear s’avère particulièrement bienvenu. Moyennant un appui prolongé, il permet d’accéder au menu des paramètres.

Côté finition, sont associés plastique et aluminium. Ce dernier, de couleur noir, habille le pourtour gradué du cadran et le corps de la montre tandis qu’on trouve du plastique au dos. Immobile, il ne peut tourner autour de la montre pour servir de repère. Sa présence n’a donc qu’un rôle esthétique, d’autant plus que la graduation blanche n’est pas des plus visibles. Toutefois, proéminent, il protège également l’écran de la montre. Mais, il devient gênant dès lors qu’on désire éteindre l’écran puisqu’il faut appliquer la main sur l’écran en le touchant. Mais, le bouton permettra également de l’éteindre et s’avère plus direct pour le faire. L’écran s’éteint également tout seul après plusieurs secondes, dans un souci d’autonomie.

Au dos de la montre, on trouve un capteur optique qui permet de mesurer les pulsations cardiaques à la demande via l’application Google Fit.

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Il y a aussi un petit microphone situé dans la partie inférieure vers le bracelet. Il permet de prendre les commandes via Google Voice.

A noter que la montre est tropicalisée dans une certaine mesure puisqu’elle suit la certification IP67 (protection contre la poussière et l’eau (peut en théorie être plongée à un mètre de profondeur pendant 30 minutes)).

De ce fait, aucun port n’est présent sur la montre. On dénote simplement 5 petits points de contact au dos. C’est par ce biais qu’on va recharger la montre via le support aimanté fourni. Ce dernier se connecte de manière classique en microUSB au chargeur AC/DC également fourni (ou à n’importe quel autre). Une approche assez similaire à celle de Suunto pour ses montres Ambit (avec pince pour venir effectuer le contact sur les points) ou encore avec la Pebble (avec adaptateur latéral aimanté). Motorola, de son côté, a opté pour une recharge par induction suivant la norme Qi. De ce fait, la Moto 360 peut être rechargée via n’importe quel socle de recharge Qi du marché.

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On conseillera d’acquérir un second socle de recharge pour le bureau par exemple.



Spécifications

Pour la G Watch R, LG a donc opté pour un écran circulaire. Mais, alors que le diamètre de celui de la Motorola Moto 360 est de 1.56 pouces, celui de la LG est de 1.3 pouces (à cause notamment du pourtour gradué). Il hérite d’une définition de 320 par 320 pixels, contre 320 par 290 pixels pour l’écran LCD de la Moto 360 (et non pas 320 par 320 pixels puisqu’il y a deux aplats en haut et en bas de son écran). De ce fait, la résolution est meilleure sur la montre du sud-coréen : 348 ppp pour la LG contre 290 ppp pour la Motorola.

LG a par ailleurs opté pour un écran P-OLED (Plastic OLED) qui se caractérise par sa moindre consommation, ses noirs profonds (les pixels sont « éteints ») et son contraste marqué. Dans la pratique, rien à redire ; l’écran est un des points forts de la G Watch R, même si la résolution mériterait d’être un peu plus importante pour ne pas voir les effets d’escaliers sur les lignes droites.

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Cette technologie à substrat plastique avait initialement été utilisée pour l’écran du smartphone incurvé LG G Flex.

Côté hardware, la montre est animée par le traditionnel Snapdragon 400 de Qualcomm. Plus précisément, il s’agit de la déclinaison MSM8226 qui embarque 4 coeurs Cortex-A7 cadencés jusqu’à 1.2 GHz ainsi que le processeur graphique Adreno 306. Le processeur est épaulé par 512 Mo de mémoire vive. Pas de folie ici puisque c’est la configuration qu’on retrouve pour des smartphones d’entrée de gamme. Le choix s’avère judicieux puisque la microarchitecture ARM Cortex-A7 combine faible consommation électrique et moindre surface de silicium pour les coeurs du CPU (donc une puce plus petite, ce qui est idéal pour une montre).

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, les autres constructeurs ont également opté pour le Snapdragon 400. C’est le cas d’Asus pour la ZenWatch, de Samsung pour les Gear Live et Gear S et déjà LG pour la G Watch (modèle à écran rectangulaire). Seule la Moto 360 se distingue par son SoC Texas Instruments Omap 3 qui embarque un processeur à un coeur Cortex-A8 et un processeur graphique PowerVR SGX 530 d’Imagination Technologies.

La seule connectivité sans-fil supportée est le Bluetooth 4.0 (profil Low Energy) qui lui permet de se connecter à un smartphone ou bien une tablette Android. Seule la Gear S se distingue par sa connectivité cellulaire (2G et 3G) et Wi-Fi. Pas de NFC ou de géolocalisation GPS ici, comme c’est le cas pour d’autres modèles (Sony SmartWatch 3 par exemple).

Côté autonomie, la LG G Watch R peut compter sur une batterie de 410 mAh. Seul Sony peut se targuer de faire mieux avec 420 mAh pour la SmartWatch 3 (SWR50). La Moto 360 doit se contenter d’une chiche batterie de 320 mAh.

Durant notre test, nous avons constaté que l’autonomie fluctuait logiquement suivant l’usage mais aussi suivant les réglages. De 1.5 jour, on peut passer à plus de deux jours (avec un usage modéré et la luminosité réglée à 1).

Le stockage est assuré par une mémoire interne de 4 Go.

Enfin, côté capteurs, on trouve en plus du capteur optique de fréquence cardiaque un gyroscope, un accéléromètre, une boussole et un baromètre. En revanche, on note l’absence de capteur de luminosité. Il faudra donc la régler manuellement et toucher l’écran pour l’éteindre de sa main plutôt que de simplement l’approcher.

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Interface

La LG G Watch R est basée sur l’OS Android Wear développé par Google pour les objets entrant dans la catégorie de l’électronique à porter sur soi.

Il faut avant tout installer l’application Android Wear côté smartphone, à la suite de quoi on effectuera l’appairage Bluetooth entre les deux appareils.

On retrouve le principe des cartes de Google Now avec des informations distillées à l'écran mais qu’on peut décider d’ouvrir sur le smartphone pour bénéficier de son plus grand écran.

On peut aussi recevoir des notifications qui apparaissent en bas de l’écran. On constate ici qu’Android Wear ne prend pas réellement en compte les écrans circulaires puisque les notifications apparaissent tronquées en bas de l’écran. On peut aussi installer des applications via son smartphone tels que des jeux, des nouvelles Faces (cadrans) ou des petits utilitaires. De plus en plus d’éditeurs rendent leur application compatible avec Android : Keep de Google récemment ou encore Evernote.

Grâce au microphone de la montre, Google Voice permet de dicter ses commandes à la montre (pour connaître la météo, sa fréquence cardiaque…). On l’active simplement en tapant l’écran de la montre ou bien en distant « Ok Google ». Dans ce dernier cas, il faut que la montre ne soit pas en veille. Car la montre de LG permet d’afficher l’heure de manière continue grâce à un affichage minimisé (noir et blanc avec le minimum d’éléments). Mais contrairement au Moto X (lire notre test du Moto X 2014), il ne s’agit pas d’un mode de veille « actif » (dans lequel l’appareil est toujours à l’écoute).

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A noter que Microsoft propose sa propre application baptisée Torque pour la recherche vocale via Android Wear. En effectuant un geste de rotation du poignet, on active la reconnaissance vocale et on peut dès lors poser sa question (les recherches se font uniquement en anglais et via le moteur de recherche bing).

Un des autres avantages d’une smartwatch réside dans le changement d’affichage. LG intègre directement plusieurs Faces tels que des ceux de montres chronographe du plus bel effet. On peut aussi en ajouter via le Google Play.

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Côté fitness, on trouve l’application Google Fit qui permet de mesurer son activité physique au cours de la journée. On peut suivre sa progression directement depuis la montre et recevoir des notifications.

Android Wear offre donc de nombreuses possibilités applicatives via des mini-apps telles que
Runtastic, Hue Control (pour contrôler ses ampoules Philips Hue), ITFFF…

Reste que l’ergonomie de l’OS est discutable. Elle est déroutante de prime abord puisqu’on peut faire la même chose de différentes manières. L’absence des 3 boutons tactiles en bas des smartphones Android se fait ici cruellement ressentir (même si la G Watch R dispose d’un bouton physique).

On espère que la prochaine mise à jour d’Android Wear viendra corriger le tir et rendre l’interface plus ergonomique et intuitive.

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Conclusion

Grâce à son écran à technologie P-OLED, la LG G Watch R a l’avantage d’avoir une autonomie de 2 jours. C’est ce qui se fait de mieux parmi les montres évoluant sous Android Wear. Même si on reste loin d’une semaine (comme pour la Pebble à écran E-Paper). Comme sur les smartphones, l’écran est donc bien l’élément qui pèse le plus dans l’autonomie.

Mais la montre connectée de LG se distingue également par son design, grâce en particulier à son écran circulaire. Il s’agit toutefois d’une montre qui conviendra aux hommes avant tout.

On peut dire que LG réussit l’essai avec la LG G Watch R mais ne le transforme pas encore, la faute à une autonomie encore trop faible (malgré les efforts) et à Android Wear qui reste perfectible. Sur ce dernier point, de simples mises à jour à venir de l’OS devraient largement améliorer les choses.



+ Les plus
  • Design
  • Cadran circulaire
  • Autonomie de 2 jours (la meilleure pour une montre sous Android Wear)
  • La finition
  • Ecran P-OLED
- Les moins
  • Autonomie encore faible (2 jours)
  • Android Wear perfectible

Notes

  • medaille
    Note générale La LG G Watch R est probablement à l'heure actuelle la meilleure smartwatch du marché sous Android Wear : légère et à l'aspect d'une montre classique, elle bénéficie aussi d'une autonomie de deux jours.
    7/10
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Vos commentaires
Trier par : date / pertinence
d.two offline Hors ligne Vétéran avatar 1533 points
Le #1821293
Dommage qu'il n'y est pas de GPS !
ondeisback offline Hors ligne Vétéran avatar 1167 points
Le #1821988
Dommage qu'elle fasse pas micro-onde, fer à repasser... etc... pfff

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