Test Metal Gear Rising Revengeance

Le par Fabien H.  |  1 commentaire(s)
Metal Gear Rising Revengeance - vignette

Plutôt attendu des amateurs de la série de Hideo Kojima, Metal Gear Rising : Revengeance apporte toutefois une vision différente de la série. Le jeu est en effet développé par PlatinumGames, studio japonais bien connu pour son travail de qualité. Mettant en avant le mal-aimé Raiden, ce spin-off laisse largement de côté l'approche infiltration pour se concentrer sur l'action pure et dure. Le résultat sera-t-il à la hauteur ? Réponse dans notre test.

Le monde va mal

Alors que la licence Metal Gear Solid n'a pas fait son retour depuis le quatrième épisode, Hideo Kojima avait révélé l'existence d'un spin-off. Baptisé Metal Gear Rising : Revengeance, ce dernier ne met aucunement Snake à l'honneur, mais bien Raiden, le héros mal aimé de Metal Gear Solid 2 : Sons of Liberty. Le bougre efféminé a bien changé depuis cette époque, puisqu'il se présente désormais comme un puissant cyborg armé d'une fine lame. Son caractère se veut également plus affirmé, gommant de ce fait les traits critiqués par les joueurs lors de sa première apparition dans la licence.

Se déroulant en 2018 – soit quatre ans après les événements de Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots - Metal Gear Rising : Revengeance se déroule dans un climat mondial tendu. Raiden a rejoint une société spécialisée dans la sécurité militaire. Sa première mission consiste à empêcher l'enlèvement programmé du premier ministre africain, N'Mani. Cet objectif de routine tourne au vinaigre lorsque le cyborg Samuel Rodriguez ( alias Sam ) entre en jeu et parvient à mettre la main sur l'homme politique. Bien décidé à ne pas faire capoter la mission, Raiden se lance à la poursuite de son adversaire, mais se rend vite compte de son incapacité à faire face. Cet échec cuisant se solde par l'assassinat de N'Mani, dans les intérêts de la société Desperado Enforcement LLC, de mèche avec les russes.

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Dès le début de l'aventure, notre héros est malmené et laissé en piteux état. De cette chute fera naître de nouvelles motivations pour Raiden : celui de la vengeance, en sus de son idéal de protéger les faibles. Après être passé sur le billard pour lui ajouter de nouvelles améliorations cybernétiques, Raiden retourne en mission, bien décidé à mettre un terme aux agissements de ces cyborgs à la solde du groupuscule Desperado. Bien évidemment, le scénario ne sera pas du même acabit des volets MGS puisque Kojima Productions n'a pas développé entièrement le jeu, mais nous sentons toutefois les petites subtilités du célèbre Hideo Kojima dans certains passages du jeu. Toutefois, les fans n'apprendront guère de nouvelles informations quant au background de manière générale, à l'exception de quelques détails succins.

Metal Gear Rising diffère également de son modèle par son gameplay, laissant de côté l'infiltration au profit de l'action. Le jeu peut être considéré comme un beat'em all, et cela tombe bien puisque le studio PlatinumGames – qui s'est chargé de la grand majorité du soft – est spécialisé dans ce domaine. Fort de son palmarès composé de Bayonetta, Vanquish et autres MadWorld, le studio devait se sentir comme un poisson dans l'eau avec cette nouvelle production. Le résultat est d'ailleurs au rendez-vous, puisque le jeu se révèle très dynamique et surtout diablement jouissif. L'action peut être optée dans l'ensemble du jeu, mais les développeurs ont souhaité ajouter la possibilité de progresser en toute discrétion dans certaines missions, faisant de ce fait un clin d'oeil à la série Metal Gear Solid. Par ailleurs, les hommages et autres easter eggs fourmillent dans le jeu, ce qui plaira clairement aux habitués de la licence.

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Eparpillé façon puzzle

Le studio PlatinumGames ne nous a pas déçu comme avec Anarchy Reigns, puisque Metal Gear Rising : Revengeance présente une prise en main très agréable et dynamique. Équipé de son sabre électrique, Raiden attaque efficacement ses ennemis et dispose d'une seconde arme, laquelle se révèle être celle des boss principaux battus. Il existe 4 armes secondaires, chacune disposant de caractéristiques propres et d'un maniement bien précis. Il est bien évidemment possible de combiner les coups d'une arme à l'autre, permettant souvent de se sortir d'épineuses situations. Le jeu peut se révéler assez retors, surtout si vous ne cherchez pas à vous défendre. Pour cela, il faut absolument maîtriser la fonction de parade, consistant à incliner le stick analogique vers l'ennemi et d'appuyer sur la touche d'attaque et ce, au moment ou votre adversaire vous charge. En conséquence, vous ne subirez pas de dégât et un avantage vous sera donné au prochain coup que vous porterez. Cette fonction, très efficace et peu ardue à placer, est incontournable pour venir à bout des ennemis et des boss parfois très virulents.

En sus des attaques « classiques », le jeu recèle une fonctionnalité unique qui donne tout son sens au gameplay : la possibilité de passer en « Blade Mode », permettant ainsi de trancher vos ennemis en petits morceaux, en inclinant l'angle de votre sabre à loisir à l'aide du stick analogique. Cette phase est régie par une jauge d'énergie qui permet une utilisation avec parcimonie. L'intérêt se révèle donc dans l'affaiblissement d'un ennemi de façon classique, puis d'enchaîner en Blade Mode pour lui couper certains membres. A cela il faut ajouter le Zandatsu, une fonction qui permet d'extraire de l'énergie et de la santé des ennemis, en découpant une zone bien précise de leur corps, permettant ainsi d'extraire leur colonne vertébrale. Cet usage se révèle très rapidement nécessaire et vital quant à la suite de l'aventure.

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Bien que le jeu se révèle très jouissif à pratiquer, force est de constater qu'il manquerait une solution d'esquive pour compléter la parade. Les sauts étant bien trop raides, il ne sont aucunement adaptés pour les affrontements. Ce manque se ressent in-game, mais ne se montre pas pour autant pénalisant, fort heureusement. L'autre remarque se concentre dans les phases de Quick Time Event ( QTE ) présentes dans de nombreux combats principaux, parfois de façon assez prononcée. Il s'agit certes d'une manière d'apporter une certaine originalité aux échanges, mais certains joueurs se révélant allergiques à cette pratique, il est important de souligner qu'elle est présente. En sus, il est nécessaire de souligner que la gestion de la caméra s'avère particulièrement pénible. Bien que le problème soit présent dans l'essentiel des beat'em all 3D du marché, l'angle tend à se recentrer bizarrement dans le cas présent, pénalisant fortement les combats.

Si la prise en main se veut essentiellement axée sur l'action, il est possible d'opter pour l'infiltration dans certains niveaux. S'il ne sera pas question de se cacher dans les placards pour déjouer la ronde des ennemis, il s'agira de passer dans leur dos pour leur asséner un coup fatal. Une fonction permet d'ailleurs de tuer efficacement des ennemis en leur tombant dessus, depuis une plate-forme surélevée. Dans certains passages, le fait de rester 100 % discret permet d'évoluer plus efficacement, mais ne changera pas l'issue de l'objectif en cours et encore moins l'issue du jeu. Il s'agit donc d'une solution parallèle que les fans de MGS sauront apprécier. Par ailleurs – et à l'instar de Snake – il est possible de se dissimuler dans un carton ou un bidon pour passer au nez et à la barbe des ennemis. Pour continuer dans les clins d'oeil à Metal Gear Solid, vous pourrez détourner l'attention des ennemis non pas avec des revues coquines, mais avec des cadres photo 3D par exemple. Dans les équipements secondaires, vous disposerez également de plusieurs sortes de grenades, ainsi que des lance-roquettes.

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Impressions grisantes

Bien qu'assez court ( environ 7 heures de jeu en mode normal ), Metal Gear Rising : Revengeance dispose d'une très bonne rejouabilité. Les 7 missions que composent le jeu peuvent être refaites par la suite, dans les autres modes de difficulté et, comme PlatinumGame nous le fait avec chacun de ses jeux, il est possible d'essayer de décrocher les rang S dans tous les objectif, ce qui n'est résolument pas une mince affaire. De plus, le jeu permet de glaner des points à dépenser dans de nouvelles compétences pour Raiden, ou pour renforcer ses armes, sa vie, ainsi que son énergie. Pour tout débloquer, il faudra maximiser la rejouabilité, ainsi qu'effectuer les missions VR ( l'équivalent des missions d'entraînement de Metal Gear Solid ). Ces dernières se débloquent en trouvant de petits ordinateurs dans le jeu. Par ailleurs d'autres secrets sont à découvrir au fil de l'aventure suivant votre observation, comme des coffres à compétences supplémentaires, ou encore des pin-up japonaises à découvrir d'un coup de sabre.

Quoi qu'il en soit, le jeu est très bien réussi sur le plan graphique. Les textures des personnages sont très détaillées et le jeu s'avère particulièrement fluide et ce, en proposant des temps de chargement très courts. Si des efforts ont été fournis au niveau des décors, le rendu manque encore un peu de peaufinage. Malgré tout, il est possible de démolir un certain nombre d'éléments accessoires. Cela découvre un problème important du jeu : la gestion de la physique complètement ratée ! Il suffit de découper une vitre ou une caisse pour se rendre compte que des morceaux restent systématiquement en lévitation, prouvant que l'équipe de développement n'a pas suffisamment travaillé ces éléments, tant et si bien que cela entrave parfois à la progression dans le jeu (démolir une clôture pour passer au travers, par exemple, peut devenir laborieux ).

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La partie sonore, quant à elle, se montre efficace dans sa globalité, malgré l'impossibilité de sélectionner les doublage originaux en japonais. Les musiques du jeu sont également sujet à controverse, puisqu'elles proposent une sorte de rock / électro remixé qui ne plaira pas à tout le monde, surtout qu'elle tranchent radicalement avec l'ambiance sonore habituelle de la série. Toutefois, les bruitages ont bénéficié d'un joli travail, accentuant les actions effectuées dans le jeu. Et ça, c'est le principal.

En finalité, Metal Gear Rising : Revengeance est un pari osé du studio PlatinumGames, tant la licence est appréciée des joueurs. Le jeu place Snake sur le banc de touche au profit de Raiden, jadis mal aimé par les gamers. Son retour se fait efficacement et son caractère plus affirmé lui confère un certain charisme, surtout qu'il présente sa fameuse identité diabolique de Jack l'Eventreur. Exit l'infiltration et bonjour l'action, MGR cherche à assurer un gameplay jouissif, et c'est réussi ! Le jeu ne s'éloigne pas pour autant de son modèle, puisqu'il propose de nombreux clins d'oeils tels que le célèbre on de dissimulation, des allusions à des personnages des précédents MGS, ainsi que quelques possibilités d'infiltration possible dans certains cas de figure. En somme, il s'agit d'un excellent jeu d'action, à conseiller à tout le monde et même aux fans de Metal Gear Solid, précisément lorsqu'ils lancent le jeu comme une expérience nouvelle et sans chercher la comparaison.

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+ Les plus
  • Gameplay efficace et jouissif
  • Fluide et optimisé
  • Réalisation graphique honorable
  • Plusieurs clins d’œil à Metal Gear Solid
  • La pâte décalée de PlatinumGames
- Les moins
  • Pas de gestion de la physique
  • Caméra énervante
  • Décors parfois peu fournis
  • Durée de vie assez faible

Notes

  • Graphisme La réalisation graphique du jeu se révèle de très bonne facture de manière générale : les personnages se révèlent très détaillés, mais les décors manquent légèrement de détails, notamment dans les textures. Mentions spéciale aux effets visuels qui se montrent efficaces. Toutefois, on regrettera amèrement que le studio n'ait pas travaillé la gestion de la physique, tant et si bien que la destruction des objets par votre sabre se solderont par des débris en lévitation.
    7/10
  • Bande son Les bruitages de Metal Gear Rising se montre particulièrement efficace, proposant un degré supplémentaire dans l'immersion de jeu. Les voix, malgré le fait qu'elles ne peuvent être sélectionnées en japonais, se montrent suffisamment efficaces pour ne pas perdre en qualité de narration. En revanche, les musiques ne plairont pas à tout le monde, puisqu'il s'agit d'un mélange de rock mélodique et d'électro remixé, pour un résultat toutefois fort dynamique.
    7/10
  • Jouabilité C'est simple : la prise en main du jeu est un régal : Raiden répond au doigt et à l’œil, les déplacements sont vif, au même titre que les coups et le système de parade. Le « Blade Mode » est juste jouissif, accentué par le Zandatsu efficace et bien pensé. Mais où est l'erreur ? Très clairement au niveau de la caméra qui, sans se contenter d'être peu réactive, cherche constamment à se recentrer, ce qui pose de gros soucis de lisibilité pendant les combats. Au rayon des manques potentiels, il est possible d'énumérer l'absence remarquer d'une fonction d'esquive.
    8/10
  • Durée de vie La campagne de Metal Gear Rising n'est pas bien longue, puisque les sept missions se clôturent entre 6 et 8 heures environ. De plus, la progression se révèle inégale : les premiers chapitres se révèlent suffisamment longs, mais à partir de la cinquième mission, les objectifs sont bien plus prompts à être accomplis. Fort heureusement, le côté jouissif de la prise en main confère au jeu un très bon taux de rejouabilité, surtout pour les amateurs de scoring. Enfin, les missions VR, parfois assez retors, permettent de passer quelques heures supplémentaires.
    6/10
  • Scénario Le scénario du soft pourrait apporter un certain nombre d'informations pour les fans de Metal Gear Solid, puisqu'il prend part 4 ans après les faits opérés dans MGS 4. En dépit de la fin des Patriotes, une nouvelle menace pèse sur le monde, mais l'histoire n'apporte rien de spécialement croustillant quant au background général de la licence. Au lieu de cela, il s'agit surtout d'une progression dictée par la vengeance, gravitant en grande partie sur le personnage complexe de Raiden, ainsi que sa personnalité enfouie. Le résultat est donc cohérent, sans être remarquable.
    6/10
  • medaille
    Note générale Metal Gear Rising : Revengeance se présente comme un très bon jeu d'action, apportant un dynamisme frénétique et un gameplay absolument jouissif. Pour les amateurs du genre, il est inutile de tergiverser, puisqu'il convient de foncer sur le nouveau jeu de PlatinumGames. Pour les fans de la licence Metal Gear et notamment Metal Gear Solid, il n'est pas déconseillé de lorgner sur cette production, si vous laissez de côté toute comparaison avec les précédentes aventures en compagnie de Snake. De plus, il subsiste de nombreux clin d’œil au savoir-faire de Kojima, ce qu'il serait dommage de rater.
    7/10
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Vos commentaires
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sawyer91 offline Hors ligne Héroïque icone 772 points
Le #1803491
Alexander the Great was one of the most powerful rulers and military strategists in history. Such great leader status, http://freepsvitagame.com/watch-dogs-ps-vita/
relationship to Aristotle remained in the history books as a model teacher-student relationship.

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