Test Mindjack

Le par Nathalie M.  |  0 commentaire(s)
Test Mindjack

Square Enix nous livre un titre qui n'a cette fois rien à voir avec les RPG habituels. L'éditeur prend l'air et se tourne vers un jeu où l'action et le tir sont au cœur du gameplay. Le titre va droit au but et vous propose de longues séances de tirs à répétition. Ce ne sera d'ailleurs que votre principale activité, une société américaine ayant décidé de lancer à vos trousses ses soldats, dont vous devrez venir à bout. Vous ne serez pas seul dans cette aventure puisqu'une blonde habile de la gâchette sera à vos côtés.

Du shoot à la troisième personne

Dans le désert des sorties de ce mois de janvier vient fraîchement de nous être offert Mindjack. Aux commandes de ce titre, Square Enix qui s'essaie ici à un autre genre de jeu que ses RPG habituels. D'entrée de jeu Mindjack est annoncé comme un titre où l'action est au centre de l'aventure, ou le rythme impose sa loi. Mindjack prend lieu et place dans le futur, un futur malmené non pas par une catastrophe naturelle, ni pas une guerre mondiale, mais par des découvertes scientifiques qui ont tout autant le don de mettre à péril l'humanité entière. Vous incarnez Jim, Jimbo pour les intimes, une sorte de chien-fou, membre d'une unité spéciale, qui a pour mission, dans le début de cette partie, de suivre une cible en particulier :  Rebecca Weiss, écotéroriste de son état.  Premier couac de la partie, Jimbo se sent pousser des ailes, tue sans le savoir un membre de son agence, un collègue en somme, et se transforme aux yeux de son employeur en vil traître qu'il faut achever.

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Vous aviez en début de partie une mission, vous devez désormais sauvez votre vie, agir seul et parvenir uniquement à l'aide de votre seule dextérité à bien viser, et mettre fin à des agissements sournois de quelques malappris. Le scénario ainsi posé se révèle terriblement crédible... On n'y croit pas un seul instant, le personnage de Jimbo est une caricature. Heureusement, le doublage US se révèle de bonne facture, le héros conservant ainsi un semblant de dignité. Voilà votre situation en début de partie : en très mauvaise posture, vous êtes désormais seul contre le reste du monde. Mais rassurez-vous, vous vivrez cette aventure en binôme, puisque Rebecca sera pendue à vos basques, vous servira à éliminer les ennemis par le biais d'un simple pistolet.



Des séances de tirs à rallonge

Préparez-vous donc à une successions de séances de tirs. La milice à vos trousses dispose d'un nombre d'hommes illimité prêt à vous faire la peau. Vous êtes devenu un traître, vous enquêtez sur un sujet dangereux, remettant sans doute en cause le gouvernement même, vous êtes donc devenu un parasité qu'il faut éliminer. Vos ennemis s'en donneront donc à coeur joie. Des vagues d'adversaires vous feront face, des vagues dont vous aurez parfois le sentiment de ne jamais venir à bout. Non seulement parce que les ennemis sont véritablement nombreux, mais aussi parce qu'ils sont dotés d'une cuirasse multicouches qui les rend particulièrement résistant à vos balles. Oubliez le one shoot, quant au head shoot, vous aurez la surprise d'en réaliser quelques uns malgré la présence de casque. Et certains ennemis ont même droit en plus à des boucliers.

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Le rythme de ces affrontements est donc incessants. Vous marchez dans un couloir, pour tomber sur une zone de combat, puis nouveau couloir, nouveau combat, etc... On ne vous conseillera que trop de prendre le temps de ramasser en chemin quelques munitions, puisque vous userez un nombre important de balles sur un seul et même ennemi. L'IA n'a rien d'extraordinaire, la majorité des adversaires restant à couvert dans un coin pour ne se montrer qu'en phase de tir. Pas besoin d'envisager des stratégies, il vous suffira de tirer sur tout ce qui bouge, d'user vos chargeurs tout en évitant de trop se faire tirer dessus. Forcément, votre équipement ne se résume qu'à un simple bouson de cuir, vous êtes nettement moins résistant aux balles adverses.

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Le jeu se déroulera donc de la même façon, usant de ces séances de tirs encore et encore. Toujours la même approche, toujours le même objectif d'éliminer tout adversaire de la carte. C'est défoulant la première heure de jeu, puis terriblement lassant. Heureusement, le titre vous offrira différents environnements, vous ne jouerez pas toujours sur le même terrain de jeu. La campagne solo tourne rapidement en rond et manque surtout de crédibilité : comment deux personnes seules, dont une armée d'un simple pistolet, peuvent venir d'une armée de soldats suréquipés ?

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Des ennemis détournés

Néanmoins Mindjack s'élève au dessus des simples jeux de tirs à la troisième personne et apporte un plus au gameplay. Le coeur du scénario se base sur une découverte scientifique : dans le futur, il est possible de prendre possession d'un autre être humain, de diriger ses pensées, son corps. Une société, un groupe d'hommes, use de cette technique à mauvais escient et c'est donc à ça que Jim doit mettre fin. On comprend rapidement pourquoi Jim est aux commandes de cette mission : il sait lui aussi se transporter dans les esprits des autres et prendre possession de leurs actes.

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L'idée est sympathique et aurait gagné à être mieux exploitée. Vous pourrez en pleine action prendre possession d'une personne ou d'une chose parmi les zones de batailles. Votre co-équipière par exemple pourra être investie, tout comme des civils pris au milieu des feux. L'intérêt de cette technique est toute relative. Vous pourrez de cette façon échapper à la mort, mais prendre corps d'un policier armé d'une faible arme est assez limité. Aussi, vous n'userez de cette capacité qu'à de rares reprises, la délaissant pour un jeu plus direct, plus "habituel".

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Là où la technique prend toute sa dimension, c'est lorsque vous pouvez ordonner à des ennemis de se retourner contre leur équipiers. Vous tenez alors là des compagnons temporaires, des hommes armées qui pourront non seulement tuer vos adversaires mais vous servir aussi de couverture. Et cette technique vaut tout autant pour les hommes que pour les machines. Notez également que vos capacités vous offre la possibilité de régénérer la vie de Rebecca. En mauvaise posture, il suffira d'un simple pression du bouton X pour la remettre d'aplomb. Cet aspect présenté dans ce paragraphe est sans doute le mieux pensé et le plus utilisé en cours de partie. Et pour cause, des nouveaux alliés vous serviront toujours pour vous aider à avancer dans la partie.

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Galerie d'images

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Conclusion

MindjackMindJack est un titre honnête sur lequel les amateurs de shoot prendront plaisir à se défouler. Cependant, on pourra rapidement reprocher au titre un gameplay beaucoup trop redondant,. Enchaîner les arènes du début à la fin du jeu, avec des ennemis toujours identiques, impose naturellement une certaine lassitude. Pourtant, le studio de développement aura voulu se distinguer des autres jeux du genre, en incorporant le système du contrôle des esprits. Mais cette possibilité, trop mal exploitée, devient rapidement facultative en cours de partie. L'intérêt de son efficacité n'ayant fait ses preuves à aucun moment, les joueurs ne manqueront pas de l'ignorer, préférant aller droit au but. Mention spéciale cependant à la prise de contrôle des ennemis, devenus en quelques secondes des alliés.

Mindjack donc est à réserver pour les amateurs de jeux de shoot n'ayant pas peur du manque de crédibilité de certaines situations. Le titre parvient tout de même à séduire le joueur qui n'en attendra pas le jeu de l'année. Un peu frustrant mais l'action est belle et bien au rendez-vous.



+ Les plus
  • De l'action et du shoot pour les grands amateurs
  • La possession des ennemis
  • Doublages anglais
- Les moins
  • De bonnes idées pas assez exploitées
  • Un gameplay très, voire trop, redondant

Notes

  • Graphisme On s'attendait à mieux pour un titre Xbox 360, surtout dans l'animation des personnages. Le titre ne brille pas par sa diversité visuelle, vos ennemis seront sensiblement les mêmes quelle que soit la zone traversées. Des ralentissements sont notables quand les ennemis affichés à l'écran sont trop nombreux.
    6/10
  • Bande son On salue la bonne idée des développeurs d'avoir laissé les doublages en anglais (avec les sous-titres en français). La version complète française aurait pu porter préjudice au héros principal qui ne brille pas par son charisme.
    7/10
  • Jouabilité Le titre se révèle assez simple à prendre en main, même si on aimerait en début de partie quelques piqûres de rappel concernant la prise de possession des corps des personnes présentes. Et on aurait également apprécié que cette technique se révèle un peu convaincante. Car finalement, l'originalité qui fait le titre sera de moins en moins sollicitée par le joueur.
    5/10
  • Durée de vie Comptez une petite dizaine d'heures pour terminer le jeu. L'aventure solo n'offrant pas de raison d'y revenir, vous pourrez investir un mode multijoueurs limité.
    5/10
  • Scénario Un homme part en chasse tout seul pour lutter contre une organisation qui a détourné un progrès de la science. C'est totalement américain comme situation et le jeu peine à nous emporter dans sa démarche.
    6/10
  • Note générale Mindjack amusera les joueurs qui raffolent des jeux de shoot à la troisième personne. Les développeurs ont eu beau nous proposer une alternative dans le gameplay, le contrôle des autres se révèle très mal retranscrit, à tel point qu'on ne saisit pas son utilité dans l'aventure. Ce qui fait l'originalité du jeu peine à convaincre et c'est bien dommage. Concernant le rythme et l'action en revanche, les amateurs seront servis, malgré la redondance.
    6/10
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