Test NBA Ballers Chosen One

Le par Jacques B.  |  0 commentaire(s)
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NBA Ballers : Chosen One n'est pas le jeu de basket de l'année. Son contenu est trop pauvre pour pouvoir espérer remporter le titre. Toutefois, un gameplay, une réalisation et un mode online de qualité peuvent le hisser vers le podium. Qu'en est-il réellement ?

Un maigre contenu

La première chose qui frappe dans le soft de Midway est son manque évident de contenu. En gros, NBA Ballers : Chosen One, c'est un mode Story, découpé en chapitres dans lequel il est obligatoire de se créer un personnage, un mode Practice très léger question durée de vie avec des matchs et des exercices et un mode en ligne qui accueille malheureusement uniquement deux adversaires.

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La déception passée, il convient alors d'analyser sérieusement le premier des trois, le seul capable de rehausser le niveau. Soulagement. La création de notre avatar est précise. Tout y est réglable : des cheveux aux oreilles en passant par la taille du sportif et sa musculature. Les critères physiques définis, il est ensuite important de lui allouer des points de compétence dans divers domaines. Il deviendra ainsi un spécialiste du trois points, un joueur agressif dans les dunks ou un athlète polyvalent.

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L'avatar créé, il convient de choisir un chapitre (lui même divisé en sous-chapitres). Trois sont déjà débloqués et trois autres sont inaccessibles. A la vue de l'ensemble, on devine la longueur du mode Story. La surprise est donc agréable. Cependant, une heure plus tard, après quelques parties, celle-ci se transforme en frustration. Alors que l'aventure s'avérait longue, elle se voit gâchée par un gameplay insatisfaisant.




Un gameplay peu précis

Voici le défaut principal de ce Chosen One : l'énervement qu'il procure au bout de quelques sous-chapitres réussis. On se retrouve face à l'impossibilité de gagner d'une manière stratégique. L'action devient si confuse que parfois la totalité du match se déroule sous le panier. Invraisemblable quand on aime ce sport et la complexité qui le caractérise.

Ce grave soucis de gameplay peut s'expliquer en premier lieu par une difficulté très mal dosée qui grimpe vite, trop vite. En à peine dix minutes, le niveau monte d'un cran. Ensuite, l'IA des adversaires est très variable. Parfois, l'adversaire se montre complètement stupide, incapable de réagir, parfois, il est un lion qui plonge sur le ballon à tout instant et atteint les 12 points (score qui fait gagner la manche) sans que l'on ait pu shooter ou dunker ne serait-ce qu'une seule fois.

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A côté de cela, l'aspect arcade de Chosen One joue clairement en sa défaveur. Alors qu'il aurait dû apporter une dose de fun supplémentaire, il remplit son rôle d'une façon inattendue. Il lasse le joueur jusqu'à l'épuisement. Comment se caractérise-t-il ? Par la présence de coups spéciaux qui sont exécutables en appuyant, pour la manette Xbox 360 (le jeu est aussi disponible sur PS3), sur la touche LB et X en même temps. S'enclenchent ainsi des actions virtuoses où notre avatar défit son adversaire. L'écran affiche les touches sur lesquelles il faut appuyer afin de réaliser le combo. Celui-ci exécuté, il faudra rapidement marquer afin de profiter du bonus accumulé. Un simple shoot peut en conséquence devenir un quatre points. Ce genre d'action peut faire toute la différence dans un match. Elle brise malheureusement l'essentiel du plaisir procuré par le soft. De plus, sa réalisation est souvent difficilement réalisable tant les touches s'affichent promptement à l'écran. Double frustration. A noter que ces actions peuvent aussi être utilisées pour la défense.

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Enfin, il est important de signaler la jauge de SUPER qui permet d'enclencher des techniques encore plus spectaculaires car représentées visuellement par des cinématiques (cf. l'image d'au dessus). Au début, la sauce prend et il est plaisant de regarder son joueur taquiner gentiment celui d'en face. Toutefois, on se rend vite compte que ces séquences sont répétitives et cassent une nouvelle fois le rythme et la stratégie qui devaient caractériser le match.




Une partie technique correcte

Face à ce constat d'échec, seule le partie purement technique, graphique et esthétique pouvait relever le niveau. Même si elle ne brille pas elle aussi par son excellence, elle permet au jeu de Midway de ne pas le faire tomber dans l'oubli.

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Les graphismes affichés sont assez beaux pour une console next gen. Les couleurs sont rayonnantes et les joueurs modélisés avec soin. Les décors, quant à eux, sont de la même teneur. Entre des terrains nocturnes, d'autres à influence asiatique et d'autres bardés d'effets bleutés, l'immersion est indéniable et est bien évidemment renforcée sur une télévision Haute Définition où la finesse de toutes les textures apparaît plus clairement.

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Les qualités sont donc là mais les défauts aussi. Le premier d'entre eux concerne les expressions faciales qui ne sont pas assez visibles. Le travail effectué à ce sujet n'a pas été optimisé. L'autre, bien plus problématique, est l'animation des joueurs, à savoir leurs déplacements sur le terrain. Il ne s'agit pas d'IA mais bien du réalisme de leurs mouvements, de leur crédibilité en tant que sportif. Le résultat est là : très négatif. L'exemple le plus frappant est celui de la course. Chaque basketteur se déplace sans aisance. Cela est de même pour les sauts qui paraissent lourds, loin d'être légers. Après quelques heures passées sur ce NBA Ballers : Chosen One, seuls les dunks paraissent satisfaisants et moins éloignés de la réalité.


Conclusion

NBA Ballers : Chosen One déçoit. Pire, il frustre car il n'est pas un mauvais jeu. Il souffre surtout d'un gameplay insuffisamment précis pour capter le joueur. Le devenir des matchs porte alors essentiellement sur la réalisation d'attaques spéciales. L'aspect tactique est laissé de côté. Dommage car le mode Story avait de quoi satisfaire. On se retrouve alors face à un soft au contenu maigre puisqu'il a très peu à proposer dans tous les domaines.

NBA Ballers Chosen One jaquette 360

NBA Ballers : Chosen One est disponible sur Xbox 360 à partir de 44, 90€ et sur PS3 à partir de 58, 64 €.


+ Les plus
  • Un ensemble correct
- Les moins
  • Gameplay peu précis
  • Difficulté mal dosée
  • Mode en ligne incomplet
  • Un contenu insuffisant

Notes

  • Graphisme Les sportifs sont plutôt bien modélisés et les terrains sont parfois parsemés de jolis effets avec des teintes colorées agréables à l'œil. Toutefois, le travail effectué sur l'animation est loin d'être satisfaisant et les cinématiques lors des coups spéciaux sont répétitives.
    5/10
  • Bande son Des musiques qui s'écoutent et qui remplissent leur rôle d'une manière correcte. Cependant, elles n'apportent pas grand chose au soft. Niveau bruitages, cela est du même calibre. La moyenne donc.
    5/10
  • Jouabilité Une jouabilité qui pose problème lors de nombreuses situations. Que cela soit les scènes où il convient d'appuyer sur les touches au bon moment pour déclencher des actions spéciales ou le simple fait de vouloir saisir la balle après un dunk de l'adversaire, l'ensemble manque de précision.
    4/10
  • Durée de vie Une difficulté très mal dosée. Le mode story, divisé en chapitres, devient vite difficile d'accès tant l'action est confuse sur le terrain et l'IA des adversaires variable. Le mode online, quant à lui, se joue uniquement en 1 vs 1. De plus, trouver une partie n'est pas forcément aisé.
    4/10
  • Note générale NBA Ballers : Chosen One est un titre à acheter d'occasion. Sa difficulté trop élevée, son gameplay peu précis et son mode multijoueur incomplet le rangent du côté des softs de basket décevants. Difficile de dire mieux quand le plaisir de jeu n'est davantage présent.
    4/10
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