Test Secret Files : Tunguska

Le par Franck P.  |  0 commentaire(s)
Article n° 281 - Test: Secret Files: Tunguska (120*120)

Sorti il y a quelques semaines, Secret Files Tunguska est un énième "point & click" vous menant sur les traces d'un projet scientifique mené dans la Russie profonde. Un scénario fouillé, des personnages nombreux et possédant des QI supérieurs aux flambys moyens qui hantent nos softs, une réalisation soignée : voilà quels étaient les supposés atouts de ce jeu. Nous nous sommes donc penchés sur le cas de Secret Files: Tunguska et vous en livrons nos impressions.

Trou paumé

Nous sommes en 1908 du coté de Tunguska. La taïga calme voit enfin le jour tomber et une nouvelle journée se terminer paisiblement. Une énorme explosion bouleverse tout à coup ce tableau si tranquille... Que vient-il de se produire '
Petit saut dans le temps et nous nous retrouvons de nos jours. Le décor est bien différent. Point de Kolkhoze ou de Place Rouge mais une petite bourgade que l'on nomme Berlin. C'est ici que démarre notre aventure. Je vous présente donc Nina Kalenkov, jeune plante d'une vingtaine d'années, fille de son père (oui il y en a) travaillant dans un musée local et dont la mère est décédée voici quelques années.


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 Salut moi c'est Nina. Ca c'est le bureau de mon père... enfin ce qu'il en reste

La malheureuse enfant, orpheline à 50%, découvre avec stupeur que le bureau de son tendre dadou s'est transformé en champ de bataille et que son papounet s'est volatilisé sans avoir laissé un mot. A-t-il suivi une belle pour arpenter le récif de corail des Seychelles ' Est-il parti acheter un paquet de clopes pour masquer une fugue ' Pire, a-t-il décidé d'aller voir le dernier concert de Kim Wild la jeune quinquagénaire teutonne' Sans faire preuve de beaucoup de subtilité, on se doute qu’aucune de ces raisons n'aurait pu le pousser à retourner son bureau comme c'est le cas. Alors qui ' Qui a bien pu faire cela ' Qui a bien pu enlever Vladimir, le pater de Nina ' Et bien sûr, est-il toujours en vie '

 

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 Mon papa travaille dans un musée peuplé d'étranges créatures

Ainsi démarre notre quête de vérité. La jeune Nina, que rien ne prédestinait à diligenter une enquête, se trouve bombardée "responsable de la survie de son géniteur". Mais la police me direz-vous ' Et bien, et sur ce point les programmeurs ont fait preuve d'un réalisme impressionnant, la police ne peut rien pour vous. Votre papa est majeur, vacciné et ne peut être considéré comme disparu avant au moins... une douzaine d'apéros. Bref, va falloir faire travailler vos méninges pour résoudre tous ces mystères. Puisque nous sommes sur les traces de Tunguska, il est logique que nos amis russes soient dans le coup à un niveau ou un autre. Mafieux et FSB sont donc au rendez vous de ce scénario relativement touffu et intéressant.




Alors Marcel, tu cliques ou tu pointes'

Nous prenons donc le contrôle de la jolie jeune fille, héroïne de Secret files: Tunguska. Comme à l'accoutumée, rien de bien sorcier ici. Souris à la main, différentes actions vous sont proposées. Vous pouvez arpenter un lieu, discuter avec d'autres personnages, observer des objets puis les ramasser, les combiner et évidemment les utiliser pour leur fonction première (ou pas). Franchement, tout ceci est archi connu et l'apparition de symboles sur les flancs de votre curseur vous permet de voir ce qu'il est possible de réaliser. On va donc y aller gaiement sans se prendre la tête sur des manipulations rocambolesques, cet adjectif pouvant éventuellement qualifier les actions à mener.

 

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 Mon journal intime est celui de toutes le filles comme moi.. .internées à Saint Anne!

Car si la jouabilité de ce soft est tout ce qu'il y a de plus évidente, la progression dans l'aventure requiert de votre part de l'attention, de la jugeote et de l'inventivité. Ceci est vrai pour l'utilisation des objets notamment. Il faut donc essayer d’employer ce que l'on a sous la main pour parvenir à résoudre les mille mystères de Secret Files: Tunguska. A titre d'exemple, si je vous dis téléphone, scotch, chat, pizza et sel, vous me répondrez " un livreur de pizza qui se déguise en chat pour livrer sa marchandise et faire payer une note salée au client après s'être fait offert un bon scotch douze ans d'âge'"... Pas tout à fait, mais vous brulez... Bon ok ok, vous n'êtes même pas à mille lieux de la solution. Bref, à vous de trouver à quoi pourraient vous servir tous ces objets pour faire parler un des amis de votre père. Pas impossible mais pas trop facile.

 

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 J'aime bien rencontrer de nouvelles têtes, ça me détend

Heureusement, les développeurs ont pris soin de nos petits yeux rougis à force de rester coller à notre écran. Comme nous vous le disions, si vous devez combiner des objets, il faut auparavant les trouver donc les voir. Et comme ils sont bien intégrés au décor, il n'est pas toujours facile de les dénicher. Les programmeurs ont donc décidé d’ajouter une sorte d'antisèche qui consiste à vous révéler toutes les choses à faire sur un écran donné. En fait, en cliquant sur le symbole concerné, vous voyez apparaitre des loupes aux endroits qui réclament votre attention, que ce soit pour observer, ramasser, discuter ou parce qu'un objet est utilisable. Si ce subterfuge pourrait faire croire qu’il s’agit de l'équivalent d'un cheat mode et que la difficulté s'en trouve altérée, il faut avouer qu'il n'en est rien. Simplement vous ne passez plus des heures à vous demander si vous avez tout bien vu. Ce sont les ophtalmos qui vont être contents.




Plaisir des yeux

Nos amis guérisseurs des yeux seront d'autant plus satisfaits que l'aspect graphique de ce titre est très réussi. On se ballade dans des décors tout ce qu'il y a de plus réalistes, les objets faisant partie de la quête sont, nous vous le disions, très bien intégrés aux différents décors et tout cela bouge (un peu) dans un ensemble parfaitement crédible. De plus, les être humains qui habitent les lieux sont assez bien modélisés même s'il ne s'agit pas là du meilleur point du jeu. Sous certains angle, il semble que notre héroïne ait subi des dizaines d'heures de cheval et qu'elle en descend à peine tellement elle a la démarche d'un cow boy en jean. Toutefois, ceci n'est pas visible tout le temps. Et puis on est la pour regarder les décors et trouver les objets, pas pour mater les fesses de Nina !

 

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 Comme tous les djeuns c'est le foutoir chez moi et j'ai un PC constamment sur MSN...

Par ailleurs, les décors qui jalonnent notre aventure sont relativement variés et possèdent une âme indéniable. Les objet, les textures ou les lumières confèrent à notre environnement ce petit plus qui fait que l'on voit notre nénette enquêtrice naviguer d'un endroit à l'autre très sobrement et sans mise en scène tape à l'œil. Les seules pointes de vitesse de notre carte graphique interviennent lors des cinématiques disséminées ici et là au cours de vos excursions inquisitrices. Lors de ces apartés vous sont révélés des détails d'évènements qui ont évidement une importance pour la suite des opérations. Sans déployer des trésors de ressource, la "charte graphique" de notre jeu est conservée et celle-ci passe parfaitement dans le paysage.


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 Pour me marrer, j'aime bien regarder les gens chez eux ou aux petits coins....

Vraiment, coté graphismes, il n'y a que très peu de choses qui semblent inférieurs à la notation "très bien". Si les mouvements des différents protagonistes sont assez bien retranscrits, il faut bien avouer que leurs émotions sont une fois de plus escamotées. Comme d'hab, et même si un semblant de mieux par rapport à d'autres titres est perceptible, c'est loin d'être convaincant. Il est toujours aussi désolant de voir nos avatars s'épancher sur la mort de leurs parents ou du chien écrasé par un 38 tonnes alors qu'il sortait juste de chez le véto et que cela nous avait couté la bagatelle de 70 euros, en adoptant l'attitude de Buster Keaton. Buster qui ' Nan pas qui… K-E-A-T-O-N ! Pour les plus jeunes, il s'agissait d'un pote à Charlot qui pouvait masquer complètement ses expressions, quelles que soient les émotions qu'il faisait passer. Bref, sur ce point, il y a encore du boulot.




Galerie d'images

 

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 .../...



Tuçapourça '

Il y a peu de choses que l'on peut réellement reprocher à Deep Silver et Fusionsphere Systems. Dans l'ensemble, ils se sont fendus d'un joli soft, intéressant, complexe et qui devrait faire le bonheur de ses acheteurs avec en sus un nombre d'heures de jeu conséquent. Tout est question de rapidité à trouver les énigmes les plus tordues. En fait, plus on est tordu du cortex et plus on a de chance de trouver la solution (pas tout le temps mais quand même...). Comme le chante la québécoise titanicquesque et assourdissante, quand "les derniers sont les premiers" il n'est pas sûr que les mieux câblés d'entre vous soient ceux qui s'en tirent le plus facilement.

 

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 Alors on fait chauffer les loupes et on met nos cerveaux en commun... et ça devrait le faire!

Secret Files: Tunguska est ainsi un des tous meilleurs soft de son genre. Lorsque l'on voit le nombre de releases type "point &click" des derniers mois, cela situe un peu mieux la bête et sa réussite. Ne boudez donc pas votre plaisir, sortez les bonnets, enfilez les gants, faites péter les doudounes et en route pour l'accueillante Sibérie. Les mystères de tunguska sont devant vous et il vaudrait mieux que la vodka ne coule pas à flots si vous envisagez de terminer ce jeu. Tant pis pour la picole, on se contentera de deux ou trois samovar et d'un bortsch pour mouiller le tout !



+ Les plus
  • Présentation générale très soignée
  • Système anti sèche très agréable.
  • Enigmes nombreuses, variées et réalisables
- Les moins
  • Des dialogues parfois longuets
  • Quelques lenteurs dans l?histoire

Notes

  • Graphisme Colorés et variés, les graphismes des différents lieux que vous traversez sont particulièrement réussis. En plus, le soft ne parait pas nécessiter de ressources démesurées pour le faire tourner très convenablement. Nous n'avons pas constaté non plus de bug durant les multiples heures de jeu (et de prise de tête) passées sur ce soft. Seul petit bémol concernant les faciès trop laconiques des différents protagonistes.
    8/10
  • Bande son La bande son, si elle n'est pas le point central de ce jeu, est tout à fait convaincante. Les bruitages des environnements sont bien présents et collent le plus souvent à la réalité des lieux. Quant aux voix des acteurs, elles sont pour une fois bien calibrées. Accents ou hauteur de voix, tout contribue à nous immerger dans cette aventure.
    7/10
  • Jouabilité Impec'. Rien à redire sur la jouabilité. Les énigmes sont suffisamment complexes pour ne pas en venir à bout en un clin d'?il mais pas trop non plus pour ne pas abandonner sur une bêtise oubliée. A ce titre, l'ajout de ce mode "fouille" qui montre les différents centres d'intérêt d'un plan donné, est un vrai plus. Si tant est que votre souris dispose de deux boutons et se déplace correctement sur votre écran, rien ne devrait vous perturber dans ce jeu.
    9/10
  • Durée de vie Evidemment, ici plus qu'ailleurs, l'élément central de la durée de vie est le joueur lui même ainsi que sa propension à résoudre les puzzles intellectuels contenus dans Secret Files: Tunguska. Mais pour chiffrer, on peut affirmer qu'il faut 15 à 20 heures de pressage de méninges pour en voir le bout. C'est donc très correct.
    8/10
  • Scénario Sans relever du pur génie et vous balader de bout en bout, le scénario de Secret Files: Tunguska vous entraine volontiers où il le souhaite. On donne donc la main et on se laisse tirer le bras sans sourciller. En plus, on nous en rajoute une petite couche avec nos amis des services secrets russes, ce qui donne un petit piquant toujours présent lorsque l'on parle de ce monde parallèle, du KGB et de l'ex-Europe de l'est. On peut juste regretter que le scénario ne soit pas plus pêchu mais rien de bien grave.
    7/10
  • Note générale Secret Files: Tunguska est une valeur sûre du "point & click". Aussi agréable à jouer qu'à regarder, il devrait vous amener à passer de longues heures devant votre écran, sans vous tuer les yeux. Un jeu qui ne se joue pas à la première personne et qui est aussi immersif ne se trouve pas tous les jours et il faut savoir en profiter quand il se présente. Pour finir sur une note légère, on remarquera que le personnage central est une fille, mignonne, cultivée et intelligente...et cela non plus ne se trouve pas tous les jours...
    7/10
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