Test SimCity Societes

Le par Alain L.  |  0 commentaire(s)
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Créée en 1989 par l‘illustre Will Wright, la série SimCity s’est rapidement démarquée de ses concurrents au travers d’un gameplay extrêmement ouvert et complexe à la fois. Au fil des années, le jeu s’est progressivement transformé en une simulation de jeu nous permettant de gérer une ville sous presque toutes ses coutures.

Un changement de cap

La plupart des opus n’ont à vrai dire pas déçu les fans de la grande heure à l’exception du récent SimCity DS (consultez notre test) dont la réalisation générale laisse grandement à désirer. Annoncé depuis juin 2007, ce septième opus s’annonçait aux premiers abords intéressant de par sa construction conceptuelle et son tout nouveau moteur graphique.

L’absence de Maxis, développeur originel du jeu, avait de quoi inquiéter les plus grands fans qui devaient tout naturellement se contenter de patienter et surtout de faire confiance au développeur Tilted Mill qui a hérité d’un lourd patrimoine, trop lourd selon certains. Peu expérimenté en la matière malgré un Caesar IV pas foncièrement mauvais, le studio américain s’est contenté de maintenir un cap vidéoludique ultra-simpliste.

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L’essentiel du jeu est effectivement présent puisque SimCity : Societés nous permettra encore et toujours de gérer une ville sous bon nombre d’aspect. Mais contrairement à ses prédécesseurs, le jeu a changé d’orientation et se concentre davantage sur la gestion de notre civilisation ainsi que ses mœurs.

L’urbanisation et la gestion économique ont été définitivement bannies du jeu ce qui ne plaira pas aux fans du premier opus. En effet, l’implantation des systèmes de distribution comme l’eau, ou encore l’électricité sont bel et bien absents et il s’agit là d’une des plus importantes erreurs commise par le développeur.



Réalisme en chute libre

Non content de se mettre à dos une bonne partie des joueurs, le jeu perd aussi en réalisme puisqu’il suffit désormais d’installer où on le désire un centre de traitement de l’eau pour que la ville soit correctement alimentée. L’exemple le plus criant concerne sans aucun doute les centrales électriques qui ne nécessitent  pas elles non plus d’être reliée à l’ensemble des habitations.

Tous les bâtiments bénéficient apparemment d’une distribution sans fil de l’électricité, un vrai sacrilège pour le joueur attentionné et une farce pour le physicien amateur. Le concept se focalise désormais sur les individus et eux seuls.  En tant que maire, nous devrons rendre heureux nos Sims et les préserver de la précarité.

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Le bonheur de nos Sims ne provient pas uniquement de son cadre professionnel puisqu’il faudra aussi veiller à lui proposer des loisirs décents, une sécurité minimale ainsi que des conditions atmosphériques acceptables.

Pour cela, nous aurons à notre disposition une vaste et grande sélection de bâtiments à valeur ajoutée comme les bibliothèques, les parcs naturels ou encore les églises. Chacun de ces édifices confèrent des bonus ou des malus aux populations à proximité. Tandis qu’une école aura pour effet de canaliser la délinquance et d’augmenter le niveau de vie du quartier, des taudis pourront eux faire croître le taux de délinquance local.



Un intéressant mélange

Notre rôle sera d’équilibrer tout cet ensemble et harmoniser les humeurs au travers de bâtiments toujours plus productifs et influents que nous débloqueront au fur et à mesure que l’on progresse. Ces derniers peuvent subir des ajustements logistiques et matériels en fonction de nos objectifs et de notre volonté propre.

La grande nouveauté de SimCity : Societés provient de la diversité sociale et culturelle de nos Sims, en fonction de nos désirs il nous sera possible d’influer sur une ville entière en privilégiant généralement une certaine gestion urbaine. Promouvoir de nombreux centres économiques nous mènera à une société ou un quartier capitaliste tandis que la présence appuyée de bâtiments écologiques rendra la population proche plus sensible sur la question de l’environnement.

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Toutes sociétés et bâtiments sont par ailleurs régis selon six critères différents que sont la productivité, la prospérité, la créativité, la spiritualité, l’autorité et pour finir le savoir. Ces critères varient tout naturellement selon le type de bâtiment et l’orientation urbaine de notre ville.

Ces influences, nous pouvons aussi bien les localiser que les répandre afin de donner naissance à une société pluri-culturelle ou au contraire mono-culturelle. La diversité architecturale est entièrement contrôlée par le joueur qui aura le libre arbitre de choisir tel ou tel type de bâtiments, et ces ensembles auront en définitive une influence sur l’évolution de la ville d’un terme économique mais aussi visuel.



Un bon jeu, mauvais SimCity

Le jeu est doté de trois grands modes de jeu permettant de gérer une ville avec ou sans absence de limites financières ainsi qu’un mode totalement libre qui comme son nom l’indique fait abstraction de toutes les contraintes et rend aussi possible la création de viles hétéroclites. On notera la disparition des fameux scénarios de jeu qui avaient le bon goût de nous proposer de véritables défis économiques, écologiques ou encore urbains.

Les transports aériens et ferroviaires sont eux aussi absents, néanmoins les routes gagnent en réalisme visuel puisque nous serons à même d’observer la circulation des passants et des véhicules routiers. En parlant du moteur graphique, sachez que le jeu n’est foncièrement pas mauvais, loin de là et nous propose un contenu de qualité.

Cependant cette qualité à un prix technologique pour le moins élevé dès lors que les options visuelles sont toutes activées ou encore que notre ville prend de l’importance. Par contre d’un terme acoustique, Tilted Mill a assuré le strict minimum en nous gratifiant de thèmes sonores sans saveur et de bruitages répétitifs.

SimCity : Societés s’apparente ni plus ni moins à un mélange entre SimCity et Les Sims, un mélange qui prend forme et se montre étonnement efficace d’un point de vue strictement fonctionnel. Mais en tant que suite de l’illustre Sim City 4, le jeu ne se montre aucunement à la hauteur et peine véritablement.

Son douteux et hâtif revirement conceptuel est bien entendu responsable de cela et on espère que cette grande déception sera rattrapée très prochainement au travers d’un opus enfin digne des Sim City. Les fans de gestion sociale pourront acheter le jeu les yeux fermés tant il se montre intéressant et riche en opportunités. Les fans de Sim City et plus généralement de city-builders devront quant à eux passer leur chemin du fait de ces nombreux changements conceptuels.

SimCity : Societés
est disponible à partir de 29,99 €.



+ Les plus
  • Puissant moteur graphique
  • Banque architecturale très complète
  • Simple d'accès
- Les moins
  • Indigne d'un SimCity
  • Peu réaliste par moment
  • Grosse config nécessaire

Notes

  • Graphisme Le passage de la 3D isométrique à la 3D temps réel s’est effectué dans de bonnes conditions, le jeu bénéficie d’un aspect artistique recherché et est doté de nombreux détails, mais tout cela à un coût relativement élevé par rapport à ses concurrents comme City Life qui sont bien plus optimisés. En contrepartie, le joueur a à sa disposition un niveau de zoom pour le moins impressionnant et sera accompagné de nombreux effets météorologiques.
    7/10
  • Bande son Bruitages médiocres et répétitifs ainsi que bande sonore aliénante sont les composantes acoustiques d’un jeu qui se veut accessible et profond. Une déception tout simplement…
    4/10
  • Jouabilité SimCity : Sociétés se montre relativement simple et prône une explicite ouverture. Les tutoriaux présents sont efficaces et permettent à n’importe quel joueur d’entrer facilement dans cet univers, mais cette accessibilité n’est certainement pas digne d’un Sim City, en ce sens le jeu ne mérite véritablement pas son nom.
    5/10
  • Durée de vie La durée de vie du jeu est théoriquement infinie et dépend du joueur seul. On pourra néanmoins critiquer la grande linéarité du jeu qui s'installe dès lors qu’on a pu atteindre un régime de croisière. La diversité des univers culturels et la présence de nombreux bâtiments sont fort heureusement là pour sauver les meubles.
    6/10
  • Note générale SimCity : Sociétés reste un jeu très accessible et sympathique dans le fond et il ne faut surtout pas le nier, car les développeurs ont su s’investir et donner naissance à un univers à part. Cependant le jeu porte un lourd héritage qu’il n’a su assumer ni même en tirer partie. Ainsi, il n’est certainement pas digne de porter le nom des Sim City tant il se montre simpliste et fait abstraction de nombreux détails.
    6/10
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