Test Sin and Punishment 2

Le par Gael B.  |  0 commentaire(s)
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Le voilà enfin en Europe, ce Sin and Punishment : Successor of the Skies, tellement attendu par toute une communauté de joueurs faisant confiance les yeux fermés au savoir faire inimitable de Treasure. Mais qu'ils pensent quand même à les ouvrir, car ce second volet en met plein les mirettes, et oui, nous nous trouvons pourtant sur Wii.

Quel est le Crime (Sin) ?

L'Espace Intérieur et l'Espace Extérieur. Des empires incapables de vivre en harmonie, du moins chacun de leur côté. Mais les attaques se font plus appuyées du côté Extérieur, et pour se défendre efficacement, l'Espace Intérieur a choisi de créer des Terres (car dans Sin and Punishment 2, créer des Terres est aussi facile que de perdre son travail en France). On donne naissance sur ces planètes à plusieurs humanités, qui constituent ainsi une arme puissante contre les assauts de l'Espace Extérieur. Seulement, l'Espace Intérieur craint pour ses pousses, qu'il estime instables. Quand d'ailleurs, un élément indésirable est détecté (par un contact amical tissé avec l'Espace Extérieur par exemple), on extermine toute forme de vie présente sur la Terre sur laquelle est né le "traître", pour en faire jaillir de nouvelles, et ainsi de suite.

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Quand Kachi est envoyée (par l'Espace Extérieur) en reconnaissance sur la quatrième Terre alors vide de toute vie humaine, il se produit un phénomène qui lui fait prendre l'apparence d'une jeune femme ayant vécue sur cette planète. Mais tel un certain Songoku, elle oublie le but de sa mission et commence même à faire preuve d'empathie pour le genre humain. C'est alors qu'elle fait la connaissance d'Isa. Pas uniquement constitué de chair et de sang, ce garçon a lui été dépêché sur la quatrième Terre afin de prévenir une éventuelle agression de l'Espace Extérieur. Ces deux jeunes gens sympathisent, ce qui n'est guère du goût de l'Espace Intérieur, qui décide de faire appel aux Nebulox de la cinquième Terre pour récupérer Kachi et convaincre, par la force s'il le faut, Isa de l'erreur qu'il commet de s'allier à l'ennemi.

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Voilà le joli prologue de Sin and Punishment : Successor of the Skies, qui n'est cependant narré que dans la notice du jeu. Lequel démarre directement par l'écran-titre, superbement illustré par une musique aux accents célesto-guerriers. Vous serez je pense soulagés d'apprendre que le titre de Treasure a été localisé pour l'Europe, et propose notamment des sous-titres en français, contrairement à la version VC de Sin and Punishment qui avait tout simplement été bâclée pour l'Occident. Là aussi, contrairement à l'épisode précédent, il vous sera possible de sauvegarder jusqu'à quatre parties (contre une). Arrive ensuite le choix du personnage, qui a son importance. En choisissant Isa, votre tir chargé se débarrassera d'une zone d'ennemis donnée, et le lock de ces derniers restera manuel. Kachi vous délestera de cette peine en automatisant le ciblage. Pendant la charge de son tir, vous pourrez sélectionner jusqu'à huit ennemis différents. A vous de voir avec qui vous vous sentirez des atomes crochus, tout en sachant que vous aurez le droit de changer de personnage en cours de partie ("sous certaines conditions", nous dit-on).



Pourquoi la Punition (Punishment) ?

Pour que chacun trouve son confort, quatre manières de jouer vous sont proposées : l'efficace duo Wiimote/Nunchuk, la manette classique, le contrôleur Gamecube, et le Wii Zapper si vous en avez un. A la différence de Sin and Punishment sorti sur Nintendo 64 qui était réalisé en 3D mais qui se jouait comme un jeu 2D, sa suite inclut la profondeur dans sa jouabilité. De plus, on ne se limite désormais plus à esquiver à gauche et à droite, mais également en haut et en bas ainsi que dans les diagonales, car nos amis peuvent voler. La touche C réservée au saut ne trouvera ainsi quasiment jamais son utilité. Après quelques instants passés à se familiariser avec la maniabilité lors du premier stage, on s'y fait progressivement pour ensuite apprécier la précision de la Wiimote pour viser les ennemis. Ces derniers tiendront évidemment à vous faire constamment cadeau de leurs tirs, que vous pourrez esquiver grâce au très utile bouton Z voire contrer et renvoyer (quand l'occasion vous en est donnée) en appuyant sur B. Cette touche sert également en combat rapproché à frapper avec son épée, pour un maximum de trois coups par enchaînement.

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Et c'est parti pour sept niveaux qui se paient le luxe très appréciable d'être carrément bien plus longs que ceux du premier volet. Même si deux jours pourront suffire pour écouter la superbe chanson de clôture du jeu, il faut reconnaître que la quasi-totalité de Sin & Punishment 2 n'est presque composée que de phases de gameplay, entrecoupées par des cinématiques qui ne laissent pourtant que peu de temps pour respirer. On serait pourtant en droit de demander du répit après avoir zigzagué entre des boulettes par centaines à la sueur de notre front et occis d'innombrables ennemis. Nous n'aurions également pas dit non à des niveaux moins fatigants par moments, des séances moins fournies en action frénétique qui nous auraient permis de reprendre notre souffle. Heureusement, les check-points sont réguliers et n'offriront ainsi pas de place pour s'installer à la frustration en cas d'échec.

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D'autant plus que pour accentuer davantage cette accessibilité naissante, les continues infinis ont été intégrés. Pour rappel, ce qui faisait en partie le charme du premier Sin & Punishment était que tous les cent ennemis abattus, on recevait un crédit supplémentaire, ce qui nous poussait à nettoyer du mieux possible chaque tableau pour s'assurer un joli matelas de continues devant un passage difficile. Cet élément disparaît donc, à notre grand regret, mais la chasse au plus haut score reste présente, et sera renforcée dans cet opus, non seulement par la présence du Multiplicateur (augmentant quand vous détruisez des ennemis à la chaîne et diminuant lorsque vous êtes touché), mais également par la possibilité de confronter nos performances à celles d'autres joueurs, qu'ils viennent de France, d'Europe ou des Etats-Unis, et ce à l'aide d'un tableau rassemblant les meilleurs résultats.



De dignes Successeurs

Le plus grand pouvoir de Sin and Punishment 2 est sans aucun doute celui de proposer une action quasi-incessante et sans ralentissements (nous avons droit à du 60 images par seconde mes amis), ou en tout cas ils ont disparu de ma mémoire. On tape dans le haut du panier au niveau de la réalisation du jeu, malgré quelques faiblesses si on le compare à d'autres productions Wii comme Super Mario Galaxy 2. Si Isa et Kachi n'impressionnent pas, surtout pendant les cut-scenes et même en jouissant d'un agréable design, c'est surtout les environnements et les boss qui ont bénéficié d'un travail notable et respectable. Ca explose de partout, Treasure n'a pas lésiné sur les effets graphiques et même l'aliasing ne parvient pas à gâcher la fête.

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Même en ce qui concerne le plan sonore, il n'y a pas à se plaindre. Toshiya Tamanaka (compositeur des musiques du premier volet) a cédé sa place à Norio Hanzawa, qui s'est plutôt bien débrouillé pour parvenir à reprendre le flambeau avec brio. L'ambiance est très bonne, et certains morceaux ont de quoi devenir cultes (celui de l'ultime bataille par exemple est assez sublime). On nous donne également le choix de laisser les voix américaines ou bien de sélectionner le doublage japonais. Merci bien.

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Un petit reproche si vous me le permettez, concernant le mode deux joueurs du titre. Dans Sin and Punishment 2, le premier contrôle uniquement les mouvements de son personnage, tandis que le second ne s'occupe que du viseur, en tirant sur tous les ennemis voulant du mal à son compagnon (soit un total de 100%). On aurait évidemment et logiquement accueilli avec joie un mode coopération plus généreux et nous offrant la possibilité (légitime) que chacun puisse manier un personnage avec la totalité de ses moyens. Mais ce que nous avons ici demeure satisfaisant, puisque la particularité de ce mode, pas tellement fréquente dans la plupart des jeux, nous fera aborder l'aventure sous un autre jour.



Un pardon bien inutile

Sin and Punishment Succesor of the Skies test - JaquetteSin and Punishment : Successor of the Skies, c'est le jeu vidéo dans sa subtile substance, qui ne va pas puiser son évolution dans des domaines autres que celui du jeu vidéo. Bien sûr, on pourra reprocher à son histoire de rester basique (sans que nous nous permettions cependant de la qualifier d'inintéressante), mais elle est un support efficace pour laisser exprimer tout ce que Treasure sait faire en matière de shoot. Peut-être qu'avec une intrigue un peu plus dramatique et fournie en rebondissements, Sin and Punishment 2 aurait séduit encore plus fortement. Mais c'est une partie de son identité qu'il aurait peut-être perdue dans ce cas. Le plaisir que l'on ressent en y jouant nous ramène des années en arrière, à un temps où l'on ne se posait pas des centaines de questions devant un jeu et où la valeur de ce dernier se mesurait à l'importance donnée aux talents du joueur. Sur ce point, Sin and Punishment : Successor of the Skies remplit son contrat, avec mention.



+ Les plus
  • Superbement varié et au gameplay ciselé
  • Des graphismes qui tiennent la dragée haute aux autres productions Wii
  • Bande-son de qualité
  • Packaging soigné
  • Encore plus long que son prédécesseur...
- Les moins
  • ... mais ça reste court en même temps
  • Un rythme qui aurait eu besoin de s'alléger par moments
  • Des regrets pour le mode deux joueurs

Notes

  • Graphisme Depuis le premier Sin and Punishment, la direction artistique est restée la même, et ça se ressent fortement tant les nombreux niveaux que propose le jeu versent dans le visuel très inspiré SF. La Wii est impeccablement tirée vers le haut grâce à une maîtrise certaine du hardware de la part du studio de Treasure.
    8/10
  • Bande son La bande originale du premier opus était culte, celle-ci le sera toutefois un peu moins, malgré des morceaux qui ne manquent dans l'ensemble pas de personnalité, de rythmes et ambiances entrainants. Les compositions de Norio Hanzawa, et on ne pourra pas leur enlever cela, soulignent globalement très bien l'action.
    7/10
  • Jouabilité Faites votre choix : combo Wiimote/Nunchuk (redoutable précision de la télécommande), Wii Zapper, manette classique, pad GameCube, les développeurs affirment même que selon la configuration choisie, certains passages seront moins ardus à traverser que d'autres. La maniabilité de cet épisode Wii est en tout cas plus souple que celle du Sin and Punishment original sorti sur Virtual Console.
    8/10
  • Durée de vie Pour terminer Sin and Punishment premier du nom dans le mode de difficulté de base, il fallait compter environ trois quarts d'heure. Dans Successor of the Skies, pas loin de cent vingt minutes sont nécessaires pour boucler les trois premiers niveaux. Des tableaux plus longs, une replay value certaine, la possibilité de mettre en ligne ses scores, le fan de shoot ne pourra qu'être heureux.
    7/10
  • Scénario Le scénario en lui-même n'a rien de vraiment inoubliable, mais c'est plutôt la relation entre Isa et Kachi qui se révèle intéressante. Dommage que la fin ne s'attarde pas sur le devenir de nos deux jeunes héros.
    6/10
  • Note générale C'est un quasi sans-faute que Sin and Punishment 2 a failli accomplir, mais on se souviendra surtout avoir tenu là un excellent cocktail de sensations trop souvent oubliées. Presque indispensable pour tous les joueurs qui ont encore cette envie de tester leurs réflexes et qui auront gardé des souvenirs émus de l'époque 16 bits. Cet épisode ne fait pas oublier le précédent, mais il offre à la Wii un titre au challenge indéniable. La question qui se pose maintenant est la suivante : le public concerné existe-t-il en nombre sur cette console ? Il est désormais temps qu'il se fasse entendre.
    8/10
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