Test Supreme Commander 2

Le par Alain L.  |  0 commentaire(s)
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Deux années se sont écoulées depuis la sortie du dernier opus, deux années qui n’auront malheureusement pas souri à Gas Powered Games. Durant ce délai, le studio américain aura mis sur pied deux différents jeux dont le succès aura été pour le moins contenu. Fort de ces mauvaises expériences, les responsables sont retournés à leurs occupations originelles, la création de jeux de stratégie.

Grands changements, grands effets

Supreme Commander 2 est né de ce malheureux concours de circonstance. Mais rassurez-vous, le titre ne joue en aucun cas le rôle de bouche-trou et possède toutes les qualités requises pour prétendre au titre de meilleur jeu de stratégie. Ce second épisode fait directement suite à son prédécesseur, il sera donc équipé d’une mécanique de jeu relativement proche.  

Elle est proche mais aura tout de même subi de nombreux réglages destinés à augmenter le rythme de jeu et à rendre le tout plus accessible. Durant la campagne solo, nous serons à même d’incarner trois protagonistes se battant respectivement pour la FTU, les Cybrans et pour finir les Illuminés. Cependant, le scénario échappe cette fois aux préjugés et se montre un tantinet plus original.

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Un tantinet seulement, cela veut dire qu’il ne faudra pas s’attendre à des scripts excessivement bien écrits ni même à des surprises de taille. Chacune de ces trois campagnes est composée de six missions dont l’échelle de jeu augmente progressivement. Comme toujours, c’est au fur et à mesure que nous accomplissons des objectifs principaux et secondaires que cette échelle varie.

Les dix-huit missions font intervenir des cinématiques précalculées et quelques scènes in-game pas vraiment dignes des jeux next-gen. Ceci dit, le jeu brille surtout pour ses possibilités stratégiques et c’est l’essentiel à vrai dire. Ces tâches nous permettent d’acquérir les premiers réflexes et les bases du jeu, une phase d’apprentissage désormais plus courte.

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Tout d’abord, l’interface a fait l’objet d’une épuration ne gardant à l’écran que les informations essentielles. Ces données sont plus simples à gérer, à commencer par la collecte de ressources. Désormais, collecter masse et énergie est un jeu d’enfant. Pour la masse, il suffit de placer des extracteurs à des points précis de la carte.

Les générateurs d’énergie peuvent eux être placés n’importe où sur la carte. A partir de là, le joueur n’a plus grand-chose à faire ni même à gérer. Il doit juste protéger ces importants sites économiques qui supporteront notre effort de guerre. Cette simplification nous interdit néanmoins l’achat d’unités par « crédit ». Si nous n’avons pas les ressources nécessaires, il nous est impossible d’acheter la moindre unité. Un modèle de gestion similaire à Command & Conquer ou encore Starcraft.

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Plus intense, plus accessible

Les points de recherche sont une nouvelle donnée à prendre en compte, une donnée capitale. Leur nombre augmente via la destruction d’ennemis mais aussi via la construction de centres de recherche. Grâce à ces bâtiments, il n’est plus nécessaire de jongler entre les quatre niveaux technologiques. Fini le remplacement des unités et des bâtiments obsolètes.

Ces points en question nous permettent d’améliorer notre matériel, d’accéder à des bâtiments et des unités plus puissantes comme les fameuses unités expérimentales. Nous pouvons par exemple transformer un simple tank en une véritable machine à tuer en appliquant l’ensemble des améliorations qui lui sont dédiées. De cette façon, toutes les unités que nous avons produites en début de partie sont utiles jusqu’au la fin.

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Les améliorations concernent aussi l’Unité de Commandement Blindée, le joueur donc, ou encore les bâtiments. L’ensemble des camps possèdent généralement des unités au rôle similaire. Bien entendu, des différences se font sentir au niveau par exemple des technologies employées. Ainsi, les Illuminés ne possèdent aucune unité navale mais peuvent en contrepartie flotter au-dessus des mers.

Ces différences sont encore plus visibles sur les unîtes expérimentales. Chacune d’entre elles ont un fonctionnement unique et se veulent extrêmement utiles. Télétransporter instantanément des unités ou encore convertir des ennemis en sont des exemples.  Ces vastes unités de guerre ont été rendues plus accessibles avec Supreme Commander : Forged Alliance.

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Cette accessibilité a été augmentée dans ce second opus, il ne sera pas rare de voir débouler de telles unités après une bonne demi-heure de jeu. Heureusement, les développeurs ont maintenu un bon équilibre militaire, toutes les unités quelles qu’elles soient ont un point faible qu’il convient d’exploiter avec parcimonie.

La campagne solo devient intéressante à partir du dernier tiers. Mais les vétérans ne devront pas hésiter à jouer dans le niveau de difficulté le plus élevé car l’intelligence artificielle se montre basique et très prévisible. Le pathfinding montre lui aussi des faiblesses qu’il faudra malheureusement contrecarrer à coups de micro-gestion.

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Conclusion

Supreme Commander 2 - JaquetteC’est face à des joueurs humains que le titre prendra toute sa dimension et dévoilera une richesse stratégique sans précédent. La variété des unités et l’énorme flexibilité procurée par les points de recherche permettent aux joueurs de changer à la volée de stratégie et de la faire évoluer en fonction des événements.

Plus fournies et vivantes, les cartes de la campagne solo déçoivent quelque peu car trop scriptées. En revanche, les cartes du multi-joueurs ont été parfaitement construites de façon à créer de véritables points « chauds » et autoriser des plans de secours. Ces cartes peuvent se montrer énormes et accueillir jusqu’à huit joueurs. De quoi passer une bonne centaine d’heures à défier des gens du monde entier.

Le jeu original a longtemps été critiqué pour ses exigences calculatoire, des exigences qui font désormais partie du passé. Pour ce second opus, elles ont été drastiquement revues à la baisse. Cela implique néanmoins une perte des détails visuels concernant textures et éclairage. Mais l’ensemble reste plus que correct et se montre excessivement fluide, c’est l’essentiel. Inutile d’acheter un nouveau micro-ordinateur pour faire tourner correctement le titre.

Bruitages et bande sonore participent activement au succès du titre et se montrent réussis en tout point de vue. Ce n’est malheureusement pas le cas des doublages anglais qui manquent cruellement d’implication. Pourtant, les scripts ne sont pas si mauvais que cela. Le jeu n’a pas bénéficié de doublages français justes de traductions textuelles. Une absence pas franchement handicapante.

Malgré ces importants chamboulements, le titre reste très captivant et s’adresse aussi bien aux vétérans du genre qu’aux nouveaux venus. Il implique comme toujours l’établissement de gigantesques armées et de stratégies complexes. L’accent a été mis sur la stratégie et la bonne connaissance des différentes unités, en somme un jeu de stratégie comme on les aime.



+ Les plus
  • L'échelle de jeu
  • Économie simplifiée
  • Jeu optimisé et fluide
  • Stratégies nombreuses
  • Les unités expérimentales
- Les moins
  • IA prévisible
  • Scénario basique
  • Doublages mollassons
  • Campagne solo légère

Notes

  • Graphisme Les artistes ont du faire de nombreuses concessions afin de fluidifier l’ensemble. Malgré cette simplification, bon nombre d’unités ont fait l’objet d’un sympathique relooking et bénéficient de jolis détails visuels. Le tout se montre clairement plus fluide et vivant, de quoi soulager les fans.
    8/10
  • Bande son Les bruitages tout comme la bande sonore accompagnent parfaitement les affrontements en se montrant tantôt dynamiques tantôt calmes. On ne pourra pas en dire de même concernant les voix anglaises plus moyennes que jamais.
    8/10
  • Jouabilité Le titre a perdu de sa complexité économique et logistique au profit d’une complexité stratégique. Un choix qui ne fera pas forcement le bonheur de tous mais il conviendra à la plupart des joueurs confirmés ou non. Au moins, le joueur est jugé sur ses choix stratégiques et uniquement cela. Les schémas de jeu restent eux complets et autorisent la mise en place de plans relativement élaborés.
    9/10
  • Durée de vie Une bonne quinzaine d’heures sera nécessaire pour voir le bout de la campagne solo. Mais elle ne représente qu’une infime partie du concept. Grâce aux parties en ligne, la durée de vie du titre peut être facilement décuplée et atteindre de véritables sommets.
    9/10
  • Scénario Ne comptez pas sur la campagne solo pour vous tenir en haleine et vous faire frissonner. Elle se veut basique à souhait et ne vous inculquera que les bases du concept.
    5/10
  • Note générale Supreme Commander revient plus accessible que jamais. Mais cette simplification ne s’est pas faite au détriment des possibilités de jeu, bien au contraire. Les développeurs ont su maintenir l’identité du titre tout en le rendant plus abordable. Supreme Commander 2 est un étonnant mélange entre accessibilité et complexité, un mélange qui vaut largement le détour. Un titre à conseiller aux amateurs de stratégie.
    8/10
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