Test Viva Piñata Pocket Paradise

Le par Gael B.  |  0 commentaire(s)
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Malgré un concept assez original et un enrobage attrayant, Viva Piñata n'aura pas eu la reconnaissance méritée sur Xbox 360. Elever des piñatas n'est pourtant pas un exercice inintéressant, mais l'accueil sera peut-être tout autre cette fois-ci. Tout comme Blue Dragon, le titre de Rare s'offre un petit voyage sur la portable de Nintendo, histoire de conquérir un nouveau public, et de parvenir à convaincre un plus grand nombre de joueurs d'avoir la main verte.

Des piñatas dans la poche

A la base, Viva Piñata, c'est un principe intéressant. Placer le joueur dans la peau d'un jardinier doublé d'un entremetteur pour faire s'accoupler des animaux en papier mâché, dans le but final de faire de votre lopin de terre un paradis terrestre, voilà un assez bon résumé du titre de Rare. Alors certes, ce n'était sûrement pas le type de jeu qu'attendaient les fans de la première heure du développeur, mais contrairement à Grabbed by the Ghoulies, Viva Piñata laissait une impression de jeu bien fini, et disposant d'un intérêt certain. Malheureusement, le succès l'a fui, et malgré les bonnes critiques émises par les médias sur le jeu, les joueurs n'auront pas suivi, dans leur majorité.

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Les joueurs DS seront peut-être plus réceptifs, une grande partie d'entre eux étant d'âge à apprécier de contribuer au bonheur de ces gentilles bestioles.  Mais Viva Piñata : Pocket Paradise n'en est pas un titre facile pour autant.

Le jeu s'ouvre sur une cinématique tirée du dessin animé dont Viva Piñata a été l'objet d'une adaptation. On touche déjà là à l'un des points noirs du soft, car que ce soit dans cette intro ou lors des extraits qui parsèment le déroulement du titre, aucune localisation n'a été faite, que ce soit au niveau des dialogues parlés ou des sous-titres.  Les plus jeunes et les anglophobes seront donc pénalisés. Mais ce n'est qu'un petit reproche, et qui ne gâchera en rien l'expérience proposée par ce Viva Piñata DS.

De l'amour dans mon jardin

Le principe reste sensiblement le même que sur console de salon, en cela que l'objectif à atteindre sera de faire de votre jardin un emplacement où les piñatas (représentations d'animaux en papier mâché contenant des bonbons) pourront s'épanouir et se reproduire (ou l'inverse).

Les rudiments de base vous seront inculqués par des piñatas-clés, telles que Hudson Horstachio et Fergy Fudgehog (dérivées d'un cheval et d'un hérisson) au travers d'un court tutorial assez facile où vous prendrez vos premières marques. Ensuite, vous aurez le choix entre débuter l'entretien de votre jardin (qui ne ressemble à pas grand chose au tout début), ou bien vous entrainer sur un emplacement prévu à cet effet où tout sera gratuit. Ajoutez à cela des épisodes, qui rassembleront à des sortes de missions disponibles petit à petit. Inutile de perdre du temps, intéressons-nous au gros du sujet.

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Comme je l'ai précisé au cours d'une parenthèse, quand vous débarquez dans votre jardin pour la première fois, celui-ci a plutôt l'air d'un terrain vague qui ne demande qu'à être plus accueillant. Et pour ce faire, emparons-nous d'une pelle pour défricher tout ça. L'interface fonctionne avec un système d'icônes qui devient rapidement très instinctif. Il n'est ainsi pas bien difficile de trouver l'outil recherché, et de commencer à déblayer. Car même si la boue pourra vous enchanter, elle ne sera sans doute pas du goût de certaines piñatas, qui réclameront un peu de vert dans votre jardin pour y élire résidence.

Finalement, la première fera vite son apparition, j'ai nommé le Whirlm, et à ce moment-là, il faudra remplir les conditions requises pour le décider à habiter votre jardin (généralement une maison), et par la suite,  lui trouver un petit copain (ou copine).

 




Pour les enfants ? Pas nécessairement

Si au départ, les objectifs ne s'avèrent pas trop compliqués à atteindre, il faudra ensuite faire avec une sacré quantité de piñatas (plus de soixante au total), qui apparaitront au fur et à mesure, et qui présenteront chacune des critères bien spécifiques dont il sera nécessaire que vous vous souveniez si vous désirez les amener à vous. Et parfois, les choix seront... déchirants, comme celui où une piñata devra en engloutir une autre pour être heureuse et par la même occasion, marquer son territoire (et oui).

Quand ces cas de figure se présenteront, la musique changera et des petites barres de vie apparaitront à côté de chaque créature, et seul le plus fort s'en sortira. La piñata perdante laissera des bonbons, dont les effets diffèreront selon le type.  Les bonbons piquants seront ainsi à éviter, tandis que ceux d'amour vous éviteront tout le rituel pour lier des piñatas de la même espèce.

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Au fil du temps, des évènements surviendront, afin de pimenter l'aventure et d'éviter la monotonie. Vos piñatas pourront tomber malade, et il sera alors de bon ton de faire appel au docteur pour les remettre sur pied. Seulement voilà, je ne sais pas si c'est moi qui ai du mal, mais il n'est pas facile d'amasser de l'argent dans Pocket Paradise, et bien souvent, il m'est arrivé de devoir laisser mes piñatas souffrantes succomber. Autre action possible, on (le Piñata Central en fait) vous demandera par moments de "prêter" quelques unes de vos résidentes qui participeront aux fêtes pour lesquelles elles ont été conçues. Elles reviendront bien entendu, souvent avec une surprise.


Une sympathique arrivée

Les graphismes ont bien sûr pâti du changement de plate-forme, mais le résultat est très convainquant. L'écran du haut affiche les informations qui vous éviteront d'inutiles allées et venues dans des menus, tandis que celui du bas est réservé au jardin. L'ensemble est agréable à regarder, on pourra juste déplorer une caméra un peu trop proche de l'action, même si une vue aérienne est cependant disponible. Une croix en bas à droite de l'écran vous permettra, si vous pointez votre stylet dessus, de vous "balader" dans votre petit monde fait de verdure et de bonbons.  Quant à la bande-son, fidèle à la tradition de Rare de soigner le contenu musical de ses titres, elle fait montre de ses plus belles qualités surtout dans les menus, et certains morceaux sauront, à n'en pas douter, ravir vos sens auditifs par leur ton orchestral et léger prononcé.

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Les échanges seront également présents, et tireront parti de la connection Wi-Fi de la DS.  Ils auront lieu dans le bureau de poste, accessible quand vous aurez atteint un certain niveau d'expérience, et vous donneront le droit de partager graines, plantes et piñatas avec vos amis et meilleurs ennemis, si tant est que vous ayez une bonté exacerbée.


Conclusion

viva pinata ds jaquetteCe Viva Piñata spécialement pensé pour la DS ne déçoit pas au final, et son orientation plus "légère" que sur Xbox 360 lui confère une accessibilité bien plus évidente. Bien sûr, si la patience est un mot que vous considérez encore comme un néologisme, ce titre ne vous est pas destiné.
Pour les autres, ils tenteront de collectionner les piñatas des sept espèces différentes contenues dans la cartouche. Cette tâche ne sera certainement pas de tout repos, mais le challenge est au moins là. Il gomme en tout cas l'imperfection la plus notable des volets consoles de salon, qui était la lourde interface. Un soft de gestion destiné aux enfants dans la forme donc, mais qui ne libèrera son plein potentiel qu'à un public plus âgé.

Note : les captures de ce test présentent des textes en anglais, mais ceux-ci seront en français dans la version que vous trouverez en magasin.

Viva Piñata : Pocket Paradise
est disponible à partir de 31,99 €.


+ Les plus
  • Viva Piñata dans la poche !
  • Une ambiance apaisante
  • Meilleure maniabilité que sur Xbox 360
  • Un challenge au rendez-vous
- Les moins
  • Une caméra pas toujours au top
  • Des voix en anglais
  • Peut décourager

Notes

  • Graphisme Sans surprise, Viva Piñata perd de sa superbe en passant de la Xbox 360 à la DS, pour finalement se retrouver avec un ensemble assez seyant, et qui tourne bien. Petit bémol pour la vue caméra, pas toujours optimale.
    7/10
  • Bande son Une atmosphère sonore composée de chants d'oiseaux, des sons de la pluie, à laquelle viennent s'ajouter des musiques de qualité. Les cinématiques n'ont malheureusement pas eu droit à des sous-titres en français, il faudra donc faire avec les voix anglaises.
    7/10
  • Jouabilité Sur ce point, ce volet DS se révèle supérieur aux moutures précédentes sur Xbox 360, avec une ergonomie satisfaisante au stylet et des icônes qui permettent de ne pas se prendre la tête.
    7/10
  • Durée de vie Si on avance sans trop de mal les premières heures, les difficultés ne tardent pas à pointer le bout de leur nez, et il vous faudra gérer au mieux vos piñatas pour espérer vous en sortir. D'autant plus qu'avec plus de soixante bébêtes à récolter, il y aura de quoi faire.
    8/10
  • Note générale Le passage à la portable aux deux écrans de Nintendo n'aura pas retiré à Viva Piñata son fun. La réalisation impressionnante de la Xbox 360 laisse ici la place à une maniabilité superstar, qui rendra ce Pocket Paradise plus facile d'accès, et ce ne sera pas de trop pour attirer les joueurs qui n'étaient pas spécialement emballés par les épisodes précédents. Derrière un titre au manteau enfantin, se dissimule un jeu qui demandera bien des efforts pour être terminé. Pour les joueurs matures qui auront conservé une âme d'enfant, ou bien aux gamins enfermés dans un corps d'adulte.
    7/10
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