Un NAS idéal pour les débutants

Vous en avez assez des abonnements Cloud dont le prix augmente chaque année ? Le UGREEN NASync DH2300, affiché à moins de 210 € sur le site officiel ou sur Amazon, débarque pour briser les codes (actuellement en promotion à seulement 188,99 €). Avec ses fonctions smart de configuration et de classification, un fonctionnement silencieux et une interface pensée pour les débutants, ce petit boîtier à deux baies promet de sécuriser vos données sans vous ruiner. Mais derrière ce tarif très compétitif, peut-il vraiment rivaliser avec les ténors du secteur ?

Car c'est bien l'objectif de la marque UGREEN : s'inviter dans un maximum de foyers en proposant sa propre vision du NAS personnel qui se veut simple de prise en main, facile à intégrer autant dans un salon que dans une chambre ou un bureau, tout en proposant une grande capacité de stockage de jusqu'à 60 To et une bonne gestion des données sans oublier la lecture de contenus en 4K, en marge des applications connectées.

La stratégie du DH2300 est de proposer une alternative simple pour les utilisateurs qui souhaitent franchir le pas de l'acquisition d'un NAS, que cela soit par curiosité, nécessité, ou par volonté de s'éviter de dépendre des géants de la tech pour le stockage de leurs données sur des services Cloud dont les prix ont tendance à s'envoler ces dernières années.

UGREEN évoque ainsi un serveur domestique clé en main, capable de remplacer votre Google Drive ou iCloud en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Le NASync DH2300 se positionne comme le compagnon idéal de votre vie numérique à la maison. Loin des usines à gaz habituelles, ce modèle mise tout sur l'accessibilité et un rapport qualité-prix qui a de quoi faire trembler la concurrence.

Il va à l'essentiel, et c'est tout ce qu'on demande

Dès l'ouverture de la boîte, l'expérience se veut rassurante. Le conditionnement reste tout simple, une boîte en carton sans prétention qui contient le strict nécessaire pour démarrer. Pas besoin de visuels en couleur sur papier glacé, d'accessoires en pagaille, UGREEN va à l'essentiel et c'est justement ce que l'on attend de ce type de produit compte tenu de son positionnement.

On retrouve ainsi le boitier NAS en lui-même, accompagné de son bloc d'alimentation externe (d'une puissance de 50,4 watts), d'un câble réseau RJ45 indispensable, et de la visserie pour fixer vos unités de stockage. Petite attention sympathique, un tournevis est inclus. C'est peut-être un détail, mais cela évite de courir après sa boîte à outils.

On notera toutefois que, pour un appareil qui se veut "sans outil" comme le précise la marque, l'usage du tournevis reste requis pour fixer les disques sur les chariots et c'est bien normal...

Une fois sorti de son emballage, le charme opère : le  NASync DH2300 adopte un design vertical sympathique qui change des cubes noirs austères. Sa coque, entièrement en plastique de haute qualité, joue sur des tons de gris élégants avec une texture mate qui résiste bien aux traces de doigts, là encore on s'éloigne des plastiques brillants à l'aspect un peu cheap ou même des boitiers noirs trop "professionnels".

C'est propre, c'est net. Avec ses dimensions contenues (à peine 21 cm de haut pour 15 cm de long ) et son poids plume de 890 grammes à vide, il trouvera sa place n'importe où, que ce soit fièrement exposé sur un bureau ou discrètement rangé à côté de la box internet dans le salon.

Le design se veut moderne et épuré, avec simplement le nom de la marque sur la partie supérieure et un jeu de LED blanches à l'avant, il ne dénotera pas dans un salon sous, ou à côté d'un téléviseur. Son bouton frontal reste discret, qualité partagée par le port USB en façade, qui opte pour le format USB-C.



Dans l'ensemble, le DH2300 dégage un certain charme. Ce n'est certes pas sa fonction principale, car, loin d'un simple élément de décoration, c'est un véritable outil que nous propose UGREEN, et la fiche technique nous le confirme assez rapidement.

Une fiche technique solide malgré un prix compact

Ne vous fiez pas à son allure de jouet, ce petit boîtier cache une fiche technique qui a de quoi faire rougir certains concurrents vendus bien plus cher.

Pour animer la machine, le fabricant a fait un choix inhabituel mais malin : un processeur ARM Rockchip RK3576. Ce n'est pas un processeur au rabais, mais une puce gravée en 8 nm dotée de huit cœurs (quatre Cortex-A72 performants et quatre Cortex-A53 économes). Cette architecture hybride permet d'ajuster la puissance selon les besoins, garantissant une réactivité constante sans faire exploser la consommation.



Mais la vraie star ici, c'est le NPU (Neural Processing Unit) intégré. Cette unité dédiée à l'intelligence artificielle est capable de réaliser 6 trillions d'opérations par seconde. Concrètement ? Cela permet au NAS de trier vos milliers de photos, de reconnaître les visages ou d'identifier des objets localement, sans jamais envoyer vos données personnelles vers un serveur externe. C'est un argument de poids pour la confidentialité. Côté mémoire, on dispose de 4 Go de RAM. C'est confortable pour un usage familial, mais attention, cette mémoire est soudée et non évolutive. Il faudra faire avec, ce qui limite logiquement les ambitions de virtualisation lourde. C'est ici que l'on sentira réellement les limites de ce NAS : oubliez la virtualisation ou les environnements Docker complexes, c'est une station dédiée à un usage familial avant tout, pas une station de travail.

Le stockage du système d'exploitation est lui aussi bien pensé. L'OS ne s'installe pas sur vos disques durs, mais sur une mémoire eMMC de 32 Go dédiée. Cela libère de l'espace pour vos données et sépare clairement le système de vos fichiers personnels, un bon point pour la sécurité et la facilité de maintenance en cas de pépin.

Pour la connectique, on apprécie la modernité du port USB-C en façade, parfait pour décharger rapidement une carte SD ou un disque externe. À l'arrière, on retrouve deux USB-A, une sortie HDMI 4K (rare à ce prix !) et l'unique port Ethernet.
Cerise sur le gateau : le DH2300 se dote également d'une connexion NFC qui permet de faciliter l'appairage d'un smartphone simplement en l'approchant de sa façade : une connexion au portail s'affiche sur l'appareil, invitant l'utilisateur à s'identifier.

C'est là que le bât blesse un peu : on doit se contenter d'un port RJ45 1 GbE. À l'heure où le 2,5 GbE se démocratise, c'est un goulot d'étranglement qui bridera les transferts à environ 110 Mo/s. Dommage, mais compréhensible vu le positionnement tarifaire (moins de 210 €).



Le NAS embarque deux baies, avec des charriots hot plug, compatibles avec les disques SATA 3,5 et 2,5 pouces. Notons que le NAS n'est pas livré avec le stockage, il est vendu nu, ses performances dépendront donc en partie des caractéristiques des disques installés.

Installation et premier lancement

L'installation physique est un jeu d'enfant. Le capot supérieur, maintenu par des aimants, se retire d'un geste pour dévoiler les deux baies de stockage. Sur ce point, UGREEN a beau préciser qu'il ne faut jamais tenter de soulever le NAS par le haut, nous nous sommes fait prendre plusieurs fois... Certes, il s'agissait d'un usage différent de celui que l'on pourrait en faire normalement : une fois en place, plus de raison de déplacer le UGREEN DH2300, mais un verrou aurait été un petit plus bienvenu, surtout qu'au même titre que l'on ne déplacera pas son NAS tous les jours, on n'aura pas non plus vraiment besoin d'un accès physique simplifié aux disques...



Pour le reste, il suffit de faire glisser les deux chariots jusqu'à un clic, refermer le boitier, le connecter et appuyer sur le bouton de démarrage. Une fois cela fait, on se rend sur son navigateur à l'adresse find.ugnas.com qui détectera le NAS et proposera  l'installation de l'environnement UGOS Pro sur l'appareil.

L'interface UGOS Pro est accessible via un simple navigateur web ou une application mobile, elle guide l'utilisateur pas à pas. La création du pool de stockage et des volumes, bien que nécessitant une validation manuelle, est expliquée avec pédagogie. On sent que tout est fait pour ne pas effrayer celui qui n'a jamais touché un serveur de sa vie.



L'accompagnement est total : on crée son compte administrateur, on y lie une adresse mail pour recevoir des notifications en cas de problème ou récupérer son mot de passe, puis l'installation se poursuit pendant 4 minutes, avant d'arriver sur la création du pool de stockage.

C'est l'étape la plus importante dans la configuration d'un NAS, choisir quel type de pool correspond à notre usage : on peut ainsi créer plusieurs pools et bénéficier ou non des avantages des configurations RAID 0 et RAID 1 (limité ici à ces deux RAID puisque le NAS ne propose que 2 baies)

On pourra ainsi opter pour le RAID 0 sans redondance qui additionne la capacité des deux disques et augmente les performances en lecture et écriture, ou préférer le RAID 1 qui propose de la redondance et limite la capacité totale de stockage à celle d'un seul des deux disques, tout en permettant de récupérer les données si elles venaient à être corrompues ou qu'un des deux disques tombe en panne.



En marge, on peut également profiter des configurations basiques et JBOD qui additionnent les capacités, mais sans aucune redondance ni même amélioration de performances, ces solutions sont plutôt à envisager lors de la création de plusieurs pools distincts sur chaque disque.

La dernière étape de configuration initiale est la création d'un dossier personnel, qui permettra de stocker ses données et servira de point de départ pour l'utilisation du NAS. Notons que le dossier personnel n'est accessible que depuis le compte administrateur, pour partager des fichiers, il faudra créer des dossiers partagés.

A l'usage

Au quotidien, le UGREEN DH2300 se fait totalement oublier. Le ventilateur placé sous le châssis est inaudible dans une pièce de vie, et la consommation électrique est ridicule : à peine 9,5 W au repos avec des disques durs. C'est un modèle de sobriété énergétique.

Concernant les usages de ce type de NAS, ils sont variés : on pourra ainsi s'orienter vers le stockage pur et simple avec un accès en ligne facilité par la plateforme de connexion de UGREEN qui associe un identifiant unique au NAS, il suffit d'avoir le lien pour se connecter avec ses accès, depuis un PC portable, un smartphone ou tout navigateur, depuis n'importe où dans le monde.
À ce titre, il est possible de créer plusieurs niveaux d'utilisateurs avec des accès compartimentés, permettant ainsi de partager son espace de stockage entre divers membres de la famille et/ou des amis.

UGREEN propose un environnement qui lui est propre, comme un OS, accessible depuis un navigateur Web. Une interface utilisateur qui ressemble à celle proposée par Synology avec DSM, et qui s'inspire d'un OS de type Windows.

On retrouve ainsi un bureau avec les principales applications installées, car oui, UGREEN a déployé un centre d'applications dans lequel il faudra aller piocher pour installer les modules que l'on souhaite. C'est la garantie d'une personnalisation complète de son NAS en fonction de ses besoins sans se faire imposer des modules inutiles... 

Étant sur une configuration somme toute basique, les applications proposées (et sélectionnées) par UGREEN ne sont pas très nombreuses, mais répondent aux besoins courants des débutants. On trouve ainsi des applications d'édition de texte, gestion de photos, lecture vidéo, synchronisation et sauvegarde, gestion des téléchargements, coffre-fort numérique, outil Office en ligne, gestion de la musique, gestion de logs, DLNA, stockage et lecture de bandes dessinées et fonction Cloud drive.

L'application "Photos" tire pleinement parti de la puce IA mentionnée plus haut. La reconnaissance faciale et la recherche sémantique (tapez "chien" ou "plage" pour retrouver vos souvenirs) fonctionnent à merveille et en toute autonomie.On peut y créer des sous-dossiers, ainsi que des albums à l'image de ce que propose Google Photos, mais sans les outils de retouche. 

Pour les amateurs de cinéma, la sortie HDMI et les capacités de décodage du processeur permettent de lire des flux 4K H.265 sans sourciller, transformant le NAS en un petit lecteur multimédia de salon très capable, solution idéale à l'heure de l'évolution exponentielle des tarifs de Netflix et consorts.

Notons que l'application dédiée est particulièrement soignée avec la récupération automatique des affiches, des fonds d'écran, un accès aux résumés, la reprise après lecture et des informations diverses concernant les acteurs présents, à l'image de ce que peut proposer Plex ou Jellyfin.



Côté performances, le DH2300 assure. Les débits, comme on l'annonçait plus haut, saturent la connexion réseau avec 116 Mo en lecture et en écriture.

Bien sûr, tout n'est pas parfait. L'écosystème d'applications est encore jeune. Si vous cherchez des fonctions avancées, comme la virtualisation de machines (VM), passez votre chemin, vous serez limité par la puissance CPU de ce modèle.

Mais soyons honnêtes : pour 90% des utilisateurs visés, les outils fournis (gestionnaire de fichiers, photos, sauvegarde, synchronisation) couvrent largement les besoins essentiels, même si une application de gestion de serveur mail, ou d'hébergement Internet basique aurait fini de parfaire le tout.

Bilan

Difficile de ne pas être séduit par la proposition de UGREEN. Avec le NAS DH2300, la marque réussit le tour de force de rendre le stockage réseau sexy et accessible. Pour un tarif avoisinant les 200 euros (et parfois moins en promo), vous obtenez une machine bien finie, performante pour le multimédia et la sauvegarde, et surtout respectueuse de votre vie privée. Les quelques concessions techniques, comme le port Ethernet limité au Gigabit ou la RAM soudée, pèsent peu face à l'agrément d'utilisation et aux économies réalisées par rapport aux solutions Cloud payantes.

Ce n'est certes pas la machine ultime pour les pros de l'informatique qui veulent monter un laboratoire de virtualisation complexe, mais pour une famille, un étudiant ou un freelance qui souhaite sécuriser ses données, partager des photos et profiter de ses films sans dépendre d'un abonnement mensuel, c'est un grand oui. UGREEN ne se contente pas de copier les leaders, avec ce modèle, la marque redéfinit ce que doit être un NAS d'entrée de gamme en 2026.

Sur le site officiel, vous trouverez le UGREEN NASync DH2300 2 baies au tarif officiel de 209,99 €, mais actuellement en promotion à seulement 188,99 €. et au même prix sur la boutique UGREEN sur Amazon.

+ Les plus

  • Rapport qualité-prix imbattable pour un NAS 2 baies
  • Finitions impeccables
  • Design sympa
  • Environnement moderne
  • HDMI 4K

- Les moins

  • Fonctions avancées limitées par la RAM
  • Pas d'accès au Bios pour l'installation d'un OS custom